30 octobre 2009
Quel Président pour l’Europe?
Le Traité de Lisbonne a été signé le 13 Décembre 2007 par les 27 Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Européenne. Ce traité conserve les traités existants (Rome 1957, Maastricht 1992), tout en les modifiant en profondeur. A ce jour, seul le Président tchèque, Václav Klaus (ci-dessous), pourtant signataire, ne l’a pas encore ratifié. Il pourrait le faire toutefois à brève échéance dans la mesure où le Conseil européen semblait avoir accédé à ses exigences hier soir (Václav Klaus voulait une dérogation à la Charte des Droits Fondamentaux afin d'empêcher que les Allemands des Sudètes, expulsés en 1945, ne puissent obtenir réparation).
Mais sans attendre cette ratification, les Chefs d’Etat et de gouvernement, réunis en ce moment à Bruxelles, officiellement pour préparer la conférence de Copenhague sur le climat, essayent de se mettre d’accord sur le choix du futur président de l'UE.
En fait, là encore, les medias jouent dans l’approximation, car il ne s’agit pas d’un Président de l’UE. Le Traité de Lisbonne prévoit en effet un Président du Conseil Européen qui, au lieu de tourner tous les 6 mois comme actuellement, disposerait d'un mandat de deux ans et demi, renouvelable une fois. Il s'agit d'assurer une visibilité et une permanence du Conseil européen.
Le problème est que le poste a des contours encore mal définis, et qu’un certain nombre de pays préféreraient sans doute un technocrate sans grand prestige plutôt qu'une figure forte susceptible de tenir tête aux autres puissances mondiales … et, accessoirement, aux leaders des « grands » Etats européens.
Il n’empêche que, même à responsabilité réduite, le poste est convoité. Parti le premier et grand favori jusqu'à ces derniers jours, l’ancien Premier Ministre britannique, Tony Blair (ci-dessous), ne semble plus tenir la corde. Il est vrai que, ayant soutenu inconditionnellement l’intervention américaine en Irak, issu d’un Etat farouchement opposé à l’Euro et à l’espace Schengen, et de plus lâché hier par ses camarades socialistes, ça fait beaucoup de handicaps.
Chacun y va donc de ses critères et de ses pronostics, généralement judicieux et logiques. Beaucoup appellent de leurs vœux à l’élection d’une femme, afin de rétablir la parité avec le Président de la Commission Européenne (José Manuel Durão Barroso) et le Président du Parlement Européen (Jerzy Buzek). Le problème (encore un !) est que ceci est trop judicieux et logique, tant est opaque le processus de désignation par les 27 Chefs d’Etat et de gouvernement !
Alors, le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker ? Le Premier ministre néerlandais Jan Peter Balkenende, mais qui assure ne pas être intéressé ? L'ancien Président finlandais Paavo Lipponen ? Moi j’ai un nom : Mme Vaira Vīķe-Freiberga (ci-dessous), Président de la République lettone de 1999 à 2007, d’ailleurs candidate bien que la presse occidentale n’en parle pas. Mais gageons qu’elle fait trop « dame de fer » pour être choisie ……
10:01 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : ue, conseil europeen, klaus, blair, vike-freiberga
28 octobre 2009
Nouvelle doctrine militaire russe: l’arbre nucléaire qui cache la forêt
La nouvelle doctrine militaire russe devrait être soumise au Président Medvedev d’ici la fin 2009 et ainsi entrer en vigueur en 2010. C’est la troisième variante de la Russie contemporaine, la doctrine 2000 étant encore actuellement en vigueur.
Les grandes lignes en sont déjà connues. Il a été largement glosé sur le fait que, dans cette nouvelle doctrine, l’utilisation d’une frappe nucléaire préventive ait été admise, afin de repousser une « agression » avec des moyens conventionnels, y compris donc dans des guerres locales. Mais, en fait, la Russie ne rejoint que les doctrines d’autres membres du club nucléaire, à commencer par les Etats-Unis. Toutefois, c’est surtout ce changement, par rapport au renoncement à l’engagement antérieur de « ne pas employer les armes nucléaires en premier », qui a été commenté.
Or, la nouvelle doctrine met également sur le papier d’autres nouvelles thèses.
Ainsi, un point prévoit le recours à la force pour défendre la vie et les intérêts des citoyens russes à l’étranger, si une menace pèse sur eux. On sait que cet argument a été utilisé en Aout 2008 pour justifier l’intervention des troupes russes en Géorgie, après que des passeports russes aient été largement distribués en Abkhazie et en Ossétie du sud. La Russie se réserve donc le droit (mais ça avait déjà été exprimé oralement par Medvedev lui-même) d’intervenir sur le territoire d’Etats souverains. Reste à savoir ce qu’il faut entendre par menace des intérêts des citoyens russes, l’appréciation de la dite menace risquant d’être subjective.
L’agence de presse RIA-Novosti cite un de ses analystes (27 Octobre) pour qui « une menace critique pour la sécurité nationale de la Russie peut se créer, par exemple, par une tentative d’un des Etats les plus développés, voisins de la Russie, ne faisant pas partie d’une alliance de type de l’OTAN, de régler les différends territoriaux par des moyens militaires ». Cet analyste exclut les Etats baltes d’une telle menace régionale, dans la mesure où ils font partie de l’OTAN.
Je ne doute pas que, dans les Etat-majors, on soit déjà penché sur les cartes. Deux indices :
# La localisation des systèmes « Iskander-M » (SS-26 Stone – ci-dessous)
# Les lieux de distribution massive de passeports russes
16:26 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : russie, doctrine militaire, nucleaire, passeports, iskander
10 octobre 2009
Le Secrétaire Général de l’OTAN dans les Etats Baltes
Le Secrétaire Général de l’OTAN, M. Anders Fogh Rasmussen (ci-dessous) a visité les Etats Baltes le jeudi 8 et le vendredi 9 Octobre 2009.
En Lituanie, accueilli par le Ministre de la Défense, Mme Rasa Juknevičiene (ci-dessous), M. Rasmussen a visité la base aérienne de Zokniai, où il a eu des discussions avec le Président, Mme Dalia Grybauskaitė, le Premier Ministre, M. Andrius Kubilius et le Ministre des Affaires Etrangères, M. Vygaudas Ušackas. La base de Zokniai, près de Šiauliai, est la seule et donc la plus importante des bases aériennes de l’OTAN dans les Pays Baltes.
A l’issue des entretiens, Mme Dalia Grybauskaitė a déclaré : « Nous sommes assurés du fait que l’OTAN est toujours intéressée pour investir dans la défense de la région balte ». Les discussions ont également porté sur les perspectives de la mission de police aérienne en Lituanie. Opérationnelle depuis le 29 Mars 2004, cette mission de défense de l’espace aérien balte, effectuée depuis la base de Zokniai, est actuellement prolongée jusqu’en 2014.
Cette visite tombe à point pour calmer les inquiétudes des dirigeants baltes, qui ont vu les manœuvres russo-bélarusses Zapad-2009 se dérouler à leur porte, et qui pourraient douter de la détermination du nouveau Prix Nobel de la Paix, Barak Obama, par ailleurs Président des Etats-Unis.
17:24 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : otan, rasmussen, zuokniai
08 octobre 2009
Le PIB lituanien en chute libre
Le produit intérieur brut (PIB) est un indicateur économique qui mesure le niveau de production d'un pays. Il est défini comme la valeur totale de la production interne de biens et des services dans un pays donné au cours d'une période donnée.
Eurostat est le Bureau des Statistiques des Communautés Européennes. Sa mission est de fournir à l’Union Européenne des statistiques qui permettent des comparaisons entre les Etats et les régions européens. La « livraison » du 7 octobre 2009 (144/2009) concerne les variations des PIB nationaux.
Si l’on compare les variations des PIB au 2ème trimestre 2009 par rapport au 1er trimestre 2009, c’est la Lituanie qui effectue la chute la plus spectaculaire :
Lituanie – 9,8 %
Estonie - 3,4 %
Danemark - 2,6 %
Finlande - 2,6 %
La Lettonie n’enregistre une chute « que » de - 0,8 %. Parmi les Etats en progression, la tête est prise par la Slovaquie (+ 2,2 %), suivie de la Slovénie (+ 0,7 %) et de la Pologne (+ 0,5 %). La France, avec + 0,3 %, est parmi les « bons élèves ».
Si l’on compare les variations des PIB au 2ème trimestre 2009 par rapport au 2ème trimestre 2008, c’est toujours la Lituanie qui a la plus grosse chute, devant les deux autres Etats Baltes:
Lituanie - 20,4 %
Lettonie - 17,3 %
Estonie - 16,1 %
Sur un an, seule la Pologne a progressé (+ 1,4 %). La France a enregistré une baisse de – 2,8 %.
Le rapport complet peut être consulté sur http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-07102...
10:43 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pib, crise, lituanie, lettonie, estonie
04 octobre 2009
Irlande: Yes ! Mais après ……?
15 mois après avoir dit non à 53,4 % au Traité de Lisbonne sur le renforcement de l’UE (12 Juin 2008), les Irlandais l’ont approuvé avant-hier à 67,13 % ! La raison de ce revirement est connue : la crise est passée par là entre temps. Mais aussi, les Irlandais ont obtenu que soient respectées leurs exceptions : interdiction de l’avortement, neutralité militaire et faible taux d’imposition. On peut regretter que s’installe donc de facto une Europe à plusieurs vitesses.
Mais après l’Irlande se dresse un autre obstacle : la ratification par les présidents eurosceptiques polonais (Lech Kaczynski) et surtout tchèque (Vaclav Klaus). Lech Kaczynski, qui avait lié sa signature au référendum irlandais, devrait ratifier cette semaine.
M. Vaclav Klaus, s’opposant à son propre Parlement et à son propre gouvernement, joue la montre, si possible jusqu'à Mai ou Juin 2010, le temps que les conservateurs britanniques de David Cameron, autre farouche eurosceptique, arrivent au pouvoir en Grande-Bretagne, hypothèse plus que vraisemblable, et lancent un référendum pour casser la ratification du traité par Londres (2008).
Parmi les mesures-phares du Traite de Lisbonne, on soulignera que:
# la présidence de l’Union est stabilisée, avec un président élu par ses pairs, pour deux ans et demi : la présidence n'entraîne que des responsabilités administratives ;
# la Commission ne comportera plus un commissaire par État mais deux commissaires pour trois États membres;
# le rôle des parlements nationaux est renforcé (allongement de la durée d’examen des textes qui passe de 6 à 8 semaines) et l’obligation faite à la Commission de revoir ou même de retirer un texte contesté à la majorité des voix.
Ce sont les Etats-Unis qui doivent se frotter les mains de voir l’Union Européenne risquer de rester un nain politique ……
14:33 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : irlande, traite de lisbonne
29 septembre 2009
Le chômage en Europe ... et ailleurs
S’il n’y avait l’Espagne, les trois Etats Baltes trusteraient un podium peu enviable : celui du chômage en Europe.
Voici quelques chiffres-repères, portant sur Juillet 2009, publiés par Eurostat et relayés par le magazine « Veidas » du 28 Septembre (pourcentage de sans-emplois, par rapport au nombre de gens en âge de travailler). NB : la liste des Etats de l’UE n’est évidemment pas exhaustive.
Espagne 18,5 %
Lettonie 17,4 %
Lituanie 16,7 %
Estonie 13,3 %
France 9,8 %
Etats-Unis 9,4 %
Grande-Bretagne 7,8 %
Allemagne 7,7 %
Autriche 4,4 %
Pays-Bas 3,4 %
Norvège 3,0 %
09:26 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chomage, ue, estonie, lettonie, lituanie
25 septembre 2009
Les Baltes et les langues étrangères
Eurostat, l’office des statistiques de l’Union Européenne, vient de publier un rapport sur l’apprentissage et la pratique des langues dans les pays de l’Union, de l’Association européenne de libre-échange (AELE : Islande, Norvège, Suisse et Liechtenstein) et les pays candidats, tout au moins ceux dont les statistiques pour 2007 étaient disponibles.
Ce rapport porte sur deux points : l’apprentissage de langues étrangères par les étudiants de l’enseignement supérieur et la perception que les adultes (25 – 64 ans) ont de connaitre une langue étrangère.
Apprentissage des langues étrangères par les étudiants de l’enseignement supérieur
# N’apprennent pas de langue étrangère : Grande-Bretagne 51,4 %, Irlande 18,8 %, Islande 14,5 % (Lituanie : 1 % - Lettonie 1,5 %)
# Apprennent une seule langue étrangère : Grèce 91,8 %, Italie 73,9 %, Espagne 67,8 % (Lituanie : 42,8 % - Lettonie : 22,7 % - France 10 %)
# Apprennent deux langues étrangères ou plus : Rép. Tchèque, Luxembourg, Pays-Bas 100 %, Finlande 99,8 %, Slovénie et Slovaquie 98,3 % (Lituanie : 56,2 % - Lettonie : 75,9 % - France 90 %)
NB : dans tous les Etats, l’Anglais est la langue apprise par le plus d’étudiants. Question subsidiaire: en quelle langue est l'album de Tintin ci-dessous ?
Perception de connaissance d’une langue étrangère par les adultes
# Ne parlent aucune langue étrangère : Hongrie 74,8 %, Portugal 51,3 %, Espagne 46,3 % (Lituanie : 2,5 % - Lettonie : 5,1 % - France : 41,2 %)
# Parlent une seule langue étrangère : Grande-Bretagne 64,9 %, Chypre 59,3 %, Autriche 50,4 % (Lituanie : 31,5 % - Lettonie : 40,0 % - France : 35,9 %)
# Parlent deux langues étrangères ou plus : Slovénie 71,8 %, Slovaquie 68,0 %, Finlande 67,9 % (Lituanie : 66,1 % - Lettonie : 54,9 % - France : 22,9 %)
NB : pour des raisons historiques, le Russe est la langue étrangère la mieux connue en Bulgarie, Estonie, Lettonie, Lituanie et Pologne. Le Français l’est pour la Grande-Bretagne et le Tchèque pour la Slovaquie. Pour les autres pays, la langue la plus populaire est l’Anglais.
On notera en outre avec une certaine curiosité que la France est un pays où 90 % des étudiants apprennent deux langues étrangères et plus, mais où seulement 22,9 % de la population parle deux langues étrangères et plus.
11:40 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : langues, eurostat, anglais, france, lituanie, lettonie
24 septembre 2009
A propos de Kaliningrad
Deux incidents récents me permettent de rappeler que l’oblast de Kaliningrad est un territoire de la Fédération de Russie, entouré, depuis le 1er Mai 2004, d’Etats membres de l’Union Européenne (Pologne et Lituanie)
Le lundi 21 septembre, vers 5H du matin, le feu (photo ci-dessous) a pris dans le train Moscou - Kaliningrad, alors que celui-ci traversait le territoire de la Lituanie. Le feu, probablement provoqué par un court-circuit, a été circonscrit par les passagers et le staff, mais le train est arrivé à destination avec deux heures et demie de retard.
Par ailleurs, la Russie prévoit de construire une centrale nucléaire de 1 200 MWatts près de Sovetsk (Tilsit), à 20 km de la frontière lituanienne, à l’horizon 2016. Cette centrale servirait à alimenter en électricité non seulement l’exclave mais également les Etats environnants, l’ouverture des centrales d’Ignalina II et de Pologne étant désormais prévue pour 2020.
Or, un sondage effectué récemment par le quotidien « Kaliningrad Express », montre que 43 % des résidents de l’oblast de Kaliningrad sont opposés à cette centrale nucléaire, 26 % y sont favorables mais sont soucieux de la sécurité, et seulement 19 % la soutiennent sans restriction.
La région de Kaliningrad, dont la capitale est l’ancienne ville allemande de Königsberg, et qui rassemble un peu moins d’un million d’habitants, couvre, sur 15 100 km², l’ancienne partie septentrionale de la Prusse orientale, sous souveraineté allemande jusqu’en 1945. La région a été annexée à l’Union soviétique suite aux accords de Yalta (février 1945) et de Potsdam (juillet-août 1945). Etant aujourd’hui « exclavée », un accord a été conclu le 27 Avril 2004 entre la Russie et l'Union Européenne, exemptant de taxes douanières les transits traversant le territoire lituanien et substituant aux visas des « documents de transit facilités» (peu onéreux, voire gratuits). Les formalités sont simplifiées, puisque l’obtention des documents de transit se fait lors de l’achat du billet de train.
L’exclave sert toutefois souvent de « levier » pour Moscou dans ses relations internationales. Ainsi, quand les Etats-Unis annoncent en janvier 2007 le déploiement d’installations du bouclier antimissiles en Europe, la Russie riposte en annonçant l’installation de missiles de courte portée Iskander à Kaliningrad. De plus, Vladimir Poutine considère Kaliningrad comme un objet stratégique important (notamment dans le cadre de la surveillance du fur gazoduc Northstream) et a ainsi fait interdire le petit parti politique qui militait pour une plus grande autonomie de l’exclave.
(ci-dessous, le tombeau d'Emmanuel Kant, adossé à la cathédrale. Le philosophe est né et mort à Königsberg).
15:07 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : kaliningrad, konigsberg, nucleaire, exclave
22 septembre 2009
Les journées de la Provence en Lituanie
L’association franco-lituanienne de Marseille, Baltelatino http://www.baltelatino.com/accueil.htm , organise, du 24 au 28 Septembre inclus, les Journées de la Provence en Lituanie, en liaison avec la Chambre de Commerce Franco-Lituanienne (http://www.cci-fr.lt/index.php?lang=fr)
Outre des rencontres professionnelles, une Foire des produits de Provence se tiendra sur la place du Rotušė à Vilnius du 25 au 27 septembre, de 10H à 20H (jusqu'à 18H le 27). Vous pourrez y acheter des produits typiques de la Provence. Vous pourrez également jouer à la pétanque le 27 septembre de 20H à 22H à Užupis !
Le lundi 28 Septembre aura lieu à 18H, au Centre Culturel Français, une conférence sur la Provence, aussi bien sous l’aspect touristique que relations internationales. Cette conférence sera en Français et en Lituanien, avec traduction dans l’autre langue. J’y présenterai brièvement mon livre « Les Français dans l’histoire de la Lituanie » (NB : la Librairie Pegasas ne s’étant pas réapprovisionnée, seuls 4 exemplaires pourront être vendus sur place ce soir-là).
09:34 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : lituanie, provence, baltelatino, cci-fl
21 septembre 2009
Manœuvres de grande envergure aux portes des Etats Baltes
Depuis le mois de Juin, une série d’exercices militaires à grande échelle se déroulent au nord-ouest de la Russie, au Bélarus et en Mer Baltique. L’objectif principal officiel est de tester le nouveau système de commandement en cours de création dans le cadre de la réforme militaire russe (passage d’une structure à 4 niveaux à une structure à 3 niveaux : district militaire / commandement opérationnel / brigade).
Du 10 Aout au 28 septembre, l’exercice Ladoga-2009 concerne toutes les unités du district militaire de Leningrad*, plusieurs unités du district militaire de Sibérie, des troupes de l’intérieur et des garde-frontières, ainsi que les flottes du Nord et de la Baltique.
*Les forces terrestres russes sont organisées en six districts militaires : Moscou, Leningrad, Nord-Caucase, Oural, Sibérie et Extrême-Orient
Du 8 au 28 Septembre, la Russie et le Bélarus effectuent des manœuvres conjointes d’une envergure encore plus grande, Zapad-2009 (= Ouest-2009), menées avec des effectifs et un arsenal très importants : 12 600 militaires (dont 6 500 Belarusses), plus de 220 chars, près de 470 véhicules blindés, 230 pièces d’artillerie, des navires de guerre des flottes du Nord, de la Baltique et de la Mer Noire, ainsi que 60 avions et 40 hélicoptères et les services spéciaux. Le communiqué du Ministère russe de la Défense précise que les troupes des chemins de fer participeront aux deux exercices, Ladoga et Zapad, ainsi que la 20ème Armée du District de Moscou et la 98ème Division Parachutiste. L’objectif de ces manœuvres réside dans « les préparatifs en cas de menace contre la stabilité stratégique dans la région de l’Europe orientale ». (Source : RIA-Novosti). Elles testeront également la capacité des structures militaires de la Russie et du Belarus à travailler ensemble.
Les manœuvres navales réuniront des navires de guerre, l’aviation maritime et des unités de fusiliers marins, avec les navires de débarquement des flottes du Nord et de la Mer Noire.
Pour mémoire, un exercice Caucase-2009 avait eu lieu du 29 Juin au 10 Juillet, impliquant les brigades du district du Nord-Caucase, la flotte de la Mer Noire et la flottille de la Caspienne.
D’après le général Nikolai Makarov, Chef d’Etat-major des Armées russe (ci-dessous), ces trois exercices concerneront au total 60 000 militaires.
Des exercices de cette ampleur sont exceptionnels. L’envergure de Zapad-2009 n’est pas sans rappeler celle des manœuvres soviétiques Zapad-81 (2 au 12 septembre 1981 en Pologne) qui portaient sur l’offensive des forces soviétiques et alliées en cas d’une éventuelle guerre avec l’OTAN. Un seul autre exercice Zapad avait eu lieu au printemps 1999 ; il avait montré que les forces russes conventionnelles ne pourraient arrêter une offensive de l’OTAN qu’en recourant à l’armement nucléaire.
Le Premier Ministre lituanien, Andrius Kubilius, s’était ému, vendredi dernier, du fait que l’annonce par le Président Obama du non déploiement du bouclier anti-missile en Europe Centrale ait été faite le jour même du début effectif de la manœuvre Zapad-2009.,dont le centre opérationnel est au camp d’Abuz-Lyasnowski, près de Baranavichy, à une centaine de kilomètres des frontières lituaniennes et polonaises.
14:38 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : russie, armee, ladoga, zapad



























