20 novembre 2009
Brigade Polono-lituano-ukrainienne
En marge d’un sommet de l’OTAN, le lundi 16 Novembre à Bruxelles, la Pologne, la Lituanie et l’Ukraine ont signé une lettre d’intention créant une Brigade commune.
Cette Brigade, baptisée LITPOLUKRBRIG, pourra être utilisée dans des opérations internationales de maintien de la paix sous l’égide de l’ONU et de l’Union Européenne, mais également de l’OTAN. Son état-major sera installé en Pologne et sa langue de communication sera l’anglais. Les postes de commandant en chef, d’adjoint et de chef d’état-major seront occupés à tour de rôle par des officiers des trois pays.
Selon le communiqué, la création de cette brigade « a pour objectif le soutien aux efforts de l’Ukraine dans son intégration aux structures euroatlantiques ». Il existe déjà un bataillon commun polono-ukrainien de 754 hommes (POLUKRBAT) depuis Mars 1998, déployé au Kosovo depuis Juillet 2000. Il existe également un bataillon polono-lituanien de 786 hommes (LITPOLBAT) depuis Avril 1999.
Pour la Russie, qui feint toujours de se sentir menacée par l’OTAN, "il s'agit d'accorder aux pays de l'espace postsoviétique, notamment à l'Ukraine, une sorte d'ersatz de garanties de sécurité que ces pays souhaitent obtenir une fois membres de l'Alliance atlantique. La question de l'adhésion à l'Otan étant repoussée sine die, plus personne n'en parle sérieusement à présent".
Pour l’historien amateur que je suis, il ne manque plus que le Belarus pour que soit recréée la République des Deux Nations dépecée entre 1772 et 1795 par la Prusse, l’Autriche et la Russie.
16:01 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : otan, litpolukrbrig, lituanie, pologne, ukraine, brigade
16 novembre 2009
Lituanie – Pologne: je t’aime, moi non plus!
Le 11 Novembre est l’une des deux fêtes nationales de la Pologne, où elle célèbre son indépendance de 1918 (Narodowe Święto Niepodległości). Cette année, l’invité d’honneur des cérémonies était le Président lituanien, Mme Dalia Grybauskaitė (photos ci-dessous). Donc, selon les apparences, les relations sont au beau fixe entre les deux Etats. Ce n’est toutefois pas tout à fait le cas, et un certain nombre d’indices montrent qu’il y a toujours une certaine tension, notamment autour de la minorité polonophone de Lituanie.
(NB : rappelons en exergue qu’il existe en Lituanie une distinction entre la citoyenneté, en l’occurrence lituanienne, et la nationalité qui peut être lituanienne, polonaise, russe, bélarusse, juive, etc.…).
Le 6 Novembre, la Cour Constitutionnelle lituanienne a statué sur le fait que les noms des citoyens lituaniens continueraient à être orthographiés en Lituanien sur la première page des passeports et sur la carte d’identité. La graphie dans la langue d’origine ne sera autorisée que sur les documents additionnels, tels les visas. Cet avis n’est pas une surprise, car il est en conformité avec l’article 14 de la Constitution adoptée le 25 Octobre 1992 : « Le Lituanien est la langue d’Etat ». Il appartient en dernier ressort au Parlement lituanien d’adopter ou non cette loi.
Le Gouvernement polonais s’est empressé de rappeler que, par l’article 7 de l’Acte sur les minorités nationales et ethniques, les Lituaniens de Pologne pouvaient, eux, utiliser leur propre langue en Pologne. Et que la Pologne et la Lituanie avaient signé en 1994 un accord bilatéral qui stipulait clairement que les minorités nationales pouvaient écrire leurs noms et prénoms dans leur langue maternelle. Le Président polonais lui-même, Lech Kazyński, a promis de soulever le problème auprès de son homologue lituanien.
Ce problème est un de ceux qui empoisonnent les relations entre les deux Etats. Les polonophones de Lituanie demandent par exemple que les noms de rue dans les zones à majorité polonophone soient non seulement écrits en polonais (ce qui existe déjà de facto, illégalement), mais reprennent leur ancien nom polonais (comprendre : lorsque la Pologne occupait la grande région de Vilnius entre 1920 et 1940). Il y a également la Carte du Polonais, qui accorde un certain nombre de droits aux citoyens des anciennes républiques soviétiques appartenant à la minorité polonaise, et dans laquelle certains Etats, dont la Lituanie, voient une atteinte à leur souveraineté nationale.
De ces deux langues l’une, le Polonais, a 56 millions de locuteurs dans le monde (dont 10 millions aux Etats-Unis - source Wikipedia), alors que l’autre, le Lituanien, n’en a environ que 4 millions. On précisera que, du fait de la spécificité de la grammaire lituanienne, où tout se décline, il est quasiment obligatoire de lituaniser un nom. C’est ainsi qu’à l’Université de Vilnius, j’étais devenu Žilis Diuteris, sans doute par euphonie…… C’était pour moi anecdotique, mais on peut comprendre que des citoyens lituaniens d’origine étrangère en soient contrariés. De là à parler de discrimination ……
En marge, on notera que, lors d’une élection législative partielle hier à Šalčininkai (50 km au sud de Vilnius, à la frontière bélarusse), c’est le candidat de l’action polonaise, Leonardas Talmontas, qui a été élu dès le premier tour avec 77,08 % des voix. Ce qui tendrait à prouver que la population polonophone a un vote ethnique et non politique.
10:48 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : lituanie, pologne, passeport, carte du polonais, polonais, lituanien
09 novembre 2009
La bourde du jour … va aux antipodes !
La bourde du jour a été relevée sur le site internet australien WAtoday.com, dans un article du 1er Novembre : « Dollar each way on the future » :
“Falling turnover and rising unemployment in countries that have recently joined the euro zone - Latvia, Poland, Hungary, Ukraine and Estonia - would put pressure on businesses and households to repay loans, Mr Wood said.”
Traduction de ce qui est surligné: « … dans les pays qui ont rejoint récemment la zone euro : Lettonie, Pologne, Hongrie, Ukraine et Estonie … ». Or, aucun de ces pays n’est membre de la zone euro ! De plus, l’Ukraine n’est même pas membre de l’Union Européenne. On notera que le Mr Wood dont il est question est un stratège des marchés des changes du groupe Forex. Va-t-il le rester longtemps ?
Allez, on dira que c’est la faute du journaliste qui a mal compris ! C’est si loin l’Europe vue d’Australie ! Une petite carte de la zone euro pour aider ?
10:07 Publié dans La bourde d'or | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : euro, lettonie, estonie, pologne
19 septembre 2009
La Lituanie et le bouclier antimissile
Le Président Barak Obama a renoncé à déployer des éléments du programme National Missile Defence en Europe centrale (radar longue portée en République Tchèque et batterie de 10 missiles antimissiles en Pologne). Mais le programme en lui-même, destiné à protéger les Etats-Unis contre des tirs balistiques notamment de l’Iran, continue et d’ailleurs existe déjà. Car Obama continue à voir « une menace importante » dans les activités balistiques iraniennes. Le changement intervenu serait dû au fait que les Iraniens se seraient concentrés sur des missiles à courte et moyenne portée, plutôt qu’à longue portée.
Certains voient dans ce réajustement une concession faite à la Russie. En effet, dès le début, celle-ci voyait (ou feignait de voir) dans ce déploiement une menace contre elle. L’année dernière, le Président russe avait même menacé d’installer des missiles Iskander (ci-dessous) à Kaliningrad, l’enclave russe entre la Pologne et la Lituanie, si le projet américain était mis en œuvre.
En Pologne et en République Tchèque, les réactions sont mitigées. Pour compenser, Obama a promis le déploiement en 2015 de versions terrestres du système antimissile naval Aegis SM-3 dans les deux Etats concernés. En outre, des missiles Patriot pourraient être installés en Pologne. Comme l’a déclaré le Premier Ministre polonais, Donald Tusk, « compte tenu de notre position géographique, nous devrons toujours nous préoccuper de notre sécurité ».
En Lituanie, on s’inquiète également, par la voix du Premier Ministre Andrius Kubilius, de voir que l’administration américaine semble vouloir désormais privilégier de meilleurs liens avec la Russie, devant les intérêts de ses alliés en Europe de l’est. Le Président Dalia Grybauskaitė rappelait en Juillet, immédiatement après sa prise de fonction, qu’il n’y avait pas, et qu’il n’y aurait pas au mieux avant deux ans, de plan de défense OTAN pour les Etats Baltes. Et l’on s’étonne en outre de l’absence prévue de Barak Obama aux cérémonies du vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin, ce qui pourrait apparaitre comme un autre symbole de son désintérêt pour la « nouvelle Europe ».
Car, de son côté, Vladimir Poutine a déclaré : « J’espère vraiment qu’après cette décision juste et courageuse, il y en aura d’autres ». On n’est donc pas dans le donnant-donnant. Le problème est en effet que les cercles radicaux russes puissent interpréter la décision du Président américain comme un aveu de faiblesse et appeler le Kremlin à en profiter pour étendre son influence sur les anciens satellites du bloc soviétique.
11:41 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bouclier antimissile, lituanie, pologne, republique tcheque
17 septembre 2009
17 Septembre 1939: l’URSS attaque la Pologne
On en a largement parlé récemment: par le pacte Molotov – Ribbentrop du 23 Aout 1939, et notamment ses protocoles secrets, l’Allemagne nazie et l’Union soviétique se partageaient des « sphères d’influence » dans les Etats les séparant, notamment les Etats Baltes et la Pologne.
Hitler, dont la priorité est la reconquête du corridor de Danzig, perdu lors du traité de Versailles, attaque la Pologne le 1er Septembre 1939, sous prétexte d’incidents de frontières. Ne disposant pas de blindés en nombre suffisants, l’armée polonaise est encerclée.
Le 17 Septembre 1939, en accord avec le pacte Molotov – Ribbentrop, 500 000 soldats de l’Armée rouge attaquent la Pologne par l’est, ne rencontrant pas une grande résistance de la part d’une armée polonaise déjà quasiment détruite par la Wehrmacht. Le 23 Septembre, Allemands et soviétiques font une parade commune à Brest-Litovsk. Varsovie capitule le 27 Septembre, et le 29 Septembre la Pologne est partagée entre les deux prédateurs, selon une ligne de démarcation convenue à l’avance.
Aujourd’hui, la version officielle russe est que « les troupes soviétiques sont entrées sur le territoire de l’Ukraine Occidentale et de la Biélorussie Occidentale que la Pologne avaient (sic) occupées pendant la guerre contre l’URSS de 1919-1920, en les considérant comme ses anciens territoires. {…} Moscou a déclaré qu’il ne pouvait pas laisser sans défense les peuples frères d’Ukraine et de Biélorussie » (cf. RIA-Novosti http://fr.rian.ru/world/20090916/123131079.html).
C’est beau comme de la propagande soviétique de l’époque. Prenons par exemple « Le Travail », organe du Parti Socialiste genevois, du mardi 19 Septembre 1939, citant une "Note relative à l'entrée des troupes soviétiques". Avec notamment un passage cynique du discours de Molotov qui n'en manque pas: « Le Gouvernement soviétique a l'intention de prendre toutes les mesures pouvant délivrer le malheureux peuple polonais » ! Et plus loin : « Le Gouvernement soviétique a toujours dit également qu'il viendrait au secours des nations luttant pour leur indépendance ». Comme bientôt les 3 Etats baltes ?
Car il y a quand même quelques points de détail à opposer à la version officielle russe actuelle:
# c’était la volonté de Lénine en 1919 d’exporter la révolution bolchevique en Europe, notamment en la liant à la révolution spartakiste en Allemagne. La Pologne a le tort de se trouver sur le chemin …… Le général Mikhaïl Toukhatchevski déclarera : « A l’Ouest ! Sur le cadavre de la Pologne Blanche se trouve la route à la révolution mondiale. Marchons sur Vilno (Vilnius), Minsk, Varsovie ! »
# un traité de paix a été signé à Riga le 18 Mars 1921 entre la Pologne et la Russie bolchevique, mettant fin à la guerre de 1919 – 1920.
Mais certains rappellent que dans l’armée de Toukhatchevski, qui a subi une désastreuse défaite militaire après le miracle de la Vistule, obligeant les soviétiques à demander la paix, il y avait un certain général Staline. Et que celui-ci voulait, en 1939, se venger de cette humiliation subie face à la Pologne. Et comme M. Poutine est un fervent admirateur de Staline, la boucle est bouclée !
Soldats polonais et drapeaux Soviétiques après la bataille de Varsovie
11:20 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : pologne, urss, 1939
23 juin 2009
Avenir
Etre en vacances ne signifie pas ne rien faire. Profitant d’une escapade en France, notamment chez celui qui a préfacé mon premier livre (« Les Français dans l’histoire de la Lituanie », chez L’Harmattan et à la librairie Pegazas de Vilnius), j’ai réfléchi (ça me prend parfois du temps) et décidé du sujet de mon prochain livre.
Titre provisoire : « Les relations mouvementées entre la Lituanie et la Pologne – 1386 – 1569 – 1920 ». Un défi pour moi que d’essayer d’être objectif dans le traitement de ce sujet encore conflictuel aujourd’hui. Mais également une opportunité pour rendre à la Lituanie ces hommes célèbres que tout le monde croit Polonais.
Par ailleurs, il se pourrait que le projet « 27etmoi » d’Arte, auquel j’ai participé dans le cadre des élections au Parlement Européen, soit pérennisé. J’étais alors correspondant pour la Lettonie. Il est vrai qu’il ne serait pas inutile que l’information sur l’Union Européenne s’intensifie. Le site Internet du « Journal du Dimanche » n’a-t-il pas parlé, dimanche dernier, des Championnats d’Europe féminins de basket à Riga, en Lituanie (sic) ?
12:33 Publié dans Vie quotidienne sans importance | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : livre, lituanie, pologne, arte
11 novembre 2008
11 Novembre: Fête de l’indépendance polonaise
L’Etat polonais avait disparu en 1795, lors du troisième partage (entre la Prusse, l’Autriche et la Russie) de la Rzeczpospolita Obojga Narodów / Abiejų Tautų Respublika (République des deux Nations, polonaise et lituanienne) en 1795. Il fut recréé par Napoléon 1er sous la forme d’un éphémère Duché de Varsovie (1807-1813), puis en 1815 par le Congrès de Vienne comme royaume, constitué des trois quarts environ du territoire de l’ex-duché de Varsovie, mais dont le roi était l’empereur de Russie.
Par le traité de Brest-Litovsk, signé le 3 Mars 1918, la Russie bolchevique abandonna d'immenses territoires à l'empire allemand, en particulier l'Ukraine, la Biélorussie, les Pays baltes et la Pologne. Le traité devint caduc avec l’armistice du 11 Novembre 1918 et la Pologne déclara son indépendance le même jour.
L’artisan de cette indépendance fut le maréchal Józef Piłsudski de Kościesza (5 décembre 1867 - 12 mai 1935 – ci-dessous). Il était partisan d'une alliance avec l'Allemagne et de la création de la Fédération Międzymorze comprenant la Pologne, la Lituanie, la Biélorussie, et l'Ukraine, État tampon entre l'Allemagne et la Russie (il reconnaitra par la suite qu’il avait donné son accord à la “rébellion” en 1920 du général Lucjan Żeligowski, qui avait occupé l’est de la Lituanie). Il devint le 1e président provisoire de la Pologne de 1918 à 1922. À partir de 1926, après un coup d’Etat, il reprit (et cumula) des fonctions dans le gouvernement (ministre des affaires militaires entre autres) et orienta la Pologne de plus en plus vers un régime autoritaire. Mort le 12 mai 1935, le corps du maréchal Piłsudski repose à la cathédrale du château royal de Wawel à Cracovie, et son cœur près de sa mère à Vilnius.
Le 28 avril 1939, Hitler dénonça le traité germano-polonais de non-agression. Le 1er septembre 1939, l’Allemagne attaquait la Pologne après avoir signé un pacte avec l’Union soviétique, ce qui déclencha la Seconde Guerre mondiale. Le 17 septembre, les troupes soviétiques envahirent l’est de la Pologne, et les deux envahisseurs se partagèrent le territoire polonais.
Ce 11 Novembre, la Pologne célèbre donc le 90ème anniversaire de son indépendance. La Fête Nationale est, elle, le 3 Mai, et elle célèbre la constitution du 3 mai 1791.
08:40 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pologne, independance
14 juillet 2008
Mort de Bronislaw Geremek, un grand Européen

Il connait le ghetto de Varsovie dont il s’échappe avec sa mère, alors que son père est déporté à Auschwitz, d’où il ne reviendra pas. Diplômé d’histoire de l’Université de Varsovie en 1954, il continue ses études à l’Ecole Pratique des Hautes Etudes à Paris et devient l’un des meilleurs spécialistes de l’histoire médiévale française. Ayant adhéré jeune au parti communiste polonais, il quittera celui-ci après l’invasion de la Tchécoslovaquie par les troupes du pacte de Varsovie en 1968.
Il arrive sur le devant de la scène politique polonaise à la fin des années 70, coopérant avec le Comité de Défense des Ouvriers, embryon d’opposition démocratique, et aide à fonder Solidarnosc, dont il sera une figure de proue aux côtés de Lech Walesa. A ce titre, il est emprisonné pour deux ans et demi en Décembre 1981 par le régime du Général Jaruzelski.
Apres l’effondrement du communisme en Europe Centrale, il devient député au Parlement polonais, puis Ministre des Affaires Etrangères de 1997 à 2000. En 2004, il est élu au Parlement Européen sur la liste d’un parti réformateur issu de Solidarnosc.
L’antisémitisme, l’extermination nazie, le communisme, le combat pour la démocratie, le militantisme pro-européen, la vie de Bronislaw Geremek est un condensé de l’histoire de l’Europe contemporaine. Europe que, contrairement à certains, il ne voyait pas réduite à un « club de boutiquiers » : « Peu importe les frontières géographiques de l’Europe, ce qui compte c’est le respect de la liberté, des libertés ; et l’Europe doit servir à promouvoir, partout où elle le peut, cette valeur fondamentale. »
05:05 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : pologne, geremek, communisme
04 juillet 2008
Bouclier anti missiles: en Pologne ou pas?
Ce vendredi, le Premier Ministre polonais, Donald Tusk (photo ci-contre) a déclaré, lors d’une conférence de presse, que la Pologne n’accueillerait pas sur son territoire la base du bouclier anti-missiles américain aux conditions proposées par les Etats-Unis.
Il a souligné toutefois que Varsovie était prête à poursuivre le dialogue, ajoutant « Nous devons obtenir de Washington les garanties réelles confirmant que le déploiement de la base d’ABM augmentera la sécurité de la Pologne ».
La Missile defense, anciennement National missile defense, appelé communément bouclier antimissile est un système comprenant des radars et des missiles (ci-dessous), et qui a pour but de détecter et de détruire les missiles balistique ennemis dirigés vers le territoire des États-Unis d'Amérique et de certains de leurs alliés (Japon, OTAN entre autres). En fonction depuis novembre 2004, le programme s'étend jusqu'en 2012. Le programme actuel prévoit une centaine d'antimissiles pour pouvoir intercepter une vague d'une vingtaine de missiles balistiques provenant d'Eurasie et notamment d’Iran.

Des discussions sont en cours pour l'installation d'un radar en République Tchèque et d'une dizaine de missiles intercepteurs en Pologne. Il semble en fait que la Pologne souhaite monnayer son accord au prix fort. Il y a quelques jours, le bruit avait même couru que des études étaient envisagées pour installer les missiles en Lituanie, ce qui n’était apparemment qu’une manœuvre des U.S.A. pour forcer la main à la Pologne. Cette manœuvre n’a apparemment pas intimidé la Pologne !

18:59 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : abm, usa, pologne
09 juin 2008
Un Polonais bientôt champion du monde de formule 1 ?
Robert Kubica, né le 7 décembre 1984 à Cracovie, est un pilote automobile polonais. Devenu, lors du Grand Prix de Hongrie en août 2006 le premier Polonais à prendre le départ d'un Grand Prix de Formule 1, il est désormais l'un des deux pilotes titulaires de l'écurie BMW Sauber. Hier 8 juin 2008, à l'occasion du Grand Prix du Canada, il est devenu le premier Polonais à remporter une victoire en Formule 1. Victoire emblématique car, en 2007, il avait été victime d’un accident spectaculaire sur le même circuit. Et, pour faire bon poids, il a pris la tête du championnat du monde des conducteurs grâce à sa régularité depuis le début de la saison.
Comme quoi, en sport, il n’y a plus de « petites nations ».
08:34 Publié dans Vie quotidienne sans importance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pologne, kubica, formule 1






















