10 décembre 2009

Ignalina II: enfin l’appel d’offre !

1239109774elektros_skaitiklis_jankausko.jpgCe mardi 8 Décembre, le gouvernement lituanien a publié au Journal Officiel de l’Union Européenne une notice pour « rechercher un ou des investisseurs expérimentés, ayant une longue expérience du développement et de l’exploitation de centrales nucléaires ».

La date limite de soumission des propositions est le 29 Janvier 2010.

En marge, le gouvernement lituanien a ajouté qu’il espérait que des sociétés de service public telles que E.ON AG (Allemagne), EDF SA (France), Iberdrola (Espagne), RWE AG (Allemagne), Fortum (Finlande) et Vatenfall (Suède) soumissionneraient. Pour autant que je me souvienne, les sociétés russes sont a priori écartées de cet appel d’offre.

De son côté, le Ministre de l’Energie, Arvydas Sekmokas (ci-dessous) a déclaré à la radio lituanienne que les négociations seraient conduites in fine parallèlement avec les deux soumissionneurs les mieux disant.

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Le prix d’une unité de la nouvelle centrale nucléaire est estimé entre 3 à 5 Milliards d’Euros, qui devront être financés en grande partie par l’investisseur stratégique. Mais, pour l’instant, la capacité de la centrale n’est pas encore déterminée. Il est désormais admis que cette nouvelle centrale ne pourrait pas être opérationnelle avant 2018 – 2020.

D’après l’IAEA (International Atomic Energy Agency), il y a actuellement 436 réacteurs nucléaires opérationnels dans le monde, et 56 sont en construction.

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La centrale nucléaire d’Ignalina (ci-dessus et ci-dessous) comportait deux réacteurs, de chacun 1 500 MW de puissance (mais bridés à 1 360 MW après la catastrophe de Tchernobyl). Le premier réacteur, mis en service en 1983, a été fermé le 31 Décembre 2004 sur ordre de l’Union Européenne. Le second, mis en service en 1987, sera arrêté le 31 Décembre 2009.

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09 décembre 2009

Les photos de la veille: Ignalina

Le Président Dalia Grybauskaitė était en visite à la centrale nucléaire d’Ignalina (qui, comme chacun sait, est à Visaginas, sur les bords du lac Drūkšiai). Je ne suis pas persuadé que la tenue d’infirmière soviétique qu’on lui a fait revêtir soit celle qui lui sied le mieux……

Cette visite avait-elle un rapport avec le lancement (enfin !) de l’appel d’offre pour trouver un investisseur stratégique pour financer la construction d’une nouvelle centrale ?

NB: les photos sont extraites du mur Facebook de Mme Dalia Grybauskaitė

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02 décembre 2009

La fermeture d’Ignalina, et après?

energie.jpgLe 31 Décembre 2009, à 23H locales, le deuxième réacteur de la centrale nucléaire d’Ignalina sera arrêté, conformément aux exigences de l’Union Européenne qui en avait fait la condition sine qua non pour l’entrée de la Lituanie dans l’UE en 2004 (le premier réacteur a été désactivé le 31 Décembre 2004). Cela veut-il dire qu’à partir du 31 Décembre soir nous nous chaufferons et nous nous éclairerons à la bougie ? Coup de projecteur (avec ampoule à basse consommation) sur un avenir proche.

Ignalina produit actuellement 80% de la consommation électrique de la Lituanie, alors que les exportations (les 20 % restant) vont principalement vers l’Estonie (45 %) et la Lettonie (23 %).

Aujourd’hui, la Lituanie est une ile énergétique, toujours uniquement reliée au réseau électrique de l’ex-Union soviétique. Le seul câble amenant de l’électricité de l’Union Européenne vers les Etats Baltes est, depuis 2 ans, l’Estlink, entre Helsinki (Finlande) et Tallinn (Estonie). Un câble de 440 km entre la Suède et la Lituanie (NorBalt) est prévu en 2016 et un autre entre la Pologne et la Lituanie … dans un certain temps.

Suite à une rencontre récente entre les Présidents Dalia Grybauskaitė et Viktor Iouchtchenko (ci-dessous), l’Ukraine s’est engagée à fournir de l’électricité à la Lituanie dès Janvier 2010. Point de détail : les livraisons devant transiter par le Belarus, le problème de l’augmentation des capacités de transit de ce pays doit encore être réglé.

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A partir du 1er Janvier, la solution principale sera donc d’importer de l’électricité de Russie et de faire tourner à fond les centrales thermiques avec du gaz provenant de … Russie.

Pour le consommateur, le prix du kilowattheure (kWh) d’électricité devrait passer, d’après le Ministre de l’Energie, de 0,358 Litas à 0,449 Litas, soit une augmentation de 28 %.

En ce qui concerne le gaz, le prix du m3 devrait passer de 1,82 à 1,87 Litas (pour une consommation inferieure à 500 m3), sachant que prix de vente par la Russie peut s’avérer … fluctuant.

Bonne nouvelle : General Electric va participer à l’agrandissement de la centrale alimentée au gaz d’Elektrenai, l’équipant d’une turbine Frame 9FB qui produit plus d’énergie avec moins de combustible. Entrée en service prévue au second semestre … 2012 pour alimenter 900 000 foyers dans la région.

On rappellera que les négociations d’adhésion de la Lituanie à l’UE ont débuté en Février 2000. Mais la Lituanie ne pense lancer l’appel d’offre, pour trouver un investisseur stratégique pour sa nouvelle centrale électrique Ignalina II, qu’au cours de ce mois de Décembre 2009, avec possible signature de l’accord dans la deuxième partie de 2010. On soulignera que la capacité de la nouvelle centrale nucléaire n’est toujours pas fixée. La centrale sera-t-elle opérationnelle en 2018 – 2020 ?

Enfin, au risque de me répéter, il ne semble pas qu’en Lituanie les économies d’énergie (même si des campagnes font leur apparition) ou les énergies renouvelables soient déjà des sujets très porteurs.

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04 septembre 2009

Alors, elle vient cette centrale ?! (bis)

1177272190.jpgLe 25 Aout, je rapportais une déclaration du premier Ministre lituanien, Andrius Kublilius, qui avait concédé que la future centrale nucléaire Ignalina II ne serait opérationnelle qu’à partir de 2018 – 2019, et non plus 2015 comme encore annoncé officiellement il y a encore peu.

De leur côté les concurrents, ou plutôt la Russie, ne reste pas inactive.

On sait en effet que la Russie projette de construire une centrale dans l’oblast de Kaliningrad, à Neman (une dizaine de kilomètres à l’est de Sovetsk, sur le Niémen, qui fait à cet endroit office de frontière avec la Lituanie). Cette centrale, construite par Rosatom, d’une puissance de 2 300 mégawatts, sera censée être opérationnelle en 2015. 1/3 de la production serait destinée à la consommation locale, le reste étant proposée à l’exportation. La Russie a donc proposé à l’Allemagne, à la Pologne (!) et à la Lituanie (!!) de participer au projet jusqu'à hauteur de 49 %.

De « l’autre côté », lors de leur récente rencontre à Sotchi, les Présidents russe (Dmitri Medvedev) et bélarusse (Alexandre Loukachenko) ont fait état de progrès dans le projet de construction par …… Rosatom de la première centrale nucléaire bélarusse. Celle-ci devrait être implantée à Ostroviets (Astraviec / Astravas), à … 17 km de la frontière lituanienne, donc à environ 40 km de Vilnius ! La puissance prévue sera de 2 400 mégawatts, le premier réacteur devant entrer en service en 2016 et le second en 2018.

Si l’on ajoute que la Pologne prévoit de construire sa propre centrale à l’horizon 2020 (il est vrai qu’il faut remplacer ses 94 % d’électricité produite dans les centrales à charbon), la future centrale d’Ignalina (si elle voit le jour) risque d’avoir une production surcapacitaire.

25 août 2009

Alors, elle vient cette centrale ?!

11.jpgS’étant réunis à l’occasion des commémorations de la Voie Balte, les trois Premiers Ministres baltes, Andrus Ansip (Estonie), Valdis Dombrovskis (Lettonie) et Andrius Kubilius (Lituanie) ont réaffirmé leur unité pour continuer à préserver la mémoire historique.

Ils ont profité de leur réunion à Nida pour confirmer leur attachement à la construction d’une nouvelle centrale nucléaire à Ignalina. Mais là, il y a eu quelques bémols à l’unanimité. Tout en réaffirmant que l’Estonie voulait participer au projet, Andrus Ansip a souligné qu’il avait parfois l’impression qu’{ils} perdaient leur temps et qu’il y avait tellement urgence que ce n’était pas le moment de tergiverser! Valdis Dombrovskis a, quant à lui, déclaré que la Lettonie n’avait pas l’intention d’abandonner le projet, ce qui est une nuance dans l’enthousiasme ……

Andrius Kublilius a essayé de calmer ses collègues en certifiant que le business plan, étudié par la société « N M Rothschild & Sons », serait prêt en Décembre. Tiens, Décembre c’est là où Ignalina I doit fermer …… Il a dû toutefois concéder qu’Ignalina II ne serait opérationnelle qu’à partir de 2018 – 2019, et non plus 2015 comme encore annoncé officiellement il y a peu.

On rappellera que la Russie a annoncé qu’elle prévoyait de construire à l’horizon 2015 deux centrales nucléaires, une à Kaliningrad et une autre au Belarus, toutes les deux à quelques kilomètres de la frontière lituanienne.

10 août 2009

Ignalina I, II ou pas du tout ?

nucleaire_1.jpgLe deuxième réacteur de la centrale nucléaire d’Ignalina doit être arrêté, on le sait depuis 1999, d’ici le 31 Décembre 2009. C’est dans 4 mois et 21 jours. Une nouvelle centrale devrait être construite à sa place, en coopération avec la Pologne, la Lettonie et l’Estonie. A ce jour, les appels d’offre pour la construction de la nouvelle centrale ne sont toujours pas lancés.

Le Président lituanien, Dalia Grybauskaitė, a lancé la semaine dernière un pavé dans la mare en déclarant lors d’une conférence de presse : « …… nous devons revoir notre stratégie et réfléchir sur nos choix – le vent, la géothermie, la biomasse, la combustion de déchets ou le nucléaire ». Elle ne faisait là que reprendre les directives de l’Union Européenne, qu’elle connait bien. Elle ajoutait également que la Lituanie devait tenir compte des plans de ses voisins, le Belarus et la région russe de Kaliningrad.

Car, pendant ce temps-là, la Russie ne reste pas inactive. Elle s’est mise d’accord avec le Belarus pour construire, à l’horizon 2016 pour le premier réacteur, 2018 pour le second (donc avant une potentielle Ignalina II), une centrale qui sera implantée dans la région de Grodno (à 70 km de la Lituanie et 20 km de la Pologne !), centrale d’une capacité de 2,4 GW.

Le vice-ministre lituanien de l’énergie, Romas Švedas, s’est donc cru obligé de préciser que la Lituanie présenterait en Septembre à ses partenaires (Pologne, Lettonie, Estonie) les calculs concernant la puissance optimale et maximale de la centrale, les modèles de répartition des actions et les calculs concernant les prix. Et son ministre, Arvydas Sekmokas, d’ajouter que « l’existence même de la centrale ne devrait pas être remise en question ». Mais si le conditionnel est employé, c’est qu’un fort doute subsiste ……

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27 avril 2009

Rencontre des Premiers Ministres baltes sur l’énergie

 

Les premiers Ministres letton (Valdis Dombrovskis – 1ère photo ci-dessous) et estonien (Andrus Ansip – 2ème photo) sont arrivés hier soir à Vilnius pour rencontrer leur homologue lituanien, Andrius Kubilius.

 

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Ils participeront aujourd’hui à une table ronde sur « Le marché commun baltique de l’énergie et l’intégration au marché européen ». Participeront également les ministres de l’économie baltes, polonais, suédois et finlandais, les directeurs des compagnies d’énergie des mêmes pays, et des représentants de la Commission Européenne.

Encore une table ronde sur l’énergie me dira-t-on ! Et l’on n’aura pas tort ……

Alors que le deuxième (et dernier réacteur) de la centrale nucléaire d’Ignalina va fermer dans 8 mois, et que le Ministère de l’Environnement lituanien vient de donner son accord, après étude d’impact, à l’installation d’une nouvelle centrale à Visaginas, la part de production qui reviendra à chacun n’est apparemment toujours pas déterminée et les appels d’offre ne sont pas encore lancés.

 

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En ce qui concerne les ponts électriques, d’une part entre la Lituanie et la Pologne, d’autre part entre la Suède et la Lettonie ou la Lituanie, tout semble au point mort. Cela fait notamment plus de six mois que la Lettonie et la Lituanie se disputent à qui sera le point d’arrivée du pont électrique venant de Suède !

Alors, certes, il faut se réunir, mais ne pas faire que ca ! Il faut prendre des décisions et agir. Espérons donc que cette réunion soit la dernière et que bientôt les pelleteuses vont entrer en action. Car, pendant ce temps-la, « Northstream » avance ……

M’auraient-ils entendu? En tout état de cause, les trois Premiers Ministres se sont mis d’accord cet après-midi pour que pont électrique en provenance de la Suède arrive en …… Lituanie.

 

15 janvier 2009

Le point sur Ignalina II

ignalina-iae_4.jpgDans le cadre des négociations d'adhésion, l'Union européenne avait demandé la fermeture de huit réacteurs nucléaires d'ici 2009 : Bohunice 1 et 2 (Slovaquie), Ignalina 1 et 2 (Lituanie) et Kozloduy 1 à 4 (Bulgarie). Le réacteur n°1 d’Ignalina, mis en service en 1983, fut fermé le 31 décembre 2004. Le réacteur n°2 est en activité depuis 1987 et devrait être fermé le 31 Décembre 2009. Après la catastrophe à la centrale nucléaire de Tchernobyl, les réacteurs d'Ignalina, de type RBMK-1500 (puissance électrique de 1500 mégawatts), ont été bridés à une puissance de 1360 MW.

La Lituanie a accepté de fermer cette centrale pour obtenir son ticket d'entrée dans l'Union européenne. Avant la fermeture du réacteur n°1, la centrale produisait 70 % de l'électricité lituanienne. L'Union européenne a, de son côté, accepté de payer les coûts de démantèlement et des compensations jusqu'en 2013.

La Lituanie, avec ses voisins baltes, la Lettonie et l'Estonie, ainsi qu'avec la Pologne veulent construire une nouvelle centrale nucléaire à l'horizon de 2015, toujours sur le site d’Ignalina. Le problème est que le projet a pris du retard et, aujourd’hui, à moins d’un an de la fermeture du deuxième réacteur, les experts estiment que la future nouvelle centrale ne pourra commencer à fonctionner que dans les années 2017-2020. Si les choses évoluent.

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Car le projet en question n’est toujours pas bouclé, comme l’a mis en exergue la rencontre, hier mercredi 14 Janvier, du Premier ministre polonais, Donald Tusk, avec son homologue lituanien, Andrius Kubilius. Si la Pologne a bien confirmé son intérêt à participer au projet, c’est sous « certaines conditions ». « Il faut que la centrale ait une capacité de plus de 3.000 mégawatts, et que la Pologne en obtienne quelque 1.000 mégawatts », a déclaré M. Tusk lors d'une conférence de presse conjointe avec M. Kubilius. « Sinon, ce sera non », a-t-il ajouté.

C’est que le déclin de la production de gaz, la hausse de la demande et la crise récurrente qui oppose Kiev et Moscou ont redonné un coup de pouce à l’alternative nucléaire.

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La Slovaquie, très affectée par le bras de fer russo-ukrainien, puisqu’elle dépend à 98% des hydrocarbures russes, s’est dite le 13 Janvier tentée de réactiver son réacteur arrêté fin 2008. Tous les travaux préparatoires de relance du réacteur sont déjà bouclés.

En Pologne, tributaire à 94 % des centrales à charbon pour sa production d’électricité, le chef du gouvernement, Donald Tusk, a annoncé la construction d’«une ou deux» centrales nucléaires d’ici à 2020 (donc a priori outre ou en marge d’Ignalina II). Varsovie aurait déjà entamé des discussions avec la France et la Corée du Sud «pour trouver des technologies les moins chères, les plus sûres et les plus avancées ».

En Estonie, le Conseil estonien de recherche et de développement, dirigé par le Premier ministre Andrus Ansip, a adressé une recommandation au gouvernement afin que celui-ci ajoute à la liste des priorités du programme énergétique national l’éventualité de doter le pays d’une centrale nucléaire. Cette centrale, dotée de réacteurs de puissance moyenne, serait vraisemblablement de type Iris, technologie américaine en cours d’élaboration, disponible sur le marché au plus tôt en 2018. Une date de mise en service antérieure à 2028 ne pourrait alors être sérieusement envisagée pour des raisons techniques.

On le voit, devant le sur-place du projet Ignalina II, d’autres projet partent dans tous les sens et pourraient mettre en péril le projet commun initial. Mais la question de base reste posée : « Sans électricité d'origine nucléaire et sans gaz russe, on se chauffe comment à partir du 1er Janvier 2010 ? »

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09 octobre 2008

12 Octobre: referendum sur la centrale d’Ignalina

arton441.jpgCe dimanche 12 Octobre, parallèlement au premier tour des élections législatives, il sera également organisé en Lituanie un referendum sur la centrale d’Ignalina. Les Lituaniens auront à répondre à la question : « Approuvez-vous le fait que le centrale d’Ignalina continue à fonctionner jusqu'à ce qu’une nouvelle centrale soit construite ? ». Le gouvernement actuel souhaiterait prolonger ce fonctionnement au moins jusqu’en 2012, date à laquelle on suppose que des ponts électriques avec la Suède et avec la Pologne permettraient à la Lituanie de recevoir de l’électricité du reste de l’Europe.

Une majorité de votants devraient voter en faveur d’un report de la fermeture. Lors d’un sondage effectué par l’institut Apklausos fin Aout, 74 % des personnes interrogées étaient pour, 10 % contre et 15 % indécises.

Le problème n’est toutefois pas si simple. Tout d’abord, ce referendum, qui n’est que consultatif, devrait voir la participation de 50 % des 2,68 millions d’inscrits pour être validé. Compte tenu de la tendance abstentionniste actuelle, c’est loin d’être acquis.

Ensuite, la Commission de Bruxelles, qui a déjà opposé une fin de non recevoir à la demande de prolongation, a rappelé que l’accord de fermeture de la centrale au 31 Décembre 2009 n’était pas un accord bilatéral mais était inscrit dans le traité d’adhésion ; tout changement devrait donc être ratifié par les Parlements des 27 Etats membres de l’UE, ce qui est virtuellement impossible. En outre, l’UE a déjà rejeté dans le passé une demande semblable de la Bulgarie, qui voulait prolonger la durée de vie de sa centrale de Kozloduy.  

Le Président Valdas Adamkus lui-même a traité ce referendum de malhonnête car il était une tentative de convaincre les électeurs que la Lituanie pouvait renier sa parole. Il a indiqué qu’il voterait blanc car « la Lituanie doit respecter ses engagements internationaux ».

Quels que soient son résultat et sa validité, ce referendum, à mon sens, ne changera rien, car je n’imagine pas Bruxelles revenir sur cet accord, elle l’a maintes fois répété. La Lituanie a manqué d’anticipation ; on sait depuis 1999 qu’Ignalina devait fermer au 31 Décembre 2009. A ce jour, en Octobre 2008, soit 9 ans plus tard, les appels d’offres ne sont toujours pas lancés. Les accords sur les ponts électriques tardent eux aussi à être finalisés (la Lituanie et la Lettonie se disputent actuellement « l’honneur » d’être le point d’arrivée du câble en provenance de Suède ; comme des gamins sur un tas de sable, disait récemment un ministre suédois……). Dans les années à venir, la Lituanie va donc être encore plus dépendante du gaz russe, lequel lui est déjà vendu au prix fort.      

 

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24 septembre 2008

La Lituanie, Etat le plus corrompu de l’UE ?

billet-500-euros.jpgLa corruption est l’abus d’un pouvoir qui vous a été confié à des fins financières personnelles. L’organisation Transparency International publie chaque année un tableau de la perception qu’ont les citoyens de 180 Etats sur la corruption dans leur pays.

Dans la livraison 2008, la Lituanie est un des plus mal classés de l’Union Européenne. Cela serait dû (c’est du moins ce qu’explique la section locale de Transparency International) aux conditions d’attribution, qualifiées d’opaque du consortium public-privé LEO LT mis en place pour piloter la construction de la future centrale nucléaire d’Ignalina II. Le Premier ministre, Gediminas Kirkilas, a vivement réagi, expliquant que ce sont les détracteurs du projet qui avaient alimenté les présomptions de corruption et que Transparency International avait toujours été hostile à son action.

Quelques extraits du classement :

1- Danemark

   Nelle Zélande

   Suède

4- Singapour

5- Finlande

   Suisse

 

23- France

27- Estonie

 

52- Lettonie

58- Lituanie

     Pologne

     Turquie

70- Roumanie

72- Bulgarie

 

147- Russie

151- Belarus

 

180- Somalie

 

La totalité du classement peut être consultée sur :

http://www.transparency.org/news_room/in_focus/2008/cpi20...

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