17 juillet 2009

L’Islande s’entre-ouvre la porte de l’UE

islande drapeau.pngHier jeudi 16 Juillet, le Parlement islandais (l'Althingi ) a donné son feu vert, par 33 voix contre 28 et 2 abstentions, pour que l’ile entame des négociations avec Bruxelles en vue de son adhésion comme 28e membre de l'Union européenne.

Le Premier ministre social-démocrate, Mme Johanna Sigurdardottir (ci-dessous), très pro-européenne, qui est à l'initiative de ce vote a dû affronter l'opposition de parlementaires farouchement hostiles à une législation de l'UE sur la pêche, principale ressource du pays. Le ministre de l'Agriculture et de la pêche, Jon Bjarnason, a d'ailleurs voté contre alors que c'est son gouvernement qui a souhaité voir l'Islande adhérer à l'UE. La demande d’adhésion devrait être transmise avant le conseil des ministres des affaires étrangères du 27 juillet pour être ensuite soumise au Conseil européen de décembre.

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L'adhésion devra toutefois être soumise par référendum aux Islandais à l'issue des négociations avec l'UE.

Les habituels pourfendeurs de l’élargissement de l’Union ne manqueront pas de souligner que l’Islande, qui avait toujours été opposée à son adhésion, revient sur sa décision alors qu’elle connait de graves difficultés économiques et financières. Mais n’est-ce pas justement quand on est dans la difficulté que l’on reconnait ses vrais amis ?

Appartenant déjà à l'espace économique européen et signataire de la convention de Schengen, Reykjavik applique déjà une très grande partie de la réglementation européenne. L’ile de 103 000 km2 et de seulement 311 000 habitants était en 2008 au 1er rang mondial sur l'échelle de l'indicateur de développement humain du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), devant la Norvège.

On se souviendra que l’Islande a été le premier Etat à reconnaitre l’indépendance de la Lituanie, le 12 Février 1991, bien avant les autres pays qui ont attendu l’échec du curieux putsch de Moscou d’Aout 1991. C’est à ce titre qu’il y a une Islandijos gatvė à Vilnius.

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20 octobre 2008

Economies baltes: aïe, aïe, aïe !

L’histoire commence plutôt bien. Le site internet du Baltic Course, reprenant les chiffres d’Eurostat (http://epp.eurostat.ec.europa.eu/pls/portal/docs/PAGE/PGP...) souligne le 17 Octobre que la Lituanie a enregistré la plus forte augmentation des exportations de toute l’Union Européenne : + 34 % pendant les 7 premiers mois de 2008, par rapport à la même période de 2007. Elle était suivie de la Bulgarie (+ 24 %) et de la République Tchèque (+ 21 %). La Lettonie est 6ème (+ 17 %) et l’Estonie 16ème (+ 6 %).

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Mais les importations augmentant également, les balances commerciales restent en déficit (période Janvier-Juillet 2008): Estonie – 1,5 milliards d’€, Lettonie – 2,4 mds d’€ et Lituanie – 3,1 mds d’€. On est toutefois loin des chiffres des grands pays, faisant le grand écart entre l’Allemagne (excédent de 116,9 mds d’€) et la Grande-Bretagne (déficit de 72,7 mds d’€).

Ça se gâte avec l’article du site Baltic Busineess News du 18 Octobre qui titre : « Les Etats Baltes pourraient avoir à faire face à une crise économique du style de celle de l’Islande » ! Car on peut être surpris qu’ici, tout au moins en Lituanie, la crise économique semble avoir eu la même attitude que le nuage de Tchernobyl en son temps, mais dans l’autre sens : elle s’est arrêtée à la frontière ! Il faut dire que la préoccupation majeure actuelle des politiciens lituaniens est d’assurer leur réélection au Parlement. Or, la Danske Bank et Capital Economics (un consultant en macro-économie basé à Londres) soulignent que les 3 Etats Baltes devraient particulièrement se méfier. Pour eux, les déficits des budgets courants, l’augmentation vertigineuse des crédits et les bulles économiques comme l’immobilier, pourraient entrainer (bien que ce ne soit pas certain) une récession, « comme en Islande ».   

 

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Or, et c’est la que ça devient « intéressant », qu’a fait l’Islande quand la crise l’a atteinte ?  Elle s’est tournée vers l’Union Européenne, à laquelle d’ailleurs elle semblait vouloir adhérer, comme vers une bouée de sauvetage. Mais c’est un euphémisme de dire qu’elle n’y a rencontré aucune sympathie, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas gelant même les avoirs des banques islandaises, après que celles-ci aient refusé de garantir les dépôts de leurs concitoyens.  

C’est alors que, telle Zorro, la Russie est arrivée promptement, proposant un prêt de 4 milliards d’€ ! Peut-on imaginer que l’Islande, membre de l’OTAN, et disposant donc d’un droit de veto, aille désormais à l’encontre des intérêts de son « bienfaiteur » ? Peut-on penser, comme certains l’ont déjà imaginé, que l’Islande puisse trouver un nouveau locataire pour la base aérienne de Keflavik, abandonnée par les Américains en 2006 ? Peut-on penser également que l’Islande puisse contrebalancer l’influence parfois  « inamicale » de la Suède vis-à-vis de la Russie au sein du Conseil Nordique ?

Je voulais juste montrer que la Russie n’a pas obligatoirement besoin d’envahir un pays pour en prendre le contrôle…… A méditer dans les Etats Baltes et surtout à Bruxelles.

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