20 novembre 2009
Les photos de la veille: désignations à Bruxelles
Je ne rajouterai pas mon grain de sel à l’abondante littérature dont vos medias vous abreuvent ce matin sur la désignation hier soir:
# de M. Herman van Rompuy, Premier Ministre belge, au poste de Président du Conseil européen (http://fr.wikipedia.org/wiki/Herman_Van_Rompuy) ;
# de Mme Catherine Margaret Ashton, Baroness Ashton of Upholland, Commissaire Européen britannique au commerce, au poste de Haut Représentant de l’Union pour les Affaires Étrangères et la Politique de Sécurité
(http://en.wikipedia.org/wiki/Catherine_Ashton,_Baroness_A...).
Je ne pourrais que paraphraser le Ministre suédois des Affaires Etrangères, M. Carl Bildt, qui déclarait, avant la réunion de hier soir, qu’une solution minimaliste serait faire perdre à l’Europe une chance historique d’émerger en tant que nouvelle force sur l’échiquier mondial.
Jugeons-les aux actes.
10:00 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : ue, bruxelles, van rompuy, ashton, bildt
11 novembre 2009
Président du Conseil de l’UE: les reconnaissez-vous ?
Après que le Président tchèque, Václav Klaus, ait finalement signé, le 3 Novembre 2009, la ratification du Traité de Lisbonne, le forcing est fait pour que celui-ci entre en vigueur dès le 1er Décembre.
Une des mesures phares du traité est la désignation, par les 27 chefs d’Etat et de gouvernement, d’un Président du Conseil Européen qui sera en fonction pendant 2 ans ½, renouvelable une fois.
Voici ci-dessous les candidats potentiels les plus couramment cités, même si certains se disent ne pas être candidats, tout en espérant être choisis, et même si quelqu’un de non cité peut être choisi…… La liste n’a effectivement pas la prétention d’être exhaustive. Mais les connaissez-vous tous ? J’avoue modestement que, sur les 8 ci-dessous (cités par Le Point), il y en avait 3 que je ne connaissais pas et 2 dont je ne connaissais même pas le nom ! Et c’est parmi ces deux-la que serait le favori…… Il faut dire que le futur impétrant devrait être choisi en fonction du peu d’ombre qu’il pourrait faire au couple franco-allemand ……
A votre tour de voir si vous les connaissez tous (et sans tricher, hein, sans aller sur Internet ! Je surveille……). Indice : ils sont classés dans l’ordre alphabétique …… de leur prénom !
MOI, Pour l’Europe, je vote Vaira !
AAu moins, à Washington et surtout à Moscou, on sait qui c’est !... (Ah, on me dit dans l’oreillette qu’on ne vote pas. Dommage !)
09:55 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : ue, president
30 octobre 2009
Quel Président pour l’Europe?
Le Traité de Lisbonne a été signé le 13 Décembre 2007 par les 27 Chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union Européenne. Ce traité conserve les traités existants (Rome 1957, Maastricht 1992), tout en les modifiant en profondeur. A ce jour, seul le Président tchèque, Václav Klaus (ci-dessous), pourtant signataire, ne l’a pas encore ratifié. Il pourrait le faire toutefois à brève échéance dans la mesure où le Conseil européen semblait avoir accédé à ses exigences hier soir (Václav Klaus voulait une dérogation à la Charte des Droits Fondamentaux afin d'empêcher que les Allemands des Sudètes, expulsés en 1945, ne puissent obtenir réparation).
Mais sans attendre cette ratification, les Chefs d’Etat et de gouvernement, réunis en ce moment à Bruxelles, officiellement pour préparer la conférence de Copenhague sur le climat, essayent de se mettre d’accord sur le choix du futur président de l'UE.
En fait, là encore, les medias jouent dans l’approximation, car il ne s’agit pas d’un Président de l’UE. Le Traité de Lisbonne prévoit en effet un Président du Conseil Européen qui, au lieu de tourner tous les 6 mois comme actuellement, disposerait d'un mandat de deux ans et demi, renouvelable une fois. Il s'agit d'assurer une visibilité et une permanence du Conseil européen.
Le problème est que le poste a des contours encore mal définis, et qu’un certain nombre de pays préféreraient sans doute un technocrate sans grand prestige plutôt qu'une figure forte susceptible de tenir tête aux autres puissances mondiales … et, accessoirement, aux leaders des « grands » Etats européens.
Il n’empêche que, même à responsabilité réduite, le poste est convoité. Parti le premier et grand favori jusqu'à ces derniers jours, l’ancien Premier Ministre britannique, Tony Blair (ci-dessous), ne semble plus tenir la corde. Il est vrai que, ayant soutenu inconditionnellement l’intervention américaine en Irak, issu d’un Etat farouchement opposé à l’Euro et à l’espace Schengen, et de plus lâché hier par ses camarades socialistes, ça fait beaucoup de handicaps.
Chacun y va donc de ses critères et de ses pronostics, généralement judicieux et logiques. Beaucoup appellent de leurs vœux à l’élection d’une femme, afin de rétablir la parité avec le Président de la Commission Européenne (José Manuel Durão Barroso) et le Président du Parlement Européen (Jerzy Buzek). Le problème (encore un !) est que ceci est trop judicieux et logique, tant est opaque le processus de désignation par les 27 Chefs d’Etat et de gouvernement !
Alors, le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker ? Le Premier ministre néerlandais Jan Peter Balkenende, mais qui assure ne pas être intéressé ? L'ancien Président finlandais Paavo Lipponen ? Moi j’ai un nom : Mme Vaira Vīķe-Freiberga (ci-dessous), Président de la République lettone de 1999 à 2007, d’ailleurs candidate bien que la presse occidentale n’en parle pas. Mais gageons qu’elle fait trop « dame de fer » pour être choisie ……
10:01 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : ue, conseil europeen, klaus, blair, vike-freiberga
29 septembre 2009
Le chômage en Europe ... et ailleurs
S’il n’y avait l’Espagne, les trois Etats Baltes trusteraient un podium peu enviable : celui du chômage en Europe.
Voici quelques chiffres-repères, portant sur Juillet 2009, publiés par Eurostat et relayés par le magazine « Veidas » du 28 Septembre (pourcentage de sans-emplois, par rapport au nombre de gens en âge de travailler). NB : la liste des Etats de l’UE n’est évidemment pas exhaustive.
Espagne 18,5 %
Lettonie 17,4 %
Lituanie 16,7 %
Estonie 13,3 %
France 9,8 %
Etats-Unis 9,4 %
Grande-Bretagne 7,8 %
Allemagne 7,7 %
Autriche 4,4 %
Pays-Bas 3,4 %
Norvège 3,0 %
09:26 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chomage, ue, estonie, lettonie, lituanie
26 août 2009
La Lituanie se rapproche du Bélarus
Les 24 et 25 Aout, le Ministre lituanien des Affaires Etrangères, Vygaudas Ušackas, a effectué une visite au Bélarus à l’invitation de son homologue, Sergei Martynov.
Les deux administrations, ainsi que des représentants des administrations locales, ont discuté de la possibilité d’intensifier les relations bilatérales dans les domaines de la culture, de la préservation de l’héritage commun du Grand-duché de Lituanie, des projets communs universitaires, du tourisme, du business et des liens entre les citoyens.
Les Ministres ont visité conjointement Lida (Lyda en lituanien), Navahrudak (Naugardukas), Mir (région de Hrodna / Gardinas) et Nesvizh (Nesvyžius, avec un domaine de la famille Radziwiłł / Radvila), hauts lieux de l’histoire du Grand-duché de Lituanie. Parmi les projets communs, il est prévu un guide pour voyager sur les traces du Grand-duché de Lituanie, et surtout de participer conjointement à la restauration et à la conservation du patrimoine commun.
Ceux qui se seraient contentés de la lecture des medias français, qui en sont peu ou prou restés à la déclaration de Condoleezza Rice de 2005 (« la dernière vraie dictature en Europe »), pourraient être surpris. C’est que les relations entre l’Union Européenne et le Bélarus ont évolué, et que la Lituanie, au nom de 550 ans d’histoire commune, a toujours fait preuve de pragmatisme dans ses relations avec son immédiat voisin de l’est.
M. Ušackas a souligné que l’Union Européenne était, elle aussi, prête à développer son dialogue avec le Bélarus, pour autant que celui-ci entreprenne des actions visant à créer une société civile et à respecter les principes démocratiques. Car on emprisonne toujours là-bas pour des raisons politiques, parfois futiles, comme arborer un drapeau européen ou le drapeau historique, blanc à bande rouge (ci-dessous).
Le Bélarus et la Lituanie finalisent actuellement un accord visant à alléger la procédure de franchissement de la frontière pour les résidents proches de celle-ci. Car, actuellement, il faut pour tout le monde visa, assurance santé spécifique, assurance voiture spécifique, et une bonne dose de patience pour passer la frontière !
NB à propos du nom : le 19 septembre 1991, la Biélorussie a informé l'Organisation des Nations Unies que son nom en Français serait désormais le Bélarus. La raison, à cette époque, bien avant l’ère Lukashenka, était de faire la séparation avec le nom de la République à l’époque soviétique. C’est par une exception bien franco-française que le nom « Biélorussie » est encore parfois utilisé aujourd’hui.
10:40 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : lituanie, belarus, ue
17 juillet 2009
L’Islande s’entre-ouvre la porte de l’UE
Hier jeudi 16 Juillet, le Parlement islandais (l'Althingi ) a donné son feu vert, par 33 voix contre 28 et 2 abstentions, pour que l’ile entame des négociations avec Bruxelles en vue de son adhésion comme 28e membre de l'Union européenne.
Le Premier ministre social-démocrate, Mme Johanna Sigurdardottir (ci-dessous), très pro-européenne, qui est à l'initiative de ce vote a dû affronter l'opposition de parlementaires farouchement hostiles à une législation de l'UE sur la pêche, principale ressource du pays. Le ministre de l'Agriculture et de la pêche, Jon Bjarnason, a d'ailleurs voté contre alors que c'est son gouvernement qui a souhaité voir l'Islande adhérer à l'UE. La demande d’adhésion devrait être transmise avant le conseil des ministres des affaires étrangères du 27 juillet pour être ensuite soumise au Conseil européen de décembre.
L'adhésion devra toutefois être soumise par référendum aux Islandais à l'issue des négociations avec l'UE.
Les habituels pourfendeurs de l’élargissement de l’Union ne manqueront pas de souligner que l’Islande, qui avait toujours été opposée à son adhésion, revient sur sa décision alors qu’elle connait de graves difficultés économiques et financières. Mais n’est-ce pas justement quand on est dans la difficulté que l’on reconnait ses vrais amis ?
Appartenant déjà à l'espace économique européen et signataire de la convention de Schengen, Reykjavik applique déjà une très grande partie de la réglementation européenne. L’ile de 103 000 km2 et de seulement 311 000 habitants était en 2008 au 1er rang mondial sur l'échelle de l'indicateur de développement humain du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), devant la Norvège.
On se souviendra que l’Islande a été le premier Etat à reconnaitre l’indépendance de la Lituanie, le 12 Février 1991, bien avant les autres pays qui ont attendu l’échec du curieux putsch de Moscou d’Aout 1991. C’est à ce titre qu’il y a une Islandijos gatvė à Vilnius.
08:49 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : islande, ue, adhesion
21 mai 2009
Sommet Russie-UE en Extrême-Orient
La Lituanie vous parait lointaine ? Que dire alors de Khabarovsk où se déroule aujourd’hui et demain (21-22 Mai 2009) le sommet semestriel Russie-UE : à 8523 km à l’est de Moscou par le Transsibérien, à 30 km de la frontière chinoise, au bord du fleuve (ça ne s’invente pas) Amour ! Un message subliminal pour montrer que la Russie s’éloigne de l’Europe et se rapproche de la Chine ?
Car la Russie est loin de l’Europe dans trois domaines :
# D’abord sur le plan commercial, où les taxes sur les importations de bois ou sur les avions survolant la Sibérie, ou encore les augmentations des droits de douanes sur les voitures, les moissonneuses, les produits agricoles, les écrans TV, etc. …… bloquent son adhésion à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC)
# Ensuite sur le dossier énergétique. Les Européens tentent d’améliorer leur sécurité énergétique, les problèmes récurrents de livraison de gaz faisant que la Russie est perçue par une partie de l’Europe comme une menace ou, tout au moins, comme non coopérative. La Russie parle également de sécurité énergétique, mais la sienne passe exclusivement par Gazprom et Transneft !
# Enfin, dans le domaine politique, les conséquences du conflit avec la Géorgie pèsent toujours très lourd sur les relations Europe – Russie. En même temps, la Russie reproche aux Européens d’utiliser leur projet de « partenariat oriental » et de politique de voisinage pour étendre leur zone d’influence dans une région qu’elle considère comme la sienne.
Le très eurosceptique président tchèque Vaclav Klaus (président en exercice de l’Union – ci-dessous), le président de la Commission européenne, José Manuel Barroso, et le Haut représentant pour la politique extérieure de l’UE, Javier Solana, vont donc se rendre sur les bords de l’Amour. Mais il parait douteux que, malgré l’influence des « grands » Etats au tropisme pro-russe (Allemagne, Italie, France), ce soit le grand amour ……
16:50 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : russie, ue, sommet, khabarovsk
06 mai 2009
ARTE et les élections au Parlement européen
La chaine de télévision franco-allemande ARTE a mis en place un projet spécifique « 27etmoi », afin de suivre de l’intérieur les élections au Parlement européen de Juin prochain. ARTE a un correspondant dans chacun des 27 Etats de l’Union, correspondant qui envoie chaque semaine un clip vidéo sur ce qu’il se passe au cours de la période précédant les élections.
Je suis le correspondant pour la Lettonie. J’ai bien dit : Let-to-nie ! Ce qui explique que, depuis un certain temps, je me rende plus qu’à l’accoutumée à Riga, capitale de la Let-to-nie (la redondance est une forme pédagogique éprouvée……)
Retrouvez-nous sur http://27etmoi.arte.tv/, où des vidéos sont déjà en ligne, présentant les correspondants et les clichés en vigueur dans les pays qu’ils représentent.
06:46 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : arte, ue, elections, lettonie
04 mai 2009
Quoi de neuf en Lettonie?
Pardon pour cette longue absence due, d’abord, à un de mes innombrables séjours de travail à Riga, mais aussi à une nouvelle interruption de ma connexion Internet qui a décidemment bien du mal à arriver dans ma banlieue.
La première chose sera pour un nouveau « coup de gueule ». Hier soir, dans l’émission « Vivement dimanche prochain » sur France 2, le journaliste Claude Serillon rendait compte du livre « Courlande » de Jean-Paul Kaufmann. Outre qu’il a avoué avoir découvert que ça existait (mais la plaçant au nord de la Lettonie, alors que c’est au sud ……), il a ressorti les stéréotypes habituels : « Il y fait froid … les murs suintent l’humidité … on n’a pas envie d’y aller ». Venant après la sortie d’un autre « journaliste » sur le même livre qui parlait de « huit mois de nuit polaire en Lettonie », moi je n’ai pas envie d’acheter ce livre !
On rappellera au passage que le Duché de Courlande a été indépendant de 1561 à 1795, que ses Ducs ont fait construire par l’architecte italien Rastrelli (celui qui a fait l’Ermitage à Saint-Pétersbourg) les châteaux de Rundāle et de Jelgava, et qu’il possédait des colonies (à Tobago et à l’embouchure du fleuve Gambie). Quant à la météo, je vous laisse juger, au vu de la photo ci-dessous, prise sur la place du Dom à Riga le jeudi 30 Avril, si c’était la nuit polaire (NB : ça fait un mois qu’il n’a pas plu dans la région !)
Le 1er Mai, la Lettonie célébrait le cinquième anniversaire de son entrée dans l’Union Européenne. Chaque pays de l’Union avait son stand dans le parc Vermānes (au centre de Riga). J’ai rencontré plusieurs fois le Président letton, Valdis Zatlers, dont une fois (photo ci-dessous) devant le stand lituanien, où il discutait avec l’Ambassadeur de Lituanie, ancien Ministre des Affaires Etrangères, Antanas Valionis (de dos). L’après-midi, il y avait également un beau concert, très varié, où j’ai notamment relevé une chanteuse lettone interprétant « Non je ne regrette rien » d’Edith Piaf, un brass-band de jeunes, et un chœur remarquable chantant l’Hymne à la joie de la 9ème symphonie de Beethoven (rappel : c’est l’hymne européen). Mais sera-ce suffisant pour intéresser les Lettons aux prochaines élections européennes ?
Ce 4 Mai est jour férié en Lettonie, qui célèbre son retour à l’indépendance en 1990.
12:50 Publié dans Lettonie | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : lettonie, courlande, ue, zatlers
25 avril 2009
Le partenariat oriental, l’UE et le Belarus
Le 3 Décembre 2008, la Commission européenne a transmis au Parlement européen et au Conseil européen des chefs d’
tats et de gouvernements, une proposition de partenariat renforcé, dit « partenariat oriental », avec 6 Etats d’Europe orientale et du Caucase du Sud : l’Arménie, l’Azerbaïdjan, le Belarus, la Géorgie, la République de Moldavie et l’Ukraine (ci-dessous). (Texte in extenso : http://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=CEL...)
Le texte précise que « l'Union européenne {…} soutiendra fermement ces partenaires dans les efforts qu'ils mènent pour se rapprocher de l'Union et leur fournira toute l'aide nécessaire pour les réformes qu'il leur faudra engager à cet égard, dans le cadre d'une dimension orientale spécifique relevant de la politique européenne de voisinage (PEV) ». Il est vrai qu’il était plus que maladroit de mettre dans le même sac de la PEV des Etats qui ont vocation à rejoindre l’UE et des Etats qualifiés il y a peu de terroristes comme la Lybie.
Un sommet extraordinaire lançant ce partenariat aura lieu le 7 Mai à Prague (pour ceux qui ne s’en seraient pas aperçu, la République Tchèque préside actuellement l’Union Européenne). La nouveauté est que le chef de la diplomatie tchèque, Karel Schwarzenberg, a annoncé avoir remis une invitation à M. Loukachenka (ci-dessous) lors d'une visite à Minsk. Cette invitation n’est pas nominative et le Belarus n’a pas encore décidé qui le représenterait. Mais il vraisemblable que le président bélarusse, qui jusqu'en octobre était sous le coup de sanctions et persona non grata dans l'UE, voudra venir personnellement à ce sommet ; mais les informations en provenance de Minsk sont pour l’instant contradictoires.
Ce partenariat devant renforcer la coopération régionale, notamment via des projets énergétiques, le Bélarus, pays de transit pour le gaz russe, pourrait être un maillon important de cette coopération. Cette invitation fait en outre tousser à Moscou, ce qui n’est pas fait pour déplaire à certains. En effet, le Belarus n’a toujours pas cédé aux injonctions de la Russie de reconnaitre l'indépendance des républiques séparatistes géorgiennes pro-russes d'Abkhazie et d'Ossétie du sud, et Moscou voit là un deal de l’UE. Par contre, les Européens attendaient aussi des mesures de démocratisation, mais n’ont obtenu que quelques concessions très ciblées.
Ce partenariat a été initié par la Pologne et la Suède, mais a reçu d’emblée le soutien des Etats Scandinaves et des Etats Baltes. La Lituanie, qui dénonce régulièrement la stratégie globale russe de s’arroger une sphère d’influence exclusive dans l’ensemble de l’espace de la CEI et sur ses marges, ne peut qu’être satisfaite de cette initiative. Et elle voit sa coopération avec le Belarus, souvent au nom de 500 ans d’histoire commune, jadis décriée, aujourd’hui recevoir une certaine reconnaissance.
11:00 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : partenariat oriental, belarus, lituanie, ue





























