21 septembre 2009

Manœuvres de grande envergure aux portes des Etats Baltes

rus_bel.jpgDepuis le mois de Juin, une série d’exercices militaires à grande échelle se déroulent au nord-ouest de la Russie, au Bélarus et en Mer Baltique. L’objectif principal officiel est de tester le nouveau système de commandement en cours de création dans le cadre de la réforme militaire russe (passage d’une structure à 4 niveaux à une structure à 3 niveaux : district militaire / commandement opérationnel / brigade).

Du 10 Aout au 28 septembre, l’exercice Ladoga-2009 concerne toutes les unités du district militaire de Leningrad*, plusieurs unités du district militaire de Sibérie, des troupes de l’intérieur et des garde-frontières, ainsi que les flottes du Nord et de la Baltique.

*Les forces terrestres russes sont organisées en six districts militaires : Moscou, Leningrad, Nord-Caucase, Oural, Sibérie et Extrême-Orient

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Du 8 au 28 Septembre, la Russie et le Bélarus effectuent des manœuvres conjointes d’une envergure encore plus grande, Zapad-2009 (= Ouest-2009), menées avec des effectifs et un arsenal très importants : 12 600 militaires (dont 6 500 Belarusses), plus de 220 chars, près de 470 véhicules blindés, 230 pièces d’artillerie, des navires de guerre des flottes du Nord, de la Baltique et de la Mer Noire, ainsi que 60 avions et 40 hélicoptères et les services spéciaux. Le communiqué du Ministère russe de la Défense précise que les troupes des chemins de fer participeront aux deux exercices, Ladoga et Zapad, ainsi que la 20ème Armée du District de Moscou et la 98ème Division Parachutiste. L’objectif de ces manœuvres réside dans « les préparatifs en cas de menace contre la stabilité stratégique dans la région de l’Europe orientale ». (Source : RIA-Novosti). Elles testeront également la capacité des structures militaires de la Russie et du Belarus à travailler ensemble.

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Les manœuvres navales réuniront des navires de guerre, l’aviation maritime et des unités de fusiliers marins, avec les navires de débarquement des flottes du Nord et de la Mer Noire.

Pour mémoire, un exercice Caucase-2009 avait eu lieu du 29 Juin au 10 Juillet, impliquant les brigades du district du Nord-Caucase, la flotte de la Mer Noire et la flottille de la Caspienne.

D’après le général Nikolai Makarov, Chef d’Etat-major des Armées russe (ci-dessous), ces trois exercices concerneront au total 60 000 militaires.

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Des exercices de cette ampleur sont exceptionnels. L’envergure de Zapad-2009 n’est pas sans rappeler celle des manœuvres soviétiques Zapad-81 (2 au 12 septembre 1981 en Pologne) qui portaient sur l’offensive des forces soviétiques et alliées en cas d’une éventuelle guerre avec l’OTAN. Un seul autre exercice Zapad avait eu lieu au printemps 1999 ; il avait montré que les forces russes conventionnelles ne pourraient arrêter une offensive de l’OTAN qu’en recourant à l’armement nucléaire.

Le Premier Ministre lituanien, Andrius Kubilius, s’était ému, vendredi dernier, du fait que l’annonce par le Président Obama du non déploiement du bouclier anti-missile en Europe Centrale ait été faite le jour même du début effectif de la manœuvre Zapad-2009.,dont le centre opérationnel est au camp d’Abuz-Lyasnowski, près de Baranavichy, à une centaine de kilomètres des frontières lituaniennes et polonaises.

02 février 2009

Faut-il craindre l’armée russe ?

Des généraux russes ont annoncé, sous couvert d’anonymat, la suspension du déploiement des missiles Iskander dans la région de Kaliningrad, à condition que les Etats-Unis renoncent à l’implantation d’éléments de l’ABM en Europe, indiquaient jeudi dernier les quotidiens Nezavissimaïa gazeta et Gazeta.ru.. Aussitôt les medias occidentaux n’ont pas tari d’éloges sur la volonté de paix des dirigeants russes. Pourtant, le président Dmitri Medvedev avait bien annoncé officiellement, le 5 Novembre dernier (moins de 24 heures après l’élection de Barak Obama), que des missiles Iskander-M pourraient être déployé à Kaliningrad en réponse à l’installation du système A.B.M. en Pologne et en République Tchèque.

Que signifie ce revirement possible ? Quel est le risque réel présenté par l’armée russe ? Voici mon analyse personnelle.

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