11 octobre 2009

La Lettonie et les législatives britanniques

lv.pngA l’approche lointaine des élections législatives à la Chambre des Communes britanniques (prévues avant Juin 2010), le paysage politique est déjà animé en Grande-Bretagne. D’une façon surprenante, la Lettonie vient d’y faire une entrée remarquée.

Le 1er octobre, David Miliband (ci-dessous), Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères dans le gouvernement travailliste de Gordon Brown, a attaqué le Parti Conservateur de David Cameron sur ses liens avec le parti letton « Pour la Patrie et la Liberté » (Tēvzemei un Brīvībai = TB/LNNK), accusé, je cite, de soutenir la marche annuelle à Riga des vétérans lettons qui ont servi dans les Waffen SS. Miliband ajoutait : « Ça me rend malade ».

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Le Centre Simon Wiesenthal, publiant un commentaire dans The Guardian, ajoutait qu’il ne s’agissait pas seulement de nostalgie de la part de TB/LNNK, mais d’ « un plan insidieux afin de gagner la reconnaissance d’une version déformée de l’histoire européenne, visant à mettre sur un pied d’égalité communisme et nazisme ».

Le Groupe des conservateurs et des réformateurs européens, dit groupe antifédéraliste, a été créé au Parlement européen le 22 Juin 2009 par les Conservateurs britanniques et regroupe 54 élus (les 26 conservateurs et unionistes britanniques, les 15 Polonais de Droit et justice (PiS), les 9 ODS tchèques de Mirek Topolánek, un Belge, Jean-Marie Dedecker, un Hongrois du Forum démocrate hongrois, un Letton de Pour la Patrie et la Liberté, un Lituanien de l’Action Électorale Polonaise de Lituanie - Lietuvos lenkų rinkimų akcija , LLRA et un Néerlandais de l'Union chrétienne).

Le député européen Letton en question est Roberts Zīle, président et seul élu du parti Tēvzemei un Brīvībai au Parlement européen (ci-dessous). C’est un mouvement letton d’indépendance nationale, souverainiste, bien connu pour ses prises de positions antirusses. Le 2 Octobre, Roberts Zīle soulignait que son parti n’avait jamais défendu les crimes nazis, ni glorifié les unités militaires du régime d’Hitler, mais simplement rendu hommage aux soldats lettons qui avaient combattu pendant la Seconde Guerre mondiale.

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Cette polémique, consistant à « dénoncer la résurgence du nazisme dans les Etats Baltes », est une constante de la politique russe actuelle, relayée une fois par semaine par l’agence RIA-Novosti. Il n’est pas sûr qu’en reprenant les mêmes arguments le Parti Travailliste britannique, donné largement perdant des prochaines législatives, regagne la confiance des électeurs. En attendant, les relations diplomatiques entre la Grande-Bretagne et la Lettonie se sont tendues, au point que David Miliband a dû « se fendre » d’un coup de téléphone à son homologue letton, Māris Riekstiņš, le 3 Octobre.

18 août 2009

Les pays amis et hostiles de la Lituanie

sondage.gifL’institut « Prime consulting » a effectué du 10 au 12 Aout 2009 un sondage auprès de 500 Lituaniens des grandes villes, afin de savoir quels étaient, d’après eux, les pays les plus amis et les pays les plus hostiles de la Lituanie. Voici les résultats :

Les pays amis :

Grande-Bretagne : 23,4 %

Irlande : 20,8 %

Lettonie : 17,4 %

Etats-Unis : 15 %

Pologne : 12,8 %

Les pays hostiles :

Russie : 81,4 %

Belarus : 10,4 %

Pologne : 3 %

Irak : 0,4 %

Etats-Unis : 0,2 %

Afghanistan : 0,2 %