09 novembre 2009

La bourde du jour … va aux antipodes !

couronne_2.jpegLa bourde du jour a été relevée sur le site internet australien WAtoday.com, dans un article du 1er Novembre : « Dollar each way on the future » :

“Falling turnover and rising unemployment in countries that have recently joined the euro zone - Latvia, Poland, Hungary, Ukraine and Estonia - would put pressure on businesses and households to repay loans, Mr Wood said.”

Traduction de ce qui est surligné: « … dans les pays qui ont rejoint récemment la zone euro : Lettonie, Pologne, Hongrie, Ukraine et Estonie … ». Or, aucun de ces pays n’est membre de la zone euro ! De plus, l’Ukraine n’est même pas membre de l’Union Européenne. On notera que le Mr Wood dont il est question est un stratège des marchés des changes du groupe Forex. Va-t-il le rester longtemps ?

Allez, on dira que c’est la faute du journaliste qui a mal compris ! C’est si loin l’Europe vue d’Australie ! Une petite carte de la zone euro pour aider ?

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06 novembre 2009

Chute du mur de Berlin (1) : chronologie élargie

Berlin_Wall_Trabant_grafitti.jpgDans l’inconscient populaire occidental, et même dans certains medias, la chute du mur de Berlin le 9 Novembre 1989 a été un évènement spectaculaire et unique, qui a marqué la fin du communisme en Europe. Il n’en est évidemment rien. Ce ne fut en fait qu’une étape, sans doute la plus médiatisée, dans la lente dislocation des régimes communistes d’Europe de l’est.

Le but de cette série de posts est de montrer le processus de cette dislocation et le rôle de chacun dans ce processus. Tout d’abord, retour sur une chronologie éminemment subjective.

7 0ctobre 1949 : après le blocus de Berlin-Ouest par les soviétiques, la Loi fondamentale de la République Fédérale d’Allemagne est proclamée le 23 Mai 1949. Le 7 Octobre, la division est-ouest se renforce avec l’entrée en vigueur de la Constitution de la République Démocratique Allemande (RDA).

16-17 Juin 1953 : insurrection ouvrière à Berlin-Est puis dans toute la RDA. Répression par l’armée soviétique et la police est-allemande.

28 Juin 1956 : insurrection ouvrière à Poznań (Pologne). Répression par l’armée polonaise, sur ordre des soviétiques.

23 Octobre 1956 : insurrection spontanée de Budapest (Hongrie). Répression par l’armée soviétique.

12-13 Aout 1961 : début de la construction du mur de Berlin (Walter Ulbricht, en accord avec Khrouchtchev).

5 Janvier 1968 : arrivée au pouvoir en Tchécoslovaquie du réformateur Alexander Dubček : printemps de Prague. Répression à partir du 21 Aout 1968 par les troupes du pacte de Varsovie. 16 Janvier 1969 : immolation par le feu de l’étudiant Jan Palach.

14 Mai 1972 : l’étudiant lituanien Romas Kalanta s’immole par le feu à Kaunas (Lituanie) pour protester contre l'oppression de l'occupant soviétique envers la langue et la culture lituaniennes.

16 Octobre 1978 : le cardinal polonais Karol Józef Wojtyła devient Pape sous le nom de Jean-Paul II. Premier voyage en Pologne du 2 au 10 Juin 1979.

31 Aout 1980 : création en Pologne de la fédération de syndicats Solidarność, dirigée à l'origine par Lech Wałęsa. Des grèves nationales en 1988 forcent le gouvernement du général Jaruzelski à ouvrir le dialogue avec Solidarność. Le mouvement est légalisé le 17 Avril 1989 et peut participer aux élections.

15 mars 1985 : élection de Mikhaïl Gorbatchev au Plénum du Comité Central du Parti communiste d’Union soviétique.

23 Aout 1987 : première manifestation en Lituanie contre l’occupation soviétique, devant le monument d'Adomas Mickevičius à Vilnius. A Riga (Lettonie), entre 7 et 10 000 personnes déposent des fleurs au Monument de la Liberté.

16 juin 1989 : 250 000 personnes assistent au transfert de la tombe de Imre Nagy, ex-Premier Ministre hongrois, martyr de la révolution de 1956. Cette date est considérée comme un tournant symbolique dans le changement de régime en Hongrie.

27 juin 1989 : les ministres des Affaires extérieures d’Autriche et de Hongrie coupent les barbelés séparant la frontière à Sankt Margarethen / Sopronkohida (Autriche/Hongrie).

23 Aout 1989 : Voie balte. 2 millions de Lituaniens, Lettons et Estoniens forment une chaine humaine de deux millions de personnes entre Vilnius, Riga et Tallinn pour protester contre l’occupation soviétique.

24 Aout 1989 : Tadeusz Mazowiecki devient Premier Ministre polonais, après que Solidarność ait gagné 99 des 100 sièges au Sénat et tous les sièges à la Sejm (161).

10 Septembre 1989 : création de « Neues Forum » en RDA. Avec l’Eglise protestante, c’est le principal mouvement réclamant des réformes démocratiques. Première grande manifestation à Leipzig le 25 Septembre 1989.

7 Octobre 1989 : en visite à Berlin-Est, Mikhaïl Gorbatchev « lâche » le régime est-allemand

4 Novembre 1989 : manifestation d’un million de personnes sur l’Alexander Platz à Berlin-Est

9 Novembre 1989 : ouverture du mur de Berlin

10 novembre 1989 : décret du Soviet suprême d'URSS déclarant les déclarations estonienne, lettone, lithuanienne et azéri sur la prééminence des lois des Républiques sur les lois de l'URSS en contradiction avec la Constitution et donc nulles et non avenues.

30 Novembre 1989 : ouverture des frontières entre la Tchécoslovaquie et l’Autriche.

21 – 25 Décembre 1989 : révolution sanglante en Roumanie

11 mars 1990 : déclaration restaurant l'indépendance de la Lituanie. A partir du 18 Avril, l’URSS impose un blocus économique à la Lituanie.

30 mars 1990 : déclaration restaurant l'indépendance de l'Estonie avec une période de transition.

4 mai 1990 : déclaration restaurant l'indépendance de la Lettonie avec une période de transition.

13 Janvier 1991 : alors que le monde a les yeux tournés vers Bagdad (première guerre du Golfe), les forces spéciales soviétiques donnent l’assaut à Vilnius (Lituanie) contre la télévision et le Parlement et font 14 morts et plus de 300 blessés civils.

20 Janvier 1991 : attaque du Ministère de l'intérieur à Riga (Lettonie) par les OMON: 6 morts et 10 blessés.

31 juillet 1991 : 7 gardes frontières du poste de douane de Medininkai (Lituanie) sont tués. Tout porte à croire que c'est le fait des OMON de Riga. Ce seront les derniers morts victimes de l’URSS de M. Gorbatchev.

19-21 Aout 1991 : échec du putsch de Moscou. Gorbatchev démissionne de son poste de Secrétaire général du parti communiste. En Septembre, l’URSS reconnait l’indépendance des Etats Baltes.

25 Décembre 1991 : Gorbatchev démissionne de son poste de président soviétique, 4 jours après que les représentants de onze républiques soviétiques (absents les 3 Républiques baltes et la Géorgie) aient constaté le décès de l'URSS à Alma-Ata, au Kazakhstan. L'Union soviétique cesse d'exister.

26 Avril 2005 : le Président russe Vladimir Poutine déplore la disparition de l'Union Soviétique, en déclarant au cours d'un discours devant le Parlement que c'était "la plus grande catastrophe géopolitique du siècle".

On a donc vu que l’ouverture du mur de Berlin n’a été qu’un épisode de la décomposition de l’empire soviétique, souvent sous la pression des peuples opprimés. Mais aussi, on a vu que l’URSS a encore continué à tuer après le 9 Novembre 1989. Toutefois, avec la chute du mur, ne sont-ce pas aussi nos défenses qui sont tombées ? Qui s’inquiète en effet des déclarations et des actes de Vladimir Poutine, réhabilitant Staline et l’URSS ?

(A suivre)

05 novembre 2009

Les Français aujourd’hui dans les Etats Baltes

drapeau.jpgLe numéro de Septembre-Octobre 2009 (reçu aujourd’hui……) de « La voix de France », le magazine de l’Union des Français de l’Etranger) fait le point des Français inscrits dans les Consulats au registre des Français à l’étranger, au 31 Décembre 2008. Ces chiffres ne représentent pas le chiffre réel des Français à l’étranger, certains n’éprouvant pas le besoin, voire ne voulant pas s’inscrire. Ils donnent toutefois une idée très représentative.

En 2008 donc, il y avait 1 427 046 Français inscrits dans les Consulats. Ce chiffre est en progression.

Les pays où les Français sont les plus nombreux sont : la Suisse (138 349), suivie des Etats-Unis (117 076), de la Grande-Bretagne (112 660) et l’Allemagne (106 842).

Il n’y a aucune commune mesure en ce qui concerne les Etats Baltes :

# En Lituanie, les Français étaient 289, chiffre en progression (2007 : 245 – 2006 : 230)

# En Lettonie, le chiffre stagne : 190 en 2008, 186 en 2007, 190 en 2006

# En Estonie, le chiffre stagne également, voire diminue : 138 en 2008, 138 en 2007, 146 en 2006.

En Europe, le pays où l’on enregistre le moins de ressortissants français est la Moldavie (65), suivie du Belarus (82). A l’opposée, derrière la Suisse, la Grande-Bretagne et l’Allemagne, on trouve dans l’ordre la Belgique, l’Espagne, l’Italie, le Luxembourg, etc.…… L’Europe occidentale représente d’ailleurs un peu moins de 50 % des expatriations (698 644).

Sur un plan des régions, l’Europe de l’est est d’ailleurs la région du monde où l’on enregistre le moins de Français (25 808), devant quand même l’Afrique non francophone (16 602).

Tout ceci est donc bien peu aventureux. 35,5 % des Français interrogés déclarent d’ailleurs travailler à l’étranger au service de leur administration.

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01 novembre 2009

A Riga jusqu'a mercredi !

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Photo : http://riga.in/

27 octobre 2009

“Météorite” en Lettonie: pub!

1005894_BIG_1256563781.jpgCe dimanche, toutes les salles de rédaction, dans le monde entier, étaient en émoi : reprenant une dépêche de l’agence lettone LETA, une météorite était tombée le matin avant 5H30 près de Mazsalaca, dans le nord de la Vidzeme (nord Lettonie, à la frontière estonienne).

Les pompiers avaient reçu un appel signalant qu’un champ était en feu et, arrivés sur place, ils ont trouvé un cratère de 20 mètres de diamètre et de 5 mètres de profondeur.

Au fur et à mesure que la journée avançait et que les géologues arrivaient sur l’emplacement, y compris d’Estonie, les dimensions supposées du cratère diminuaient et les explications divergeaient. Lundi à 9H, l’un d’eux concluait que le cratère avait été fait de la main de l’homme, puis que du nitrate de potassium et du soufre avaient été brulés. Certains parlaient de la chute d’un élément de satellite. Par contre, un autre géologue (qui a peut-être désormais du souci à se faire pour son avenir professionnel) expliquait doctement que le cratère n’avait pu être formé que par une météorite; en outre, suivant ses estimations, la « météorite » avait percuté le sol suivant un angle de 90 degrés.

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Alors qu’il était devenu évident qu’il s’agissait d’un canular, le Ministre letton de l’Intérieur, Mme Linda Murniece, avait menacé que les auteurs de la mise en scène seraient sanctionnés et devraient « rembourser le travail de tous les services publics impliqués dans cette affaire ».

Immédiatement après, donc lundi soir, le directeur pour le marketing et les ventes de l’operateur de télécommunications Tele2, M. Janis Sprogis, avouait que la mise en scène avait été initiée par sa compagnie, et que celle-ci compenserait les dommages subis par l’Etat.

Les éternels grincheux estimeront qu’il y avait peut-être mieux à faire dans la Lettonie soumise à la crise économique. Personnellement, je trouve ça assez drôle (ça l’est peut-être moins pour les scientifiques qui se sont fait piéger……). Et puis, le monde entier a parlé de Mazsalaca, de la Lettonie (oui, Let-to-nie, pas Li-tu-a-nie) et, accessoirement, de Tele2 ……

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22 octobre 2009

La bourde du jour: encore et toujours !

couronne_2.jpegAujourd’hui, la bourde du jour nous vient, excusez du peu, de l’Aéroport de Francfort (FRA), à travers un site Internet, PR Newswire, qui se vante d’être « the world's most comprehensive news and information distribution network, and interact with experts about our services. »

Dans un article sur la mise en vigueur des nouveaux horaires des vols, au 25 Octobre 2009 …… http://www.prnewswire.co.uk/cgi/news/release?id=269417

…… on peut lire :

« Dans le trafic européen, Air Baltic vole du FRA vers la capitale lituanienne de Riga (RIX) sur la Mer Baltique depuis septembre 2009. »

Certes, ce n’est pas nouveau, mais ça devient pénible à force d’être récurrent. Bonjour les « experts » !

En attendant, si vous prenez un avion à Francfort, ne vous étonnez pas de vous retrouver à Vilnius au lieu de Riga, ou vice versa. Encore une bourde qui fait frémir ……

13 octobre 2009

La (petite) bourde du jour

couronne_2.jpegLa bourde du jour est à mettre à l’actif du mouvement Greenpeace, cité par le magazine L’Express, dans un article en ligne intitulé L'affaire des "déchets nucléaires" d'EDF en Russie :

http://www.lexpress.fr/actualite/environnement/l-affaire-...

On peut y lire:

« Dès 1984, le cargo Mont-Louis coulait au large de Zeebruge (Belgique), avec à son bord une cargaison d'uranium français issu du retraitement à destination de Riga (Russie). »

En 1984, Riga était certes en U.R.S.S., puisque l'occupation militaire soviétique avais mis fin à la souveraineté de la Lettonie en 1940. Mais la Lettonie n’a jamais été en Russie.

Même à l’époque de l’empire russe, avant 1917, le terme de Lettonie n’existait pas. On parlait alors de Gouvernement de Livonie. Il était bordé au nord par le gouvernement d'Estland ou d'Estonie, au sud par le gouvernement de Courlande, et à l'est par le lac Peïpous, bordant les gouvernements de Pskov et de Vitebsk.

11 octobre 2009

La Lettonie et les législatives britanniques

lv.pngA l’approche lointaine des élections législatives à la Chambre des Communes britanniques (prévues avant Juin 2010), le paysage politique est déjà animé en Grande-Bretagne. D’une façon surprenante, la Lettonie vient d’y faire une entrée remarquée.

Le 1er octobre, David Miliband (ci-dessous), Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères dans le gouvernement travailliste de Gordon Brown, a attaqué le Parti Conservateur de David Cameron sur ses liens avec le parti letton « Pour la Patrie et la Liberté » (Tēvzemei un Brīvībai = TB/LNNK), accusé, je cite, de soutenir la marche annuelle à Riga des vétérans lettons qui ont servi dans les Waffen SS. Miliband ajoutait : « Ça me rend malade ».

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Le Centre Simon Wiesenthal, publiant un commentaire dans The Guardian, ajoutait qu’il ne s’agissait pas seulement de nostalgie de la part de TB/LNNK, mais d’ « un plan insidieux afin de gagner la reconnaissance d’une version déformée de l’histoire européenne, visant à mettre sur un pied d’égalité communisme et nazisme ».

Le Groupe des conservateurs et des réformateurs européens, dit groupe antifédéraliste, a été créé au Parlement européen le 22 Juin 2009 par les Conservateurs britanniques et regroupe 54 élus (les 26 conservateurs et unionistes britanniques, les 15 Polonais de Droit et justice (PiS), les 9 ODS tchèques de Mirek Topolánek, un Belge, Jean-Marie Dedecker, un Hongrois du Forum démocrate hongrois, un Letton de Pour la Patrie et la Liberté, un Lituanien de l’Action Électorale Polonaise de Lituanie - Lietuvos lenkų rinkimų akcija , LLRA et un Néerlandais de l'Union chrétienne).

Le député européen Letton en question est Roberts Zīle, président et seul élu du parti Tēvzemei un Brīvībai au Parlement européen (ci-dessous). C’est un mouvement letton d’indépendance nationale, souverainiste, bien connu pour ses prises de positions antirusses. Le 2 Octobre, Roberts Zīle soulignait que son parti n’avait jamais défendu les crimes nazis, ni glorifié les unités militaires du régime d’Hitler, mais simplement rendu hommage aux soldats lettons qui avaient combattu pendant la Seconde Guerre mondiale.

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Cette polémique, consistant à « dénoncer la résurgence du nazisme dans les Etats Baltes », est une constante de la politique russe actuelle, relayée une fois par semaine par l’agence RIA-Novosti. Il n’est pas sûr qu’en reprenant les mêmes arguments le Parti Travailliste britannique, donné largement perdant des prochaines législatives, regagne la confiance des électeurs. En attendant, les relations diplomatiques entre la Grande-Bretagne et la Lettonie se sont tendues, au point que David Miliband a dû « se fendre » d’un coup de téléphone à son homologue letton, Māris Riekstiņš, le 3 Octobre.

09 octobre 2009

Où va la Lettonie ?

Latvian-flag.jpgChaque jour apporte son lot de mauvaises nouvelles en Lettonie.

Avant-hier, c’est le directeur de l’association des employés du secteur médical qui déclarait que la totalité des hôpitaux du pays pourraient cesser leurs activités à partir du 1er Novembre, si le gouvernement n’accordait pas d’urgence des moyens supplémentaires au secteur hospitalier (cf. http://www.regard-est.com/home/breves.php?idp=1197)

Hier, c’est le Ministre des Affaires Etrangères, Maris Riekstins, qui, devant faire une coupe de 6 millions de Lats (8,5 millions d’€) dans son budget 2010, estimait qu’il faudra alors fermer tous les Consulats et une dizaine d’Ambassades. Ce ne sera pas sans conséquences sur les relations internationales. Un porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères précisait que, déjà, la moitié des Ambassades fonctionnaient avec deux personnes, l’Ambassadeur et le Consul.

Les salaires des policiers et des enseignants ont déjà été diminués de 30 %, les allocations sociales et les retraites ont également été réduites. Des manifestations ont eu lieu contre des fermetures d’hôpitaux et d’écoles. Les Ministères ont, dans l’ensemble, perdu 30 % de leurs moyens.

L’an dernier, l’Union Européenne, le Fonds Monétaire International (FMI) et certains pays nordiques ont promis à la Lettonie un prêt de 7,5 milliards d’€. 3 milliards ont déjà été versés, mais le versement d’une nouvelle enveloppe dans les semaines à venir est lié à une réduction du budget 2010 de 500 millions de Lats (700 millions d’€).

Or, un des bailleurs de fonds, la Suède, dont les banques sont très exposées dans les Etats Baltes, reproche à la Lettonie de n’avoir réduit ses dépenses « que » de 325 millions de Lats. Mais le Premier Ministre letton, Valdis Dombrovskis (photo ci-dessous) a déclaré : « Nous ne pouvons aller plus loin. Nous devons maintenant nous concentrer sur le rétablissement de notre économie ».

Et si les bailleurs de fonds, au-delà de leurs inquiétudes légitimes, au-delà de la recherche de responsabilité des uns ou des autres, pensaient d’abord à ceux qui n’auront pas de quoi payer leur chauffage, pas de quoi se soigner, à ceux qui vont voir leurs allocations chômage s’arrêter au bout de 9 mois ? La solidarité est bien inscrite dans les textes de l’Union Européenne, non ?

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08 octobre 2009

Le PIB lituanien en chute libre

logo-eurostat.jpgLe produit intérieur brut (PIB) est un indicateur économique qui mesure le niveau de production d'un pays. Il est défini comme la valeur totale de la production interne de biens et des services dans un pays donné au cours d'une période donnée.

Eurostat est le Bureau des Statistiques des Communautés Européennes. Sa mission est de fournir à l’Union Européenne des statistiques qui permettent des comparaisons entre les Etats et les régions européens. La « livraison » du 7 octobre 2009 (144/2009) concerne les variations des PIB nationaux.

Si l’on compare les variations des PIB au 2ème trimestre 2009 par rapport au 1er trimestre 2009, c’est la Lituanie qui effectue la chute la plus spectaculaire :

Lituanie – 9,8 %

Estonie - 3,4 %

Danemark - 2,6 %

Finlande - 2,6 %

La Lettonie n’enregistre une chute « que » de - 0,8 %. Parmi les Etats en progression, la tête est prise par la Slovaquie (+ 2,2 %), suivie de la Slovénie (+ 0,7 %) et de la Pologne (+ 0,5 %). La France, avec + 0,3 %, est parmi les « bons élèves ».

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Si l’on compare les variations des PIB au 2ème trimestre 2009 par rapport au 2ème trimestre 2008, c’est toujours la Lituanie qui a la plus grosse chute, devant les deux autres Etats Baltes:

Lituanie - 20,4 %

Lettonie - 17,3 %

Estonie - 16,1 %

Sur un an, seule la Pologne a progressé (+ 1,4 %). La France a enregistré une baisse de – 2,8 %.

Le rapport complet peut être consulté sur http://epp.eurostat.ec.europa.eu/cache/ITY_PUBLIC/2-07102...

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