09 mars 2010
8 Mars: au bonheur des ... fleuristes
C’est en 1910, à Copenhague, lors de la deuxième conférence de l’Internationale socialiste des femmes, que l'idée d'une « Journée internationale des femmes » est adoptée, sur une proposition de Clara Zetkin, représentante du Parti socialiste allemand. Cette journée mondiale de manifestations, alors sans date fixée précisément, s’inscrivait alors dans une perspective « socialiste, internationaliste et révolutionnaire ».
C’est le 8 mars 1921 que Lénine décrète la « Journée internationale des femmes ». Lénine est contre le « féminisme » qu’il considère comme une survivance de la bourgeoisie, mais il ne cesse de rappeler l’égalité des hommes et des femmes, comme condition nécessaire du projet communiste. En 1946, les pays d’Europe de l’est récemment passés sous la coupe de la Russie soviétique célèbrent la journée des droits des femmes, souvent à grand renfort de propagande. Ce n’est qu’en 1982 que le gouvernement socialiste de François Mitterrand donne un statut officiel à cette journée en France.
Aujourd’hui, dans l’est de l’Europe, il est reste une tradition d’offrir des fleurs à toutes les femmes de son environnement. Un ami letton me disait toutefois que sa mère estimait qu’en période de crise, il y avait peut-être mieux à offrir …… En attendant, si l’on en croit les photos ci-dessous, les fleuristes de Riga ont dû se frotter les mains (et pas uniquement parce que nous connaissons encore actuellement des températures polaires).
On notera même qu’en Russie, en Ukraine, au Bélarus et en Moldavie, entre autres, la journée est fériée.
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08 mars 2010
Les images de la veille: la Lituanie et la Coupe Davis
Certains auront beau jeu de faire remarquer qu’il ne s’agissait que du premier match du groupe II de la zone Europe/Afrique de Coupe Davis. Certes la Lituanie avait déjà gagné au premier tour l’année dernière contre la Géorgie, avant de se faire laminer par la Slovénie. Mais, cette fois, la Lituanie (3,3 millions d’habitants) a battu la Grande-Bretagne (60 millions d’habitants), au bout du cinquième set du cinquième match.
Le mérite en revient à Laurynas Grigelis (18 ans ½ - ci-dessous) qui a gagné ce cinquième match au bout d’un suspense de 4 heures, mais aussi à Ričardas Berankis (19 ans ½ ) qui a gagné ses deux matchs.
Les spectateurs de la SEB Arena de Vilnius ne s’y sont pas trompés, qui ont repris à la fin de la rencontre « Trys Milionai », l’hymne officieux du sport lituanien, magnifiant le fait qu’un « petit » pays de 3 millions d’habitants peut battre des « grands ». Il est d’ailleurs symptomatique que cette chanson de Marijonas Mikutavičius soit apparue aux Jeux Olympiques de Sydney, où la Lituanie avait frôlé l’exploit, ne s’inclinant que de deux points face aux Etats-Unis lors de la demi-finale de basket.
A noter que le billet pour les trois jours coutait 100 Litas (29 €).
Prochaine rencontre du 9 au 11 Juillet contre l’Irlande.
07:17 Publié dans Vie quotidienne sans importance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lituanie, grand-bretagne, coupe davis, laurynas grigelis, ricardas berankis
06 mars 2010
Court séjour à Plungė
J’étais hier soir (vendredi 5 Mars) à Plungė, pour présenter mon livre « Les Français dans l’histoire de la Lituanie », dans le cadre de la journée de la francophonie, organisée par l’association franco-lituanienne de Plungė. Une exposition photographique de mains d’écrivains a été également inaugurée par l’Attaché Culturel de l’Ambassade de France, Audelin Chappuis.
Plungė est une ville d’environ 23 000 habitants en Žemaitija (Samogitie, une des quatre régions ethnoculturelles de la Lituanie), centre d’un Rajon, dans l’Apskritis de Telšiai. Elle a formé un centre humain indépendant au XVIème siècle et a reçu le droit de Magdebourg le 13 Janvier 1792.
Plungė est notamment célèbre par le château de la famille Oginskis, et notamment de Mykolas Mikalojus Oginskis (1849 – 1902 ci-dessous) qui en racheta les terres à Platon Zubov en 1873 et construisit le château (en bas)e n 1879. Dans les années 1889-1892, une école de musique a fonctionné dans ce château, et le plus célèbre peintre et compositeur lituanien, Mikalojus Konstantinas Čiurlionis (1875-1911) y a fait ses études. Le musée des beaux-arts des Samogitiens y est installé depuis 1994.
En marge de cette soirée francophone sympathique, je suis rentré de Plungė en train (ligne Klaipėda – Vilnius), une première pour moi. Outre un prix modique (46,10 Litas = 13,36 € pour 289 km), ce train est relativement confortable. Dans chaque voiture il y a une chef de voiture qui vérifie les billets avant que vous ne montiez dans le train, règle les éventuels litiges de places et vend café et thé durant le voyage. Moins rapide (encore que……) mais plus convivial qu’un TER.
17:29 Publié dans Lituanie | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : plunge, zemaitija, francophonie

















