25 juillet 2008
Belarus: vrai-faux changement ?
Pour qui suit la situation au Belarus, un certain nombre de lignes sont apparemment en train de bouger, mais pas obligatoirement là où les apparences sembleraient le faire croire. Essayons d’y voir un peu plus clair au pays d’Alyaksandr Lukashenka (en bélarusse : Аляксандр Рыгоравіч Лукашэнка, Aljaksandar Ryhoravič Lukašenka – photo ci-contre). Pour cela, il faut remonter au 4 Juillet dernier, lorsqu’une bombe a explosé au cours d’un concert rassemblant environ 500 000 personnes pour célébrer le Jour de l’Indépendance, faisant une cinquantaine de blessés. Dès le lendemain, « Belarus Segodnya », la voix de son maitre locale, suggérait sans ambigüité que l’opposition voulait déstabiliser la situation politique avant les élections législatives du 28 Septembre 2008. De fait, comme je l’avais envisagé ici même, la police a arrêté des centaines d’opposants, pour la plupart par la suite relâchés, mais procédant au passage à un fichage à grande échelle. Rien de bien nouveau de ce côté : en quelque sorte la répression habituelle.
(On notera au passage qu’un sondage est resté peu de temps en ligne sur le site internet de la télévision d’Etat ONT. En effet, sur 810 personnes qui ont eu le temps de répondre, près de 80 % pensaient que l’explosion avait été organisée par les autorités. Ça faisait un peu désordre……)
Plus intéressant est le limogeage le 7 Juillet du Secrétaire du Conseil de Sécurité, Viktar Sheyman, pourtant dernier compagnon de route de Lukashenka depuis 1994 et considéré jusque là comme le numéro 2, et du Chef de l’Administration Présidentielle, Henadz Nyavyhlas. Or, on découvre que les remplaçants, Uladzimir Makay et Yuri Zhadobin, ce dernier étant promu alors qu’il aurait pu être banni en tant que chef du KGB, sont apparemment de bons amis de Viktar Lukashenka, fils ainé du Président (ci-dessous avec son père). Le nouveau chef du KGB (qui, là-bas, porte toujours son ancien nom), Ihar Rachkouski, non issu de ses rangs, est lui aussi présenté comme un ami du fils.

Il n’en reste pas moins que cette nouvelle jeune garde semble être à l’origine d’un certain nombre de décisions visant à rendre le régime un peu plus présentable à l’Ouest :
· Une vague de privatisations sans précédent concernera 519 entreprises d’Etat entre 2008 et 2010, touchant même le secteur énergétique, comme le pipeline Droujba, et le complexe militaro-industriel. L’Etat bélarusse a manifestement besoin d’argent. Mais c’est aussi l’occasion de montrer à l’Ouest un visage autre que celui de l’étatisme à la soviétique.
· Alyaksandr Lukashenka a également surpris son monde en incluant 42 membres de l’opposition au sein des …… 1 430 membres des commissions électorales de district, surveillant les élections du 28 Septembre prochain. C’est une représentation purement symbolique, d’autant plus que les fraudes se passent au niveau des bureaux de vote, mais elle a l’avantage de mettre l’opposition dans l’embarras, opposition divisée entre ceux qui veulent participer aux élections (comme l’Opposition Démocratique Unie) et ceux qui veulent les boycotter.
· Enfin, on a vu à Minsk de célèbres conseillers en image, comme ceux qui ont jadis prodigué leurs services à Margaret Thatcher et au général Pinochet.
Ne nous attendons donc pas à ce que le Belarus quitte de sitôt les « avant-postes de la tyrannie » (nouveau nom de l’axe du mal) où il côtoie l’Iran, le Zimbabwe, le Myanmar, la Corée du Nord et Cuba. Et soyons circonspects quant à l’offensive de charme en cours. Mais, plus que jamais, ce pays et surtout ses habitants méritent qu’on ne les oublie pas.

10:02 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : belarus, lukashenka
19 juillet 2008
Missiles americains en Lituanie? (suite)
On le sait, les Etats-Unis ont l’intention de déployer en Europe de l’est des éléments d’un bouclier de défense antimissile (ABM), officiellement pour parer à d’éventuelles attaques venant d’Iran. Un radar devrait être installé en République Tchèque, mais les négociations s’enlisent en ce qui concerne l’installation de dix missiles intercepteurs en Pologne. (NB : quelques jours après la signature de l’accord USA – République Tchèque, le pipe-line Druzhba s’est mis « malencontreusement » à fuir ; ça ne vous rappelle pas une autre fuite sur ce même pipeline vers la Lituanie ?) Déjà début Juillet, le Secrétaire d’Etat américain, Robert Gates, avait déclaré que la Lituanie serait une bonne alternative à la Pologne. Cette déclaration avait été interprétée comme une sorte de chantage pour contrer les exigences de la Pologne.
Hier, dans une interview à un journal Argentin, le Président Valdas Adamkus, qui est en visite officielle en Amérique du Sud, a déclaré à son tour: « La Lituanie ne mène pas de pourparlers avec les Etats-Unis sur le déploiement du bouclier antimissile sur son territoire. Pourtant, nous sommes convaincus que ce système est important pour la sécurité européenne et internationale. En cas de nécessité, nous sommes disposés à participer avec nos alliés à son déploiement ».
La Russie, qui dès le début s’insurge contre ce déploiement, essayant de faire croire que ce bouclier défensif la menace, voit rouge à l’idée que des missiles puissent être déployée a sa porte, surtout dans un de ses anciennes républiques (soviétiques). Elle avait déjà menacé de déployer ses propres missiles à Kaliningrad.
Gageons que ces fantasmes ne vont pas améliorer les relations russo-lituaniennes qui sont …… perfectibles depuis la récente loi lituanienne mettant sur un pied d’égalité symboles nazis et symboles soviétiques.
19:00 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : abm, usa, lituanie, russie
04 juillet 2008
Bouclier anti missiles: en Pologne ou pas?
Ce vendredi, le Premier Ministre polonais, Donald Tusk (photo ci-contre) a déclaré, lors d’une conférence de presse, que la Pologne n’accueillerait pas sur son territoire la base du bouclier anti-missiles américain aux conditions proposées par les Etats-Unis.
Il a souligné toutefois que Varsovie était prête à poursuivre le dialogue, ajoutant « Nous devons obtenir de Washington les garanties réelles confirmant que le déploiement de la base d’ABM augmentera la sécurité de la Pologne ».
La Missile defense, anciennement National missile defense, appelé communément bouclier antimissile est un système comprenant des radars et des missiles (ci-dessous), et qui a pour but de détecter et de détruire les missiles balistique ennemis dirigés vers le territoire des États-Unis d'Amérique et de certains de leurs alliés (Japon, OTAN entre autres). En fonction depuis novembre 2004, le programme s'étend jusqu'en 2012. Le programme actuel prévoit une centaine d'antimissiles pour pouvoir intercepter une vague d'une vingtaine de missiles balistiques provenant d'Eurasie et notamment d’Iran.

Des discussions sont en cours pour l'installation d'un radar en République Tchèque et d'une dizaine de missiles intercepteurs en Pologne. Il semble en fait que la Pologne souhaite monnayer son accord au prix fort. Il y a quelques jours, le bruit avait même couru que des études étaient envisagées pour installer les missiles en Lituanie, ce qui n’était apparemment qu’une manœuvre des U.S.A. pour forcer la main à la Pologne. Cette manœuvre n’a apparemment pas intimidé la Pologne !

18:59 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : abm, usa, pologne
01 juillet 2008
Cyber attaques contre la Lituanie
Le week-end dernier, des hackers ont attaqué environ 300 sites Internet en Lituanie, dont certains d’institutions gouvernementales, de partis politiques et de sociétés, les remplaçant par des panneaux rouges « ornés » de la faucille et du marteau et de slogans anti-lituaniens (cf. ci-dessous).

Cette attaque n’est pas sans rappeler celle qui avait suivi le déplacement de la statue dite du « soldat de bronze » soviétique à Tallinn (Estonie).
Les autorités lituaniennes ont indiqué que l’attaque provenait d’ordinateurs étrangers et avait vraisemblablement un rapport avec la récente loi bannissant les signes ostensibles nazis et soviétiques. Tout le monde pense bien sûr, comme ça avait été le cas en Estonie, à une action concertée par la Russie qui accuse – entre autres – les Etats Baltes de ne pas reconnaître l’héroïsme des soldats soviétiques pour les libérer du nazisme. Le problème, on en a déjà largement parlé ici, est que cette « libération » coïncide avec le début de 46 ans d’occupation par les mêmes soldats soviétiques, occupation que Moscou refuse toujours de reconnaître.
Lundi, tout était pratiquement rentré dans l’ordre. Mais il devient urgent que le centre OTAN de défense contre les cyber attaques, prévu d’ouvrir à Tallinn en 2009, devienne opérationnel.
10:58 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : cyberattaques, lituanie, estonie, russie
28 juin 2008
François Fillon bientôt à Vilnius?
Monsieur Jean-Louis Borloo, Ministre d'État, ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement et de l'Aménagement durables, était à Vilnius ce vendredi 27 Juin. Il y a rencontré le Premier Ministre, Gediminas Kirkilas, à propos des possibilités de fermeture retardée de la centrale nucléaire d’Ignaligna.
C’est par lui que l’on a appris que le Premier Ministre français, M. François Fillon (photo), viendrait à Vilnius le 18 Juillet, dans la cadre de la Présidence française de l’Union Européenne qui, rappelons-le, débute le 1er Juillet.
Je souligne que j’emploie le conditionnel car, après les deux annulations successives de la visite du Président Sarkozy, on ne peut être sûr de rien dans ce domaine des visites officielles.
09:02 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : lituanie, france, fillon
14 juin 2008
Politiciens lituaniens populaires et impopulaires
Une société lituano-britannique, Baltijos Tyrimai, a effectué, du 23 Mai au 3 Juin, un sondage d’opinion sur les personnalités politiques lituaniennes les plus populaires et celles qui étaient les plus impopulaires.
La plus populaire est Dalia Grybauskaitė (photo), Commissaire européen, 74 % d’opinions favorables, qui, pour la première fois dépasse le Président en exercice, Valdas Adamkus, 70 %. On la donne généralement comme favorite pour les élections présidentielles de 2009. Suivent la Ministre de la Sécurité Sociale et du Travail, Vilija Blinkevičiūtė (59 %) et le Président du Parlement, Česlovas Juršėnas. Le présentateur de télévision Arūnas Valinskas, qui a créé le Parti de la Résurrection Nationale en Mai, fait une entrée remarquée à la cinquième place, recueillant 52 % d’opinions favorables.
A contrario, le plus impopulaire est Viktor Uspaskich (ou bien Viktoras Uspaskichas selon les règles grammaticales lituaniennes), avec 68 % d’opinions défavorables. Il est suivi de Vytautas Landsbergis, père de l’indépendance lituanienne, aujourd’hui député européen (65 %), Rolandas Paksas, ancien Président de la république déchu (60 %), Arturas Zuokas, ancien Maire de Vilnius (58 %) et Gediminas Kirkilas, actuel Premier Ministre (58 %).
A suivre, notamment en vue des élections législatives d’Octobre 2008.
17:23 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : lituanie, politique
24 mai 2008
Sondage en vue des élections législatives lituaniennes
Les élections législatives au Parlement lituanien, unicaméral, auront lieu le dimanche 12 Octobre. La loi électorale de 1996 met en place un système de désignation mixte ; il associe scrutin de liste proportionnelle et scrutin majoritaire à 2 tours. # 71 des 141 sièges sont directement pourvus à la majorité absolue des voix obtenues dans chacune des 71 circonscriptions. Le candidat qui l'emporte est celui qui a obtenu plus de la moitié des voix. Si aucun candidat ne l'emporte, un second tour est organisé entre les deux candidats ayant acquis les meilleurs scores.
# Dans un second temps, les 70 sièges restant sont pourvus en recourant à un système de représentation proportionnelle avec scrutin national de liste dans lequel tous les électeurs lituaniens forment une circonscription unique à multiples sièges.
Depuis le mois de Février, le quotidien Lietuvos Rytas publie des sondages sur la popularité des hommes politiques et des partis. Voici celle des partis politiques, avec le nom de leur leader (sondage effectué entre le 15 et le 18 Mai – Le chiffre entre parenthèses est la variation par rapport au mois d’Avril) :
Tvarka ir teisingumas / R. Paksas (ci-dessus) 14,5 % (-0,7 %)
Tėvynės sajunga / A. Kubilius – V. Landsbergis 12,1 % (+0,7 %)
Darbo partija (V. Uspaskichas) 10,0 % (+1,3 %)
Socialdemokratų partija (G. Kirkilas) 8,6 % (-3,3 %)
Valstiečių liaudininkų sajunga (K. Prunskienė) 5,8 % (-0,9 %)
Naujoji sajunga / socialliberalai (A. Paulauskas) 4,7 % (- 1,4 %)
On notera l’importante chute du parti du chef de gouvernement, les sociaux démocrates, qui était encore en deuxième place le mois dernier. En tout état de cause, compte tenu du système électoral, il devra y avoir de nouveau un gouvernement de coalition.
A noter, ce samedi 24 Mai, la création d’un nouveau parti, « Frontas », par un dissident du Parti social-démocrate, A. Paleckis (ci-dessous). A vrai dire, on ne sait plus très bien combien il y a de partis politiques en Lituanie. Et si vous ne vous y retrouvez pas, ne vous inquiétez pas : moi non plus !

15:57 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lituanie, legislatives, seimas
20 mai 2008
Visites bilatérales : et la Lituanie alors ?!
Si vous êtes un fidèle de ce Blog, vous savez que, il y a quelques semaines, le Président Nicolas Sarkozy avait annulé au dernier moment une visite en Pologne et en Lituanie, prévue les 22 et 23 Avril. La raison officielle invoquée était un long voyage impromptu dans les Antilles pour les obsèques du poète Aimé Césaire. La raison réelle était les relations tendues entre MM. Lech Kaczynski et Donald Tusk, respectivement Président et Premier Ministre polonais. Leur opposition sur la question de savoir qui doit définir la politique extérieure du pays se poursuit en effet depuis plusieurs mois. La Lituanie, qui n’était pour rien dans cette affaire, a été une victime collatérale de cette annulation.
Hier lundi 19 Mai, Mariusz Handzlik, porte-parole du président polonais a annoncé que le Président français se rendra en Pologne mercredi 28 Mai prochain. Je sais par ailleurs qu’il devrait se rendre en Slovaquie à l’issue.
Par ailleurs, toujours hier, c’est Matignon (siège du Premier Ministre français) qui a annoncé que le Premier Ministre français, François Fillon, se rendra ce vendredi 23 Mai au Danemark et en Lettonie.
Ces déplacements s’inscrivent dans le cadre de la préparation de la présidence française de l’Union Européenne, à partir du 1er Juillet prochain.
Mais la Lituanie dans tout ça ? Traitée avec une certaine désinvolture dans le cas de l’annulation du 23 Avril, elle l’est de nouveau aujourd’hui. Je ne suis pas sûr que ce soit la meilleure politique dans le cadre 1) de la présidence française de l’UE, 2) de l’achat potentiel d’une centrale nucléaire. Car la Lituanie a montré récemment, dans le cadre des relations UE – Russie, ce que certains appelleraient sa capacité de nuisance et d’autres sa pugnacité à défendre ses intérêts.
16:11 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : lituanie, pologne, lettonie, sarkozy, fillon
13 mai 2008
A l’est du nouveau
Il ne vous aura certainement pas échappé, même en France, que la Fédération de Russie a changé de Président le 7 Mai. Au moins sur le papier. Car l’actualité y a, a contrario, un petit côté « retour vers le passé » qui fleure bon la Russie soviétique.
Regardez plutôt le défilé commémorant la victoire dans la grande guerre patriotique (sic). Ces portraits de Staline et drapeaux arborant Lénine datent bien du 9 Mai 2008 et non pas de l’époque soviétique ! Staline, combien de millions de morts ? Rappelons que ce défilé presentait du matériel lourd pour la première fois depuis 1990, même s’il faut relativiser puisque le premier vol du « fameux » missile Topol-M date quand même de 1994, ce n’est donc pas une nouveauté.
Autre manifestation de la puissance soviétique, pardon, russe, la parade navale qui a eu lieu le 11 Mai en Crimée, là où est stationnée la flotte russe de la Mer Noire, en vertu d’un accord russo-ukrainien. Là, c’est le Maire de Moscou, Iouri Loujkov (ci-dessous) qui s’est « mis en valeur » en proclamant que l’appartenance de la ville de Sébastopol (Ukraine) serait réglé en s’appuyant sur le droit national de la Russie. En clair, demandant le retour de la ville dans la Fédération de Russie. Comme il s’était déjà « distingué » l’année passée, il est désormais interdit de séjour en Ukraine !
Enfin, cette semaine, c’est le vice-ministre des Affaires Etrangères, Alexandre Grouchko, qui a été chargé de la sortie hebdomadaire contre les Etats Baltes, demandant au Conseil de l’Europe de « mettre fin à la politique d’apartheid de la Lettonie et de l’Estonie à l’égard de la population non-autochtone ». Diantre ! Et moi qui vais vendredi à Riga, vais-je devoir prendre un trolleybus pour allogènes ou aller dans un restaurant réservés aux étrangers ?
Tout se passe en fait comme si les siloviki (Armee, FSB, police) voulaient dès le départ mettre la pression sur le nouveau Président Medvedev pour lui montrer qui commande. Et rappeler aux Russes qu’ils sont entourés d’ennemis redoutables (comme l’Estonie ……), histoire de justifier les restrictions de liberté qu’ils doivent subir.
La photo ci-dessous de la tribune officielle lors du discours du 9 Mai est en l’espèce plus parlante qu’un long discours……
12:08 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
07 mai 2008
7 Mai 2008: avis de non-changement en Russie
Ce 7 Mai, Dmitri Medvedev (ci-contre), ex premier vice-premier Ministre, devient Président de la Fédération de Russie. Vladimir Poutine, Président sortant, devient, lui, Président du Parti présidentiel Russie Unie qui jouit de la majorité constitutionnelle à la Douma (chambre basse du Parlement), sans toutefois être membre du dit-parti !
La Douma devra ensuite approuver la nomination du Premier Ministre, poste auquel est « candidat » Vladimir Poutine.
Question : pensez-vous que ce jeu de chaises musicales apportera du changement dans la politique russe ?
05:14 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : russie, medvedev, poutine







