22 octobre 2009

Classement mondial RSF de la liberté de la presse

imgarticle_20060328093404.jpgComme chaque année, l’organisation Reporters sans frontières vient de publier son classement mondial de la liberté de la presse. 40 critères, dont certains sont obligatoirement subjectifs, sont pris en compte dans l’établissement de ce classement ; ils sont donnés sur http://www.rsf.org/IMG/pdf/quest_fr.pdf .

Il est donné ci-dessous le classement des dix premiers, et le classement des Etats Baltes, de leur environnement et de quelques Etats-témoins. Le classement complet et l’analyse sont donnés sur http://www.rsf.org/fr-classement1001-2009.html.

1er ex- Danemark, Finlande, Irlande, Norvège, Suède

6 - Estonie

7 ex- Pays-Bas, Suisse

9 – Islande

10 - Lituanie

13 – Lettonie

18 – Allemagne

20 – Etats-Unis, Grande-Bretagne

37 – Pologne

43 – France

68 – Bulgarie (dernière de l’UE)

151 – Bélarus

153 – Russie

168 – Chine

175 – Erythrée (dernière)

14 octobre 2009

La cote de popularité du Président Dalia Grybauskaitė

Voila 100 jours que Mme Dalia Grybauskaitė est arrivée à la Présidence de la République lituanienne. Une occasion pour le magazine « Veidas » de publier un sondage, effectué par le centre « Vilmorus » sur sa cote de popularité.

A son entrée en fonction, Mme Dalia Grybauskaitė recueillait 86,4 % d’opinions favorables. 100 jour apres, le chiffre est de 87 %, soit stable (+ 0,6 %).

A titre de comparaison, son prédécesseur, M. Valdas Adamkus, lors de son premier quinquennat, recueillait 64,3 % d’opinions favorables à son entrée, et 77,4 % après 100 jours (+ 13,1 %).

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11 octobre 2009

La Lettonie et les législatives britanniques

lv.pngA l’approche lointaine des élections législatives à la Chambre des Communes britanniques (prévues avant Juin 2010), le paysage politique est déjà animé en Grande-Bretagne. D’une façon surprenante, la Lettonie vient d’y faire une entrée remarquée.

Le 1er octobre, David Miliband (ci-dessous), Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères dans le gouvernement travailliste de Gordon Brown, a attaqué le Parti Conservateur de David Cameron sur ses liens avec le parti letton « Pour la Patrie et la Liberté » (Tēvzemei un Brīvībai = TB/LNNK), accusé, je cite, de soutenir la marche annuelle à Riga des vétérans lettons qui ont servi dans les Waffen SS. Miliband ajoutait : « Ça me rend malade ».

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Le Centre Simon Wiesenthal, publiant un commentaire dans The Guardian, ajoutait qu’il ne s’agissait pas seulement de nostalgie de la part de TB/LNNK, mais d’ « un plan insidieux afin de gagner la reconnaissance d’une version déformée de l’histoire européenne, visant à mettre sur un pied d’égalité communisme et nazisme ».

Le Groupe des conservateurs et des réformateurs européens, dit groupe antifédéraliste, a été créé au Parlement européen le 22 Juin 2009 par les Conservateurs britanniques et regroupe 54 élus (les 26 conservateurs et unionistes britanniques, les 15 Polonais de Droit et justice (PiS), les 9 ODS tchèques de Mirek Topolánek, un Belge, Jean-Marie Dedecker, un Hongrois du Forum démocrate hongrois, un Letton de Pour la Patrie et la Liberté, un Lituanien de l’Action Électorale Polonaise de Lituanie - Lietuvos lenkų rinkimų akcija , LLRA et un Néerlandais de l'Union chrétienne).

Le député européen Letton en question est Roberts Zīle, président et seul élu du parti Tēvzemei un Brīvībai au Parlement européen (ci-dessous). C’est un mouvement letton d’indépendance nationale, souverainiste, bien connu pour ses prises de positions antirusses. Le 2 Octobre, Roberts Zīle soulignait que son parti n’avait jamais défendu les crimes nazis, ni glorifié les unités militaires du régime d’Hitler, mais simplement rendu hommage aux soldats lettons qui avaient combattu pendant la Seconde Guerre mondiale.

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Cette polémique, consistant à « dénoncer la résurgence du nazisme dans les Etats Baltes », est une constante de la politique russe actuelle, relayée une fois par semaine par l’agence RIA-Novosti. Il n’est pas sûr qu’en reprenant les mêmes arguments le Parti Travailliste britannique, donné largement perdant des prochaines législatives, regagne la confiance des électeurs. En attendant, les relations diplomatiques entre la Grande-Bretagne et la Lettonie se sont tendues, au point que David Miliband a dû « se fendre » d’un coup de téléphone à son homologue letton, Māris Riekstiņš, le 3 Octobre.

23 septembre 2009

La Bulgare Irina Bokova élue Directeur Général de l’UNESCO

1253644364irinabokova.jpgL’Ambassadeur de Bulgarie en France et auprès de la Principauté de Monaco, S.E. Madame Irina Georgieva Bokova (en Bulgare : Ирина Георгиева Бокова) a été élue hier soir Directeur Général de l’UNESCO. Ou, plus exactement, le Conseil exécutif de l’UNESCO l’a désignée comme celle qui sera proposée comme nouveau Directeur Général de l’UNESCO à la Conférence générale, du 6 au 23 Octobre 2009, et succédera ainsi à M. Koïchiro Matsuura.

Lors du cinquième et dernier tour de scrutin, hier soir 22 Septembre, Madame Bokova a obtenu 31 voix contre 27 au controversé candidat égyptien, Farouk Hosni.

Née le 12 Juillet 1952, Madame Bokova est l'une des personnalités les plus populaires du Parti socialiste (ex-communiste) bulgare. Elle a fait ses études supérieures à Moscou, avant de parfaire son parcours universitaire, avant et après la chute du régime en 1989, aux Etats-Unis, notamment à Harvard. Elle a été premier vice-ministre des affaires étrangères et coordinatrice principale des relations de la Bulgarie avec l'Union européenne de 1995 à 1997, avant de devenir chef de la diplomatie bulgare de Novembre 1996 à Février 1997. Outre Ambassadeur de Bulgarie en France et à Monaco (cf. ci-dessous avec S.A.S. le Prince Albert II), elle est également Délégué Permanent de la Bulgarie à l’UNESCO et auprès de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

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Parlant couramment anglais, espagnol, français et russe, elle est divorcée et mère de deux enfants.

Madame Irina Bokova sera la première femme et la première représentante de l’Europe de l’est à occuper le poste de Directeur Général de l’UNESCO. A mon sens, son élection est une chance pour cette institution mais aussi pour l’Europe car, après l’élection du Polonais Jerzy Buzek à la tête du Parlement Européen, elle montre que l’Europe de l’est ne manque pas de talents. C’est sans doute également une chance pour la Francophonie même si, a priori, la France ne soutenait pas sa candidature. Quant au fait qu’elle soit une femme, ceux qui me connaissent savent que je préfère privilégier la compétence au sexe ou à la couleur de peau ; mais ça prouve au moins que les mentalités évoluent et on ne peut que s’en réjouir.

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19 septembre 2009

La Lituanie et le bouclier antimissile

4.jpgLe Président Barak Obama a renoncé à déployer des éléments du programme National Missile Defence en Europe centrale (radar longue portée en République Tchèque et batterie de 10 missiles antimissiles en Pologne). Mais le programme en lui-même, destiné à protéger les Etats-Unis contre des tirs balistiques notamment de l’Iran, continue et d’ailleurs existe déjà. Car Obama continue à voir « une menace importante » dans les activités balistiques iraniennes. Le changement intervenu serait dû au fait que les Iraniens se seraient concentrés sur des missiles à courte et moyenne portée, plutôt qu’à longue portée. 

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Certains voient dans ce réajustement une concession faite à la Russie. En effet, dès le début, celle-ci voyait (ou feignait de voir) dans ce déploiement une menace contre elle. L’année dernière, le Président russe avait même menacé d’installer des missiles Iskander (ci-dessous) à Kaliningrad, l’enclave russe entre la Pologne et la Lituanie, si le projet américain était mis en œuvre.

En Pologne et en République Tchèque, les réactions sont mitigées. Pour compenser, Obama a promis le déploiement en 2015 de versions terrestres du système antimissile naval Aegis SM-3 dans les deux Etats concernés. En outre, des missiles Patriot pourraient être installés en Pologne. Comme l’a déclaré le Premier Ministre polonais, Donald Tusk, « compte tenu de notre position géographique, nous devrons toujours nous préoccuper de notre sécurité ».

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En Lituanie, on s’inquiète également, par la voix du Premier Ministre Andrius Kubilius, de voir que l’administration américaine semble vouloir désormais privilégier de meilleurs liens avec la Russie, devant les intérêts de ses alliés en Europe de l’est. Le Président Dalia Grybauskaitė rappelait en Juillet, immédiatement après sa prise de fonction, qu’il n’y avait pas, et qu’il n’y aurait pas au mieux avant deux ans, de plan de défense OTAN pour les Etats Baltes. Et l’on s’étonne en outre de l’absence prévue de Barak Obama aux cérémonies du vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin, ce qui pourrait apparaitre comme un autre symbole de son désintérêt pour la « nouvelle Europe ».

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Car, de son côté, Vladimir Poutine a déclaré : « J’espère vraiment qu’après cette décision juste et courageuse, il y en aura d’autres ». On n’est donc pas dans le donnant-donnant. Le problème est en effet que les cercles radicaux russes puissent interpréter la décision du Président américain comme un aveu de faiblesse et appeler le Kremlin à en profiter pour étendre son influence sur les anciens satellites du bloc soviétique.

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18 septembre 2009

Election du Directeur général de l’UNESCO

logo_fr.gifL’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) est une agence spécialisée des Nations Unies née le 16 novembre 1945. Son objectif est de « construire la paix dans l'esprit des hommes à travers l’éducation, la science, la culture et la communication ».

Son Conseil exécutif, qui réunit par rotation 58 des 193 pays membres, est réuni du 7 au 23 septembre et doit – entre autres - désigner, parmi neuf candidats (photo ci-dessous), celui qui sera proposé comme nouveau Directeur général de l’UNESCO à la Conférence générale, du 6 au 23  Octobre 2009, et succédera ainsi à Mr Koïchiro Matsuura.

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Le premier tour de scrutin a eu lieu hier soir, jeudi 17 Septembre. Bien que le scrutin soit censé être confidentiel, on sait que l’Egyptien Farouk Hosni, dont la candidature suscite une controverse en raison de propos juges antisémites, a obtenu 22 voix, donc moins qu’espéré, en tout cas moins que la majorité requise de 30 voix. Sa candidature est soutenue par la Ligue Arabe, l’Union Africaine et (apparemment) la France.

Il a devancé la Bulgare Irina Bokova (8 voix) et la Commissaire européenne autrichienne Benita Ferrero-Waldner, à égalité avec l’Equatorienne Ivonne Baki (7 voix).

La candidate lituanienne, en fait candidate des 3 Etats Baltes, l’Ambassadeur Ina Marčiulionytė (ci-dessous), Délégué permanent de la Lituanie auprès de l’UNESCO depuis Janvier 2003 et vice-président du Conseil exécutif depuis 2007, a obtenu 3 voix.  Ce matin, la presse lituanienne essaye de garder espoir en soulignant qu’en 1987 Fedrico Mayor Zaragoza n’avait lui aussi obtenu que 3 voix au premier tour avant d’être finalement élu Directeur général.

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Le scrutin peut compter jusqu'à 5 tours d’ici mardi 22 Septembre.

15 septembre 2009

Russie: déjà les présidentielles de 2012 !

russie.jpgIl n’y a pas qu’en France que certain(e)s ne pensent qu’à ça ! En Russie aussi, on parle déjà des élections présidentielles de 2012, même si le suspense risque d’être moins intense ……

Rappel des faits. Octobre 1999, Vladimir Poutine, directeur du FSB, qui a travaillé pour le KGB de 1976 à 1991, est nommé Premier Ministre par Boris Eltsine, puis Président par intérim en Décembre, après la démission de celui-ci. En Mars 2000 il est élu Président de la Fédération de Russie, et réélu en 2004. En 2008, respectant, au moinspour les apparences, la Constitution, il désigne le candidat de son parti, Russie Unie, Dmitri Medvedev. Lequel est élu Président et se dépêche de nommer Vladimir Poutine Premier Ministre, celui-ci précisant bien dès le départ qu’il n’excluait pas un retour au plus haut sommet de l’Etat en 2012.

Vendredi dernier, 11 Septembre, Vladimir Poutine a évoqué très clairement l’idée de ce retour en 2012 lors de son rendez-vous annuel avec le « Club Valdaï », groupe de journalistes et d’experts internationaux.

Alors scénario bien huilé, accréditant la théorie que Medvedev n’était qu’un intérimaire ? Théorie renforcée par une réforme constitutionnelle de 2008 qui a fait passer le mandat présidentiel de 4 à 6 ans, à compter du scrutin de 2012. Donc, chronologie-fiction : Poutine revient en 2012 (mais a-t-il réellement passé la main ?), se fait réélire en 2018 comme la Constitution l’y autorise, et termine son « règne » en 2024 à l’âge de 72 ans.

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Mais il y a un hic (?): ce mardi 15 Septembre, devant le même « Club Valdaï », Dmitri Medvedev a déclaré (source RIA-Novosti): « Il y a quelques temps, je n’avais pas l’intention de présenter ma candidature à la présidentielle, mais le sort en a décidé autrement {…} (je) n’exclus toutefois aucune éventualité ».

Alors, je repose ma question : scenario bien huilé, voulant démontrer que la Russie est un Etat réellement démocratique, même si tout est décidé en coulisse ? Ou réelle opposition entre les deux hommes ? Dans une tribune publiée jeudi dernier, le Président Medvedev s’est même livré, pour accréditer cette thèse, à une critique de la Russie, pays jugé « arriéré et corrompu », critiquant « la présence excessive du gouvernement {de Vladimir Poutine} dans la société et l’économie » !

Hélène Blanc, Docteur en Etudes slaves des Langues Orientales et politologue au Centre National de la Recherche Scientifique, écrit : « Ces échanges ne sont que du cinéma pour distraire l’Occident ». On me permettra d’être modestement de son avis.

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11 septembre 2009

Alexandre Lukashenka à Vilnius le 16 Septembre

800px-Flag_of_Belarus_(1991-1995).svg.pngLe Ministère lituanien des Affaires Etrangères a confirmé hier que le Président bélarusse Alexandre Lukashenka (en bélarusse : Аляксандр Рыгоравіч Лукашэнка) se rendra en visite de travail en Lituanie le 16 Septembre.

Pendant cette visite, il rencontrera le Président lituanien, Dalia Grybauskaitė. Il assistera à l’ouverture du Forum économique lituano – bélarusse « Le Belarus et les Etats Baltes : de nouvelles opportunités pour une coopération accrue ». Il inaugurera également l’exposition « Belarus Expo 2009 » qui se tient à Litexpo du 16 au 19 Septembre.

Contrairement à ce qui est écrit ici ou là, ce n’est pas la première visite à l’Ouest du Président bélarusse depuis 10 ans, puisqu’il a rencontré à Rome le 27 Avril 2009 le Pape Benoit XVI et le Président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, ainsi que le Grand-maitre de l’Ordre de Malte. Lukashenka avait rencontré le Président Valdas Adamkus en Novembre 1998 à Medininkai.

Cette semaine, les familles des opposants disparus au Belarus avaient envoyé une lettre au Président Grybauskaitė pour lui demande d’empêcher la venu du « dernier dictateur en Europe » en Lituanie. Car si Lukashenka a plus d’une fois déclaré qu’il entendait coopérer tant avec l’Union Européenne qu’avec la Russie (avec qui les relations semblent d’ailleurs se déliter, les libertés individuelles sont toujours ouvertement bafouées dans son pays (voir à ce sujet http://www.charter97.org/en/news/).

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En Lituanie, on se souvient que le Belarus a été une partie intégrante du Grand-duché de Lituanie de 1240 à 1795, soit plus de cinq siècles ! Loin d'opprimer leurs peuples vassaux, les grands-ducs lituaniens, qui régentent également la majeure partie de l'Ukraine jusqu’en 1569, laissent beaucoup de droits aux Slaves. Ainsi la religion orthodoxe est maintenue et continue à se répandre à l'intérieur du grand-duché, alors que celui-ci est avant tout catholique. Les langues slaves, alors appelées ruthènes, sont employées par l'administration. Il n’est donc pas étonnant que les armoiries du Belarus pré-Lukashenka (ci-dessous) aient une similitude évidente avec le Vytis lituanien.

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475px-Pahonia.svg.png

03 septembre 2009

Le Président lituanien en visite en France

france.jpgMadame Dalia Grybauskaitė s’envole ce soir (Jeudi 3 Septembre) vers Paris, pour ce qui sera son 5ème voyage à l’étranger, après la Suède, la Lettonie, Bruxelles (Commission Européenne) et la Pologne.

Le Président Grybauskaitė sera présente demain vendredi 4 Septembre matin à l’Université d’été du MEDEF (Mouvement des entreprises de France), dont le thème cette année est « A la recherche des temps nouveaux ». Le sujet de l’assemblée plénière de la matinée, où elle interviendra, est « La Liberté, seule valeur impérissable de l’histoire ».

A 17H, elle rencontrera le Président français, Nicolas Sarkozy, au Palais de l’Elysée. Elle s’entretiendra en outre avec la presse.

Ce mois-ci, Mme Grybauskaitė prévoit de se rendre à l’Assemblée générale des Nations Unis à New York, ainsi qu’à la réunion des Chefs d’Etats de l’Union Européenne. En Octobre, elle devrait effectuer des visites en Finlande et en Estonie, et en Novembre en Allemagne.

Au fait, à quand une visite de Président français en Lituanie ? Le dernier fut M. Jacques Chirac le 26 Juillet 2001.

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13 août 2009

Lituanie – Russie: cette fois, c’est la guerre du lait

 

world_cow.jpgLa Russie va suspendre, à partir du 17 Aout, l’importation des produits laitiers de 3 firmes lituaniennes : Pieno Žvaigždės, Žemaitijos Pienas et Rokiskio Pienas. Le porte parole du Service Fédéral russe de Surveillance Vétérinaire et Phytosanitaire a déclaré que la raison était que les autorités lituaniennes avaient omis de contrôler la qualité alors que les exportations augmentaient. Des traces de tétracycline auraient été trouvées dans certains produits (pour savoir ce que c’est : http://fr.wikipedia.org/wiki/T%C3%A9tracycline)

Le Ministère lituanien des Affaires Etrangères estime que cet arrêt des exportations n’a pas de fondement politique.

 

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On voudrait bien le croire. Mais il faut reconnaitre, alors que les camions lituaniens sont toujours bloqués à la frontière entre la Lettonie et la Russie (cf. post de ce matin), qu’il y a souvent des coïncidences troublantes. On se souviendra du boycott de la viande polonaise, du boycott de l’eau et des vins géorgiens, sans parler de l’arrêt total des échanges économiques avec l’Estonie après l’affaire de la statue du soldat de bronze, ou l’oléoduc Druzhba qui s’est mis à fuir malencontreusement après que la Pologne ait racheté la raffinerie de Mazeikių Nafta.

Les services vétérinaires lituaniens ont informé les autorités russes que le lait était sain. Tant pis pour les citoyens russes qui n’en auront plus dans leurs magasins ……

 

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