04 décembre 2009

Russie: déjà les présidentielles de 2012 !

russie.jpgIl n’y a pas qu’en France que certain(e)s ne pensent qu’à ça ! En Russie aussi, les choses s’animent déjà en prévision des futures élections présidentielles de 2012. Et tout ce qui anime, d’une façon ou d’une autre, la Russie intéresse ses voisins.

Hier, 3 Décembre, au cours d’une émission de télé - conférence de presse marathon de 4 heures, l’actuel Premier Ministre, Vladimir Poutine, n’a pas exclu la possibilité de se représenter. Répondant à une question d’un des citoyens triés sur le volet, il a répondu : « Je vais réfléchir, j’ai encore assez de temps ».

Quelques instants après l’émission, le Président actuel, Dmitri Medvedev, actuellement en visite a Rome a déclaré, au cours d’une conférence de presse commune avec Silvio Berlusconi : « Le Premier Ministre Poutine a dit qu’il n’excluait pas cette possibilité et je dis aussi que je ne l’exclus pas ».

Vladimir Poutine, après deux mandats successifs entre 2000 et 2008, et empêché de se représenter une troisième fois consécutivement par la Constitution, n’a jamais fait mystère de son souhait de revenir par la suite au sommet du pouvoir. A un point tel que certains ont souvent qualifié Medvedev de marionnette de Poutine.

Alors, vraie guerre des chefs, histoire de montrer que la Russie est réellement un Etat où les choses se déroulent démocratiquement ? Ou bien scénario bien huilé pour faire croire que la Russie est un Etat démocratique ?

A suivre ……

Au cours des derniers sondages sur la côte de popularité des deux têtes de l’exécutif russe, les opinions positives (a priori en baisse) étaient de 65 % pour Poutine et 51 % pour Medvedev.

(d’après "France Info")

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24 novembre 2009

Faut-il vendre des BPC à la Russie ?

Hier 23 Novembre, le Bâtiment de Projection et de Commandement « Mistral » a accosté lundi matin à Saint-Pétersbourg, au quai du Lieutenant Schmidt, à environ 1 km du musée de l’Hermitage, pour une escale qui durera du 23 au 26 novembre.

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Mais il ne s’agit pas d’une escale classique, avec cocktails et prises d’armes. En effet, en Septembre, le ministère de la Défense de Russie a confirmé que des pourparlers pour l’achat à la France d’un navire de la classe « Mistral » étaient en cours et qu’il était envisagé d’en construire 3 ou 4 autres en Russie. Il en a même été question à la 8ème réunion du Conseil franco-russe de coopération pour la sécurité, au niveau des Ministres des Affaires Etrangères et de la Défense, tenue le 1er Octobre à Moscou.

Un BPC est le plus gros navire de guerre français après le porte-avion. Le BPC permet, dans le cadre de ses missions de projection de forces, la mise en œuvre de chalands de débarquement et d'hélicoptères. D’une longueur de 199,75 m, il déplace 21 239 tonnes  à pleine charge à une vitesse maximale de 18,8 nœuds. Il dispose surtout de 6 spots hélicoptères et peut en emporter jusqu'à 16 dans ses hangars. Pouvant emmener en outre 450 passagers, il dispose d’un hôpital de 19 lits médicalisés, extensibles à 50 et meme d’une salle de sport de 150 m2.

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Selon l'agence de presse RIA Novosti, des essais devraient être réalisés durant l’escale, notamment un appontage de Kamov Ka-52, hélicoptère de combat russe. Si un accord est conclu avec Paris sur ce dossier très politique, le premier navire serait réalisé par les chantiers STX de Saint-Nazaire. Car la Russie souhaiterait acquérir une licence pour réaliser localement les unités suivantes. Il en sera sans doute question lors de la visite à Paris du premier ministre russe, Vladimir Poutine, prévue les 26 et 27 Novembre 2009.

Le choix, exceptionnel, pour la Russie d’acheter du matériel militaire à l’étranger, et a fortiori à un pays de l’OTAN, s’explique par les difficultés de son industrie de défense vieillissante. Et, dans l’absolu, les transferts de technologie seraient modestes dans la mesure où les BPC sont conçus suivant les normes de la marine marchande et faiblement armés. Belle affaire commerciale donc pour la France, pour une vente qui apparait quand même moins dangereuse stratégiquement que de vendre des « Rafales » à la Libye. Et si la France ne remportait pas le contrat, les Espagnols et les Néerlandais sont sur les rangs.

Mais la question qui se pose est l’usage qu’en fera notre remuant voisin. Officiellement, ces navires, destinés à appuyer des opérations de débarquement, de maintien de la paix et de sauvetage, doivent équiper les flottes russes du Nord et du Pacifique. Leur utilisation dans la lutte contre les pirates, au large des côtes somaliennes par exemple, est également évoquée.

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Mais, en Estonie par exemple, on s’inquiète déjà. Car on se souvient de la déclaration récente de l'amiral Vladimir Vyssotski, Commandant en chef de la marine russe : «Dans le conflit en août dernier {contre la Géorgie} un navire comme cela {comme le « Mistral »} aurait permis à la flotte de la mer Noire d’accomplir sa mission en 40 minutes, et non pas 26 heures, ce qui est le temps qu'il nous a fallu ». Et on fait le rapprochement avec le thème de la récentre manœuvre décennale Zapad-09 : après une frappe nucléaire tactique, la Russie et la Biélorussie ont simulé une attaque contre les Etats Baltes par terre et par mer pour délivrer « Kaliningrad assiégée » par l’OTAN.

La France doit-elle participer au réarmement de la Russie pour donner du travail à ses chantiers navals ? Réponse peut-être bientôt.

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Pour tout savoir sur l’escale du « Mistral » à Saint-Pétersbourg :

http://bpcmistral.free.fr/russie2009.htm dont sont extraites les photos illustrant ce post

22 novembre 2009

La popularité des leaders lituaniens

Voici, publiée par le “Lietuvos Rytas” du samedi 21 Novembre, la popularité des principaux leaders lituaniens, mesurée entre le 5 et le 10 Novembre 2009 (pourcentage d’opinions favorables - le chiffre entre parenthèse indique la variation depuis le sondage précédent effectué du 2 au 12 Octobre 2009)

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1 - D. Grybauskaitė (Président de la République) 89,5 % (- 0,1 %)

2 - I. Degutienė (Président du Parlement – ci-dessus) 71,8 % (+ 6,6 %)

3 - A.J. Bačkis (Cardinal) 51,8 % (+ 1,6 %)

4 – V. Uspaskichas (leader Parti du Travail) 42,1 % (+ 10 %)

5 – A. Butkevičius (leader Parti social-démocrate) 35,7 % (- 1,8 %)

15 – A. Kubilius (Premier Ministre) 15,3 % (- 1,4 %)

33 (et dernier) – V. Navickas (Maire de Vilnius – ci-dessous) 3,0 % (- 4,4 %)

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22 octobre 2009

Classement mondial RSF de la liberté de la presse

imgarticle_20060328093404.jpgComme chaque année, l’organisation Reporters sans frontières vient de publier son classement mondial de la liberté de la presse. 40 critères, dont certains sont obligatoirement subjectifs, sont pris en compte dans l’établissement de ce classement ; ils sont donnés sur http://www.rsf.org/IMG/pdf/quest_fr.pdf .

Il est donné ci-dessous le classement des dix premiers, et le classement des Etats Baltes, de leur environnement et de quelques Etats-témoins. Le classement complet et l’analyse sont donnés sur http://www.rsf.org/fr-classement1001-2009.html.

1er ex- Danemark, Finlande, Irlande, Norvège, Suède

6 - Estonie

7 ex- Pays-Bas, Suisse

9 – Islande

10 - Lituanie

13 – Lettonie

18 – Allemagne

20 – Etats-Unis, Grande-Bretagne

37 – Pologne

43 – France

68 – Bulgarie (dernière de l’UE)

151 – Bélarus

153 – Russie

168 – Chine

175 – Erythrée (dernière)

14 octobre 2009

La cote de popularité du Président Dalia Grybauskaitė

Voila 100 jours que Mme Dalia Grybauskaitė est arrivée à la Présidence de la République lituanienne. Une occasion pour le magazine « Veidas » de publier un sondage, effectué par le centre « Vilmorus » sur sa cote de popularité.

A son entrée en fonction, Mme Dalia Grybauskaitė recueillait 86,4 % d’opinions favorables. 100 jour apres, le chiffre est de 87 %, soit stable (+ 0,6 %).

A titre de comparaison, son prédécesseur, M. Valdas Adamkus, lors de son premier quinquennat, recueillait 64,3 % d’opinions favorables à son entrée, et 77,4 % après 100 jours (+ 13,1 %).

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11 octobre 2009

La Lettonie et les législatives britanniques

lv.pngA l’approche lointaine des élections législatives à la Chambre des Communes britanniques (prévues avant Juin 2010), le paysage politique est déjà animé en Grande-Bretagne. D’une façon surprenante, la Lettonie vient d’y faire une entrée remarquée.

Le 1er octobre, David Miliband (ci-dessous), Secrétaire d’Etat aux Affaires Etrangères dans le gouvernement travailliste de Gordon Brown, a attaqué le Parti Conservateur de David Cameron sur ses liens avec le parti letton « Pour la Patrie et la Liberté » (Tēvzemei un Brīvībai = TB/LNNK), accusé, je cite, de soutenir la marche annuelle à Riga des vétérans lettons qui ont servi dans les Waffen SS. Miliband ajoutait : « Ça me rend malade ».

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Le Centre Simon Wiesenthal, publiant un commentaire dans The Guardian, ajoutait qu’il ne s’agissait pas seulement de nostalgie de la part de TB/LNNK, mais d’ « un plan insidieux afin de gagner la reconnaissance d’une version déformée de l’histoire européenne, visant à mettre sur un pied d’égalité communisme et nazisme ».

Le Groupe des conservateurs et des réformateurs européens, dit groupe antifédéraliste, a été créé au Parlement européen le 22 Juin 2009 par les Conservateurs britanniques et regroupe 54 élus (les 26 conservateurs et unionistes britanniques, les 15 Polonais de Droit et justice (PiS), les 9 ODS tchèques de Mirek Topolánek, un Belge, Jean-Marie Dedecker, un Hongrois du Forum démocrate hongrois, un Letton de Pour la Patrie et la Liberté, un Lituanien de l’Action Électorale Polonaise de Lituanie - Lietuvos lenkų rinkimų akcija , LLRA et un Néerlandais de l'Union chrétienne).

Le député européen Letton en question est Roberts Zīle, président et seul élu du parti Tēvzemei un Brīvībai au Parlement européen (ci-dessous). C’est un mouvement letton d’indépendance nationale, souverainiste, bien connu pour ses prises de positions antirusses. Le 2 Octobre, Roberts Zīle soulignait que son parti n’avait jamais défendu les crimes nazis, ni glorifié les unités militaires du régime d’Hitler, mais simplement rendu hommage aux soldats lettons qui avaient combattu pendant la Seconde Guerre mondiale.

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Cette polémique, consistant à « dénoncer la résurgence du nazisme dans les Etats Baltes », est une constante de la politique russe actuelle, relayée une fois par semaine par l’agence RIA-Novosti. Il n’est pas sûr qu’en reprenant les mêmes arguments le Parti Travailliste britannique, donné largement perdant des prochaines législatives, regagne la confiance des électeurs. En attendant, les relations diplomatiques entre la Grande-Bretagne et la Lettonie se sont tendues, au point que David Miliband a dû « se fendre » d’un coup de téléphone à son homologue letton, Māris Riekstiņš, le 3 Octobre.

23 septembre 2009

La Bulgare Irina Bokova élue Directeur Général de l’UNESCO

1253644364irinabokova.jpgL’Ambassadeur de Bulgarie en France et auprès de la Principauté de Monaco, S.E. Madame Irina Georgieva Bokova (en Bulgare : Ирина Георгиева Бокова) a été élue hier soir Directeur Général de l’UNESCO. Ou, plus exactement, le Conseil exécutif de l’UNESCO l’a désignée comme celle qui sera proposée comme nouveau Directeur Général de l’UNESCO à la Conférence générale, du 6 au 23 Octobre 2009, et succédera ainsi à M. Koïchiro Matsuura.

Lors du cinquième et dernier tour de scrutin, hier soir 22 Septembre, Madame Bokova a obtenu 31 voix contre 27 au controversé candidat égyptien, Farouk Hosni.

Née le 12 Juillet 1952, Madame Bokova est l'une des personnalités les plus populaires du Parti socialiste (ex-communiste) bulgare. Elle a fait ses études supérieures à Moscou, avant de parfaire son parcours universitaire, avant et après la chute du régime en 1989, aux Etats-Unis, notamment à Harvard. Elle a été premier vice-ministre des affaires étrangères et coordinatrice principale des relations de la Bulgarie avec l'Union européenne de 1995 à 1997, avant de devenir chef de la diplomatie bulgare de Novembre 1996 à Février 1997. Outre Ambassadeur de Bulgarie en France et à Monaco (cf. ci-dessous avec S.A.S. le Prince Albert II), elle est également Délégué Permanent de la Bulgarie à l’UNESCO et auprès de l’Organisation Internationale de la Francophonie.

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Parlant couramment anglais, espagnol, français et russe, elle est divorcée et mère de deux enfants.

Madame Irina Bokova sera la première femme et la première représentante de l’Europe de l’est à occuper le poste de Directeur Général de l’UNESCO. A mon sens, son élection est une chance pour cette institution mais aussi pour l’Europe car, après l’élection du Polonais Jerzy Buzek à la tête du Parlement Européen, elle montre que l’Europe de l’est ne manque pas de talents. C’est sans doute également une chance pour la Francophonie même si, a priori, la France ne soutenait pas sa candidature. Quant au fait qu’elle soit une femme, ceux qui me connaissent savent que je préfère privilégier la compétence au sexe ou à la couleur de peau ; mais ça prouve au moins que les mentalités évoluent et on ne peut que s’en réjouir.

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19 septembre 2009

La Lituanie et le bouclier antimissile

4.jpgLe Président Barak Obama a renoncé à déployer des éléments du programme National Missile Defence en Europe centrale (radar longue portée en République Tchèque et batterie de 10 missiles antimissiles en Pologne). Mais le programme en lui-même, destiné à protéger les Etats-Unis contre des tirs balistiques notamment de l’Iran, continue et d’ailleurs existe déjà. Car Obama continue à voir « une menace importante » dans les activités balistiques iraniennes. Le changement intervenu serait dû au fait que les Iraniens se seraient concentrés sur des missiles à courte et moyenne portée, plutôt qu’à longue portée. 

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Certains voient dans ce réajustement une concession faite à la Russie. En effet, dès le début, celle-ci voyait (ou feignait de voir) dans ce déploiement une menace contre elle. L’année dernière, le Président russe avait même menacé d’installer des missiles Iskander (ci-dessous) à Kaliningrad, l’enclave russe entre la Pologne et la Lituanie, si le projet américain était mis en œuvre.

En Pologne et en République Tchèque, les réactions sont mitigées. Pour compenser, Obama a promis le déploiement en 2015 de versions terrestres du système antimissile naval Aegis SM-3 dans les deux Etats concernés. En outre, des missiles Patriot pourraient être installés en Pologne. Comme l’a déclaré le Premier Ministre polonais, Donald Tusk, « compte tenu de notre position géographique, nous devrons toujours nous préoccuper de notre sécurité ».

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En Lituanie, on s’inquiète également, par la voix du Premier Ministre Andrius Kubilius, de voir que l’administration américaine semble vouloir désormais privilégier de meilleurs liens avec la Russie, devant les intérêts de ses alliés en Europe de l’est. Le Président Dalia Grybauskaitė rappelait en Juillet, immédiatement après sa prise de fonction, qu’il n’y avait pas, et qu’il n’y aurait pas au mieux avant deux ans, de plan de défense OTAN pour les Etats Baltes. Et l’on s’étonne en outre de l’absence prévue de Barak Obama aux cérémonies du vingtième anniversaire de la chute du mur de Berlin, ce qui pourrait apparaitre comme un autre symbole de son désintérêt pour la « nouvelle Europe ».

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Car, de son côté, Vladimir Poutine a déclaré : « J’espère vraiment qu’après cette décision juste et courageuse, il y en aura d’autres ». On n’est donc pas dans le donnant-donnant. Le problème est en effet que les cercles radicaux russes puissent interpréter la décision du Président américain comme un aveu de faiblesse et appeler le Kremlin à en profiter pour étendre son influence sur les anciens satellites du bloc soviétique.

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18 septembre 2009

Election du Directeur général de l’UNESCO

logo_fr.gifL’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) est une agence spécialisée des Nations Unies née le 16 novembre 1945. Son objectif est de « construire la paix dans l'esprit des hommes à travers l’éducation, la science, la culture et la communication ».

Son Conseil exécutif, qui réunit par rotation 58 des 193 pays membres, est réuni du 7 au 23 septembre et doit – entre autres - désigner, parmi neuf candidats (photo ci-dessous), celui qui sera proposé comme nouveau Directeur général de l’UNESCO à la Conférence générale, du 6 au 23  Octobre 2009, et succédera ainsi à Mr Koïchiro Matsuura.

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Le premier tour de scrutin a eu lieu hier soir, jeudi 17 Septembre. Bien que le scrutin soit censé être confidentiel, on sait que l’Egyptien Farouk Hosni, dont la candidature suscite une controverse en raison de propos juges antisémites, a obtenu 22 voix, donc moins qu’espéré, en tout cas moins que la majorité requise de 30 voix. Sa candidature est soutenue par la Ligue Arabe, l’Union Africaine et (apparemment) la France.

Il a devancé la Bulgare Irina Bokova (8 voix) et la Commissaire européenne autrichienne Benita Ferrero-Waldner, à égalité avec l’Equatorienne Ivonne Baki (7 voix).

La candidate lituanienne, en fait candidate des 3 Etats Baltes, l’Ambassadeur Ina Marčiulionytė (ci-dessous), Délégué permanent de la Lituanie auprès de l’UNESCO depuis Janvier 2003 et vice-président du Conseil exécutif depuis 2007, a obtenu 3 voix.  Ce matin, la presse lituanienne essaye de garder espoir en soulignant qu’en 1987 Fedrico Mayor Zaragoza n’avait lui aussi obtenu que 3 voix au premier tour avant d’être finalement élu Directeur général.

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Le scrutin peut compter jusqu'à 5 tours d’ici mardi 22 Septembre.

15 septembre 2009

Russie: déjà les présidentielles de 2012 !

russie.jpgIl n’y a pas qu’en France que certain(e)s ne pensent qu’à ça ! En Russie aussi, on parle déjà des élections présidentielles de 2012, même si le suspense risque d’être moins intense ……

Rappel des faits. Octobre 1999, Vladimir Poutine, directeur du FSB, qui a travaillé pour le KGB de 1976 à 1991, est nommé Premier Ministre par Boris Eltsine, puis Président par intérim en Décembre, après la démission de celui-ci. En Mars 2000 il est élu Président de la Fédération de Russie, et réélu en 2004. En 2008, respectant, au moinspour les apparences, la Constitution, il désigne le candidat de son parti, Russie Unie, Dmitri Medvedev. Lequel est élu Président et se dépêche de nommer Vladimir Poutine Premier Ministre, celui-ci précisant bien dès le départ qu’il n’excluait pas un retour au plus haut sommet de l’Etat en 2012.

Vendredi dernier, 11 Septembre, Vladimir Poutine a évoqué très clairement l’idée de ce retour en 2012 lors de son rendez-vous annuel avec le « Club Valdaï », groupe de journalistes et d’experts internationaux.

Alors scénario bien huilé, accréditant la théorie que Medvedev n’était qu’un intérimaire ? Théorie renforcée par une réforme constitutionnelle de 2008 qui a fait passer le mandat présidentiel de 4 à 6 ans, à compter du scrutin de 2012. Donc, chronologie-fiction : Poutine revient en 2012 (mais a-t-il réellement passé la main ?), se fait réélire en 2018 comme la Constitution l’y autorise, et termine son « règne » en 2024 à l’âge de 72 ans.

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Mais il y a un hic (?): ce mardi 15 Septembre, devant le même « Club Valdaï », Dmitri Medvedev a déclaré (source RIA-Novosti): « Il y a quelques temps, je n’avais pas l’intention de présenter ma candidature à la présidentielle, mais le sort en a décidé autrement {…} (je) n’exclus toutefois aucune éventualité ».

Alors, je repose ma question : scenario bien huilé, voulant démontrer que la Russie est un Etat réellement démocratique, même si tout est décidé en coulisse ? Ou réelle opposition entre les deux hommes ? Dans une tribune publiée jeudi dernier, le Président Medvedev s’est même livré, pour accréditer cette thèse, à une critique de la Russie, pays jugé « arriéré et corrompu », critiquant « la présence excessive du gouvernement {de Vladimir Poutine} dans la société et l’économie » !

Hélène Blanc, Docteur en Etudes slaves des Langues Orientales et politologue au Centre National de la Recherche Scientifique, écrit : « Ces échanges ne sont que du cinéma pour distraire l’Occident ». On me permettra d’être modestement de son avis.

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