18 juillet 2008
17 Juillet 1933: crash du "Lituanica"
Le 15 Juillet 1933, Darius et Girėnas s’élancèrent du Floyd Bennett Field à New York à 6H24 du matin (heure locale) et traversèrent l’Atlantique avec succès. Malheureusement, le « Lituanica » s’écrasa le 17 Juillet à 0H36 du matin près du village de Kuhdamm, alors en Allemagne, aujourd’hui Pszczelnik en Pologne, à 650 km de leur but, Kaunas. Ils avaient effectué un vol de 6 411 km sans escale en 37 heures et 11 minutes, faisant le deuxième plus long vol sans escale de l’histoire en terme de distance. Compte tenu du fait que le vol s’est effectué sans instruments de navigation, mais avec une précision remarquable, et par des conditions météo défavorables, certains experts estiment qu’il égale voire dépasse celui de Charles Lindbergh de 1927.
Les raisons du crash demeurent apparemment mystérieuses. Les pilotes étaient expérimentés, l’avion bien préparé, le moteur tournait lors du crash et il restait du carburant. L’enquête lituanienne conclut à la conjonction du mauvais temps et d’un problème moteur, mais le bruit courut également que l’avion avait été abattu par les Allemands le prenant pour un avion espion (le fait que tout les éléments de l’avion n’aient pas été retournés aux Lituaniens accréditait cette thèse).
En 1934, la communauté lituanienne de Chicago finança un autre vol transatlantique et le pilote lituanien Felix Waitkus, sur le Lituanica II, devient le sixième pilote à effectuer un vol transatlantique en solo.
Darius et Girėnas sont devenus des héros nationaux. Ils sont enterrés au cimetière militaire de Šančiai à Kaunas, ils ornent les billets de 10 Litas (ci-dessous) et les restes du Lituanica sont exposés au Musée de la Guerre.
Steponas Darius (1896 – 1933) est en outre doublement un héro en Lituanie puisqu’on considère que c’est lui qui a introduit le basket-ball dans le pays.

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13 juillet 2008
13 Juillet 1260: bataille de Durbė
L’Ordre Livonien, créé en 1202 à Riga, n’était plus depuis 1237 qu’une branche de l’Ordre Teutonique après la débâcle de Saulė contre les Lituaniens en 1236. Il était en guerre contre les Samogitiens depuis 1253. Ceux-ci entreprirent en 1259 une campagne contre la Fédération de Courlande, regroupant les possessions de l’Ordre Livonien, de l’archevêque de Riga et des évêques de Courlande, Dorpat (actuelle Tartu) et Ősel-Wiek. Réunis au château de Memel (actuelle Klaipėda), les Ordres Teutoniques et Livoniens et leurs alliés (entre autres Suédois, Danois, Vieux-Prussiens) décidèrent de stopper les Samogitiens. La rencontre se fit près de Durbė, 23 km à l’est de Liepaja, dans l’actuelle Lettonie.

Dès le début de la bataille, les Curoniens et les Estoniens abandonnèrent les Teutoniques car ceux-ci n’avaient pas tenu leurs promesses. Après ce désistement, les Teutoniques furent encerclés et subirent de lourdes pertes : 150 chevaliers périrent, y compris le Maitre de Livonie, Burchard von Hornhausen, sans parler de centaines de combattants de moindre rang. Cette bataille de Durbė est considérée comme la plus grande défaite des Teutoniques au XIIIème siècle. C’est elle qui incita les Vieux-Prussiens à se révolter contre les Teutoniques (1260 – 1274).
Les Samogitiens étaient apparemment aux ordres de Treniota (ci-dessous). Celui-ci prétend avoir convaincu son oncle Mindaugas, Roi de Lituanie depuis 1253, de rompre son alliance de circonstance avec les Teutoniques et d’abjurer le christianisme. Ce qui n’empêcha pas Treniota d’assassiner Mindaugas en 1263, d’usurper le trône de Lituanie et de conduire de nouveau le pays vers le paganisme…….

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06 juillet 2008
6 Juillet: Jour de l'Etat lituanien
Le 6 Juillet est un jour férié en Lituanie car c’est le Jour de l’Etat lituanien (Valstybės diena), commémorant le couronnement du Roi Mindaugas le 6 Juillet 1253. On sait peu de chose sur Mindaugas (vers 1203 – 12 Septembre 1263 – ci-contre), sinon qu’à l’occasion d’un traité signé en 1219 par 21 Ducs lituaniens, il était, malgré son jeune âge, parmi les cinq qui avaient préséance sur les autres. Alors Duc des Lituaniens (Lietuvai), il apparaît en 1236 qu’il est devenu le dirigeant de tout le Grand-duché de Lituanie. Etendant son influence en assassinant ses pairs, certains de ceux-ci (notamment Tautvilas, Edivydas et Vykintas, ce dernier ayant été le vainqueur des Chevaliers Livoniens à la bataille de Saulė en 1236) déclenchèrent en 1249 une guerre interne contre Mindaugas en s’alliant aux ….. Chevaliers Livoniens. Mais Mindaugas décide de recevoir le baptême en 1250 ou 1251 et, corrompant le Grand-maître de l’Ordre Livonien, il arrive à se défaire de ses opposants. Après avoir établi le Royaume de Lituanie le 17 Juillet 1251, Mindaugas et son épouse, Morta, sont couronnés au cours de l’été 1253. La date exacte et le lieu sont inconnus, mais la date « officielle » a donc été fixée au 6 Juillet. Mindaugas sera le seul Roi couronné de Lituanie.
La Lituanie connaîtra une période de relative tranquillité pendant 8 ans, Mindaugas ayant cédé quelques territoires de l’ouest à l’Ordre Livonien. Celui-ci profita de cette période pour s’emparer de la Samogitie , ce qui entraîna Mindaugas à rompre la paix et à revenir à ses anciennes croyances païennes. Le 12 Septembre 1263, Mindaugas fut finalement assassiné, pratique assez populaire à l’époque, par son neveu Treniota et par Daumantas, Duc de Nalšia, dont Mindaugas avait voulu épouser la femme! La Lituanie entra alors dans une longue période de désordres.
Ci-dessous, la statue de Mindaugas à Vilnius, érigée pour le 750ème anniversaire de son couronnement.


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05 juin 2008
Sąjūdis a vingt ans
Dans la seconde moitié des années 80, encouragés par la rhétorique de Mikhail Gorbachev, remarquant que la position de Solidarność se renforçait en Pologne, soutenus par le Pape et les Etats-Unis, les mouvements indépendantistes commencèrent à organiser des manifestations publiques dans les trois capitales baltes. Le 3 Juin 1988, des intellectuels lituaniens, communistes et non communistes, formèrent le Groupe d’Initiatives Sąjūdis (en lituanien : Sąjūdžio Iniciatyvinė Grupė), lors d’une réunion à l’Académie des Sciences. Le but était de soutenir le programme glasnost, démocratisation et perestroïka de Gorbachev. Le groupe était constitué de 35 membres, principalement des artistes, dont 17 étaient membres du parti communiste.
Le 24 Juin 1988, la première manifestation de masse de Sąjūdis réunit 100 000 personnes au Parc Vingis à Vilnius. Le 23 Aout 1988, ils furent 250 000 à protester contre le pacte Molotov-Ribbentrop et ses protocoles secrets.
En Octobre 1988, Sąjūdis tint son congrès fondateur à Vilnius et élit un conseil de 35 membres. Vytautas Landsbergis (ci-dessous), un professeur de musicologie, non membre du parti communiste, en fut élu Président.
En Février 1989, Sąjūdis déclara que la Lituanie avec été annexée de force par l’Union soviétique et que le but ultime du mouvement était le retour à l’indépendance.
Le 23 Aout 1989, une chaine humaine de 2 millions de personnes réunit Vilnius et Tallinn via Riga, afin d’attirer l’attention de l’opinion internationale sur les aspirations des Pays Baltes.
En Décembre 1989, le parti communiste de Lituanie fit sécession du parti communiste d’Union Sovietique et accepta d’abandonner le monopole du pouvoir. Aux premières élections libres de Février 1990, Sąjūdis put ainsi obtenir la majorité absolue (101 sièges sur 141) au Conseil suprême de la République Soviétique de Lituanie. Vytautas Landsbergis fut élu Président du Conseil suprême. Cela conduisit à la déclaration d’indépendance du 11 Mars 1990.
Aujourd’hui, Sąjūdis est un parti politique parmi (tant) d’autres. Et comme les opinions publiques sont versatiles, les élections législatives de 1992 ont été remportées par le Parti Démocratique du Travail, qui n’était autre que l’ancien parti communiste.
Pour en savoir plus, lire « Un peuple sort de prison », de Vytautas Landsbergis.
17:38 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sąjūdis, lituanie, histoire
26 mai 2008
26 Mai 1323: les lettres de Gediminas
Il est communément admis que le Grand-duc Gediminas (ci-contre) a créé Vilnius en 1323. C’est en fait une jolie légende que l’on raconte aux touristes, à base de songe, de loup de fer (renvoyant au mythe de la louve de Romulus et Remus) et de grand-prêtre païen, car la réalité est toute autre. En effet, les fouilles effectuées à l’emplacement du Vieil Arsenal ont montré que le site était déjà occupé au 4ème millénaire avant Jésus-Christ, et qu’il y avait des habitants sur la colline dite de Gediminas elle-même au 1er millénaire avant J.C.. Ce qui fait que Vilnius est d’un âge comparable à celui d’Athènes et de Rome. Il a même été retrouvé des restes d’une cathédrale romane datant du temps de Mindaugas (milieu du XIIIème siècle) dans les caves de la cathédrale actuelle.
Né vers 1275, Gediminas devient Grand-duc de Lituanie en 1316. En 1322, il écrit au Pape Jean XXII pour lui annoncer sa volonté d’adopter le catholicisme. Le 25 Janvier 1323, Gediminas envoie une lettre en latin, soulignant qu’elle avait été écrite « dans notre ville de Vilnius » ; c’est ce jour qui est considéré comme la date de naissance de Vilnius.
Le 26 Mai 1323, il envoie plusieurs lettres, cette fois en Lituanien (ce qui en fait les exemples d’écriture manuscrite lituanienne les plus anciens), aux citoyens des villes de Lübeck, Rostov, Sund, Greifswald, Stettin et Gotland, ainsi qu’aux moines des ordres Dominicains et Franciscain, pour les inviter à venir s’installer dans sa nouvelle capitale. Incidemment, il précise qu’il y a déjà dans Vilnius deux églises catholiques, une dominicaine et une franciscaine.
Mais en fait, pour les Teutoniques, cette apparente volonté de conversion n’est qu’une ruse de Gediminas pour accroître sa suprématie et se débarrasser d’eux. On sait que les guerres entre la Lituanie et l’Ordre Teutonique ne cesseront qu’au XVème siècle, notamment grâce à la victoire Lituano-polonaise de Žalgiris (15 Juillet 1410).
Gediminas meurt en Décembre 1341. Au cours de son règne, il a agrandi considérablement le territoire de son état en devenant le maître des duchés de Minsk, Pinsk, Tourov et Vitebsk. Il a annexé aussi la Podlachie orientale et une partie de la Volhynie. Il a étendu l’influence de la Lituanie sur les terres russes (Kiev, Pskov, Novgorod, Tver). Il a empêché l’Ordre teutonique de prendre le contrôle de la Lituanie. Il a établi des relations commerciales avec des villes de Livonie appartenant à la Hanse, comme Riga.
Sur sa statue (ci-dessous), place de la cathédrale à Vilnius, on remarquera que Gediminas tient son épée par la lame et non par la garde, ce qui veut signifier qu’il agit avant tout un homme de paix. C’est indubitablement avec Mindaugas, fondateur de l’Etat lituanien, et Vytautas, dit le Grand, qui a mené le Grand-duché de Lituanie à son apogée (de la Baltique à la Mer Noire), un des plus grands souverains lituaniens.
08:58 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : lituanie, gediminas, vilnius
24 mai 2008
Découvertes archéologiques lituaniennes en Afghanistan
Le décès du Sergent Arunas Jarmalavičius (voir post précédent) est survenu le jour même où rentrait d’Afghanistan une équipe de quatre archéologues lituaniens du Centre de Projets Archéologiques Antiqua. Cette équipe, après un mois de fouilles dans la province de Ghor, suite de fouilles déjà effectuées en 2007, a collecté un certain nombre de témoignages sur les cultures qui prospéraient dans la région il y a des siècles. Le responsable scientifique de la mission, le Professeur Aleksiejus Luchtanas, de l’Université de Vilnius, a précisé que les scientifiques lituaniens avaient découvert neuf lieux archéologiques encore inconnus, certains datant de plusieurs millénaires.
Une des découvertes majeures a été celle de restes d’un monastère bouddhiste, datant des premiers siècles de notre ère, avant que la région ne soit islamisée. Ce monastère avait été creusé à la main dans une falaise surplombant la rivière Harirud et les grottes artificielles ont révélé des témoignages sur la vie quotidienne des moines.
Les archéologues étaient logés et escortés par les troupes ISAF de l’équipe de reconstruction de la province de Ghor, commandée par la Lituanie. Car ce genre de découverte, pour historique quelle soit, dérange certains fanatiques, comme l’avait montré la destruction des Bouddhas de Bâmiyân (ci-dessous) en 2001 par les Talibans.
Le projet Antiqua était soutenu et sponsorisé par le Ministère des Affaires étrangères lituanien, en liaison avec le Ministère afghan de la Culture et de l’Information, qui avait délégué deux archéologues auprès de l’expédition.
11:06 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : lituanie, afghanistan, archeologie
23 mai 2008
Napoléon et Kaunas
Hier Jeudi 22 Mai, j’étais à Kaunas en compagnie de la Conseillère de coopération et d’action culturelle et de l’Attaché défense, tous deux de l’Ambassade de France. Nous avons tout d’abord participé, au Musée de la guerre, à une réunion avec le Président de l’Union des groupes européens d’histoire militaire, un général autrichien en retraite, qui a assuré qu’ils étaient « bien évidemment » prêts à faire une reconstitution du passage du Niémen par la Grande Armée, à l’occasion de son bicentenaire (23-24 Juin 1812).
Ensuite, nous avons pu bénéficier d’une visite privée du Musée de la Guerre sous la conduite de son directeur adjoint M. Arvydas Počiunas. Nous nous sommes bien sûr attardés dans la salle consacrée à la campagne de 1812, remarquant notamment la table sur laquelle l’Empereur a travaillé lors de ses 19 jours passés à Vilnius (photo ci-dessous).
L’après-midi, toujours sous la conduite de M. Počiunas, et accompagnés du Professeur Alvydas Laiškonis qui nous servait d’interprète, nous sommes allés sur le site lui-même du franchissement du Niémen. Sur la photo ci-dessous, un quarteron d’amateurs de la période napoléonienne en Lituanie : de gauche à droite, l’attaché défense, M. Počiunas, moi-même et le Pr Laiškonis.
A noter que ce samedi aura lieu à Kaunas, à partir de 15H, une parade d’unités de reconstitution, entre le Musée de la guerre, la rue Daukantas, l’allée de la Liberté (Laisvės aleja), Vilniaus gatvė et la place de l’Hôtel de ville. Sur cette place aura lieu, à partir de 18H, la reconstitution du soulèvement des troupes de Tadeusz Kościuszko (1746 – 1817) contre les Russes en 1794. On soulignera au passage que Kościuszko était né dans le Grand-duché de Lituanie et que, le 26 août 1792, l'Assemblée législative française lui décernera la citoyenneté française à titre honorifique, en l'honneur de son combat en faveur de la liberté de sa patrie et des idées d'égalité et de liberté.
14:39 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : kaunas, niemen, napoleon
14 mai 2008
14 Mai 1972: in memoriam Romas Kalanta
Le 14 Mai 1972, un étudiant lituanien de 19 ans, Romas Kalanta (ci-contre) s’immole dans un square devant le théâtre de Kaunas, en signe de protestation contre l’oppression de l’occupant soviétique. Il n’a pas choisi le lieu par hasard. C’est en effet dans ce théâtre de Kaunas que le « Parlement » lituanien de 70 députés, élus après des élections truquées les 14 et 15 Juillet 1940 (exemple : 106 % de votants à Pasvalys !), mais aussi des invités (militaires soviétiques, jeunesses communistes, ……) ont proclamé la république socialiste de Lituanie et demandé son rattachement à l’U.R.S.S.. L’inhumation immédiate et en secret de Romas Kalanta par les autorités soviétiques provoqua les 18 et 19 mai 1972 des manifestations contre le pouvoir, les premières de l’U.R.S.S.. Malgré la volonté des autorités de la cacher, la nouvelle de l’immolation parvint à l'Ouest, où elle mit en évidence l’incorporation forcée de la Lituanie à L’Union soviétique. Mais il faudra encore attendre 19 ans pour que la Lituanie retrouve la liberté.
En faut-il du désespoir mais aussi du courage pour se sacrifier ainsi afin d’attirer l’attention sur son pays opprimé ! Au moment où la Russie réécrit l’histoire en remettant en cause l’existence des protocoles secrets du pacte Molotov-Ribbentrop, qui ont fait tomber les Etats Baltes dans 50 ans d’occupation soviétique, Romas Kalanta mérite notre respect.
Ci-dessous, le mémorial à sa mémoire, à l’endroit même où il s’est immolé.
21:31 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : romas kalanta, kaunas, occupation sovietique
16 avril 2008
14 Avril 1917: mort du Dr Zamenhof, créateur de l’esperanto
Eliezer Zamenhof (ci-contre) est né le 15 Décembre 1859 à Białystok, ville de l’ancien Grand-duché de Lituanie (et non pas de Pologne comme le disent faussement certains sites), occupée par la Russie tsariste depuis 1795 (en bélarusse : Беласток, en lituanien : Balstogė). De parents Juifs lituaniens, il est considéré que sa langue maternelle était celle de son père, le Russe, mais il parlait aussi Yiddish avec sa mère. En grandissant, il parlera plus fréquemment le Polonais, mais aussi l’Allemand, son père étant professeur de cette langue, et vraisemblablement le Belarusse. Par la suite, il apprendra le Français, le Latin, le Grec, l’Hébreu et l’Anglais, et montrera de l’intérêt pour l’Italien, l’Espagnol et le Lituanien !
Outre la majorité juive, parlant le yiddish, la population de Białystok était constituée de trois autres groupes ethniques : les Polonais, les Allemands et les Belarusses, lesquels ne cessaient de se haïr. Et Zamenhof supposa que la raison de ces querelles était due à de l’incompréhension engendrée par l’absence d’un langage commun.
Devenu étudiant dans une école secondaire de Varsovie, il fit des tentatives pour créer une sorte de langage international. Mais sa grammaire était trop complexe. Finalement, c’est en 1887, alors qu’il est titulaire d’un doctorat en médecine depuis 1885, que Zamenhof publie, sous le pseudonyme de Doktoro Esperanto (Docteur Espoir), « Lingvo internacia ». Pour lui, cette langue construite ne devait pas être seulement un outil de communication, mais aussi un moyen de diffuser ses idées pour une coexistence pacifique entre les peuples et les cultures. Son décès, à la veille de la révolution russe et de la Première Guerre Mondiale, lui ont évité de voir combien son rêve pouvait être utopique.
De tous les nombreux projets de langues construites internationales ayant vu le jour, l’espéranto est celui qui a remporté le plus de succès, et le seul qui soit quelque peu connu du grand public. C’est le moyen de communication international d’une communauté estimée entre cent mille et deux millions de locuteurs, répartis dans presque tous les pays du monde.
On rappellera que les langues les plus parlées dans le monde sont (en millions de locuteurs):
Chinois mandarin 1 080 millions
Anglais 508
Espagnol 382
Hindi 315
Français 290
Russe 285
07:59 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : zamenhof, esperanto, bialystok
07 avril 2008
Les Amis du Patrimoine Napoléonien
1 - Le recensement, la mise en valeur et la restauration des monuments et des sites historiques des 1er et 2e Empires en France et à l'Etranger ;
2 - la recherche et la préservation d'objets et de documents de cette époque ;
3 - La commémoration et le maintien du souvenir des faits ayant trait à l'histoire de ces périodes ;
4 - L'étude de cette histoire et de la vie de ses personnages.

Ce forum est très vaste et regroupe des personnes fort sympathiques et surtout ayant une très grande connaissance du sujet. J’y ai pris comme pseudo et avatar celui, un peu mégalo, je le reconnais, de Prince Oginski, qui était, comme chacun sait (hum, plutôt « devrait savoir »), le commandant de la garde d’honneur de Vilnius qui a été créée quand l’Empereur Napoléon 1er est entré dans cette ville le 28 Juin 1812.
Car le but à terme serait, à l’instigation de Madame Sylvie Lemasson, Conseillère de Coopération et d’Action Culturelle et Directrice du Centre Culturel français, de créer une association napoléonienne en Lituanie. Cette association aurait pour ambition de mettre en contact tous les passionnés de cette période (et ils sont nombreux) en Lituanie, voire autour (notamment Belarus), et surtout de préparer, en ayant plus de poids qu’un simple particulier, la commémoration du bicentenaire de la campagne de Russie dont une grande partie s’est déroulée sur le territoire de l’ancien Grand-duché de Lituanie. Afin de ne pas se la faire « voler », comme ce fut le cas avec le bicentenaire d’Austerlitz en 2005.
Je pense à des poses de plaques commémoratives, à un colloque, à un concert (« Ouverture 1812 » de Piotr Ilitch Tchaïkovski), au baptême d’une rue Napoléon, à des actions communes avec des sociétés de reconstitution, etc.…… Compte tenu de l’ampleur potentielle de l’évènement (Vive l’ampleur ! Je sais, elle était facile……), il n’est pas inutile, à mon sens, d’anticiper.
Si vous êtes a priori intéressés, surveillez ce Blog pour de plus amples informations ultérieures et allez déjà voir le forum des Amis du Patrimoine Napoléonien.
08:54 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : lituanie, russie, napoleon, 1812










