11 février 2010
11 Février 1945: les accords de Yalta
Le 11 Février 1945 étaient signés, au Palais de Livadia (photo in fine), près de la station balnéaire de Yalta en Crimée, les Accords de Yalta après un sommet de 8 jours entre Joseph Staline (U.R.S.S.), Franklin D. Roosevelt (Etats-Unis) et Winston Churchill (Grande-Bretagne) (de droite à gauche sur la photo ci-dessous).
Parmi les décisions adoptées, on mettra en exergue :
# La destruction du militarisme allemand et la division de l’Allemagne en trois zones d’occupation;
# L’organisation d’élections libres dans les Etats européens libérés (on sait ce qu’il en est advenu) ;
# Le déplacement de la Pologne vers l’ouest par l’attribution de territoires pris sur l’Allemagne, en compensation de territoires cédés à l’URSS à l’est ;
# L’organisation d’une conférence, en l’occurrence à San Francisco (25 Avril – 26 Juin 1945), mettant sur pied l’Organisation des Nations Unies (qui est à Yalta le dossier majeur de Roosevelt).
On notera qu’au moment de Yalta, les troupes soviétiques étaient à 100 km de Berlin, alors que les Anglo-américains n’avaient pas encore passé le Rhin, ce qui plaçait Staline en position de force. En outre, le Président américain Roosevelt était déjà malade (il décèdera 2 mois plus tard, le 12 Avril 1945) et fit preuve d’une grande naïveté en prêtant à Staline des valeurs morales !
En effet, dans une déclaration proposée par Roosevelt il est dit que, dans chacun des pays libérés, des gouvernements provisoires seraient constitués qui auraient la forme et la politique que chacun de ces États souhaiterait. Il est aussi dit que des élections libres auraient lieu dans chacun de ces pays libérés. Cet article est une grande preuve de naïveté de la part de Roosevelt qui se félicite d’avoir donné une tonalité morale aux accords de Yalta. Par cynisme ou lassitude, Staline approuvera tout sans broncher, sachant pertinemment que, par exemple, il ne lâcherait jamais la Pologne.
La Conférence de Postdam (17 Juillet – 2 Aout 1945) réunira de nouveau les trois allies, Harry S. Truman ayant remplacé Roosevelt), afin d’éclaircir certains points jugés comme flous dans les accords de Yalta. Mais la guerre froide est déjà lancée ……
C’est à la Conférence de Téhéran (28 Novembre – 1er Décembre 1943) qu’avait déjà été décidée l’annexion de Königsberg par l’Union soviétique. Dans l’extrait de la conférence de Yalta non disponible au public, on constate que l’U.R.S.S. obtient l’adhésion de deux républiques fédérées à l’ONU : la Biélorussie et l’Ukraine. Celle de la RSS de Lituanie est refusée, ce qui prouve que les anglo-américains ont de facto entériné l’occupation des Etats Baltes par l’U.R.S.S. de Juin 1940.
A méditer 65 ans après, quand les « grands » de l’Union européenne s’irritent de ces « petits » Etats Baltes, mais aussi de la Pologne, qui voudraient les empêcher de commercer tranquille avec la Russie.
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11 octobre 2009
La Lettonie et les législatives britanniques
A l’approche lointaine des élections législatives à la Chambre des Communes britanniques (prévues avant Juin 2010), le paysage politique est déjà animé en Grande-Bretagne. D’une façon surprenante, la Lettonie vient d’y faire une entrée remarquée.
Le 1er octobre, David Miliband (ci-dessous), Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères dans le gouvernement travailliste de Gordon Brown, a attaqué le Parti Conservateur de David Cameron sur ses liens avec le parti letton « Pour la Patrie et la Liberté » (Tēvzemei un Brīvībai = TB/LNNK), accusé, je cite, de soutenir la marche annuelle à Riga des vétérans lettons qui ont servi dans les Waffen SS. Miliband ajoutait : « Ça me rend malade ».
Le Centre Simon Wiesenthal, publiant un commentaire dans The Guardian, ajoutait qu’il ne s’agissait pas seulement de nostalgie de la part de TB/LNNK, mais d’ « un plan insidieux afin de gagner la reconnaissance d’une version déformée de l’histoire européenne, visant à mettre sur un pied d’égalité communisme et nazisme ».
Le Groupe des conservateurs et des réformateurs européens, dit groupe antifédéraliste, a été créé au Parlement européen le 22 Juin 2009 par les Conservateurs britanniques et regroupe 54 élus (les 26 conservateurs et unionistes britanniques, les 15 Polonais de Droit et justice (PiS), les 9 ODS tchèques de Mirek Topolánek, un Belge, Jean-Marie Dedecker, un Hongrois du Forum démocrate hongrois, un Letton de Pour la Patrie et la Liberté, un Lituanien de l’Action Électorale Polonaise de Lituanie - Lietuvos lenkų rinkimų akcija , LLRA et un Néerlandais de l'Union chrétienne).
Le député européen Letton en question est Roberts Zīle, président et seul élu du parti Tēvzemei un Brīvībai au Parlement européen (ci-dessous). C’est un mouvement letton d’indépendance nationale, souverainiste, bien connu pour ses prises de positions antirusses. Le 2 Octobre, Roberts Zīle soulignait que son parti n’avait jamais défendu les crimes nazis, ni glorifié les unités militaires du régime d’Hitler, mais simplement rendu hommage aux soldats lettons qui avaient combattu pendant la Seconde Guerre mondiale.
Cette polémique, consistant à « dénoncer la résurgence du nazisme dans les Etats Baltes », est une constante de la politique russe actuelle, relayée une fois par semaine par l’agence RIA-Novosti. Il n’est pas sûr qu’en reprenant les mêmes arguments le Parti Travailliste britannique, donné largement perdant des prochaines législatives, regagne la confiance des électeurs. En attendant, les relations diplomatiques entre la Grande-Bretagne et la Lettonie se sont tendues, au point que David Miliband a dû « se fendre » d’un coup de téléphone à son homologue letton, Māris Riekstiņš, le 3 Octobre.
14:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : grande-bretagne, lettonie, miliband, zile, centre wiesenthal, parlement europeen
18 août 2009
Les pays amis et hostiles de la Lituanie
L’institut « Prime consulting » a effectué du 10 au 12 Aout 2009 un sondage auprès de 500 Lituaniens des grandes villes, afin de savoir quels étaient, d’après eux, les pays les plus amis et les pays les plus hostiles de la Lituanie. Voici les résultats :
Les pays amis :
Grande-Bretagne : 23,4 %
Irlande : 20,8 %
Lettonie : 17,4 %
Etats-Unis : 15 %
Pologne : 12,8 %
Les pays hostiles :
Russie : 81,4 %
Belarus : 10,4 %
Pologne : 3 %
Irak : 0,4 %
Etats-Unis : 0,2 %
Afghanistan : 0,2 %
13:10 Publié dans Lituanie | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : lituanie, amis, hostiles, grande-bretagne, russie










