13 janvier 2010

Projet de loi sur les noms non-lituaniens

Lithuanian-passport-216x300.jpgDepuis le retour de la Lituanie à l’indépendance en 1990, le nom légal d’un citoyen lituanien devait être orthographié conformément à l’alphabet et à la prononciation lituaniens. Ce quelle que soit l’orthographe d’origine. C’est ainsi que, s’il était devenu Lituanien, Jacques Chirac serait devenu Žakas Širakas.

Début Novembre 2009, la Cour Constitutionnelle lituanienne avait déclaré que les minorités pouvaient écrire leur nom dans leur orthographe d’origine, dans les pages intérieures de leur passeport lituanien, excluant de facto les premières pages du passeport et les cartes d’identité.  

Cette décision avait suscité un tollé parmi les politiciens de la minorité polonaise, dont c’était une des revendications majeures, mais pas la seule.

Le gouvernement lituanien a décidé de soumettre un projet de loi au Parlement afin de légaliser l’utilisation des lettres et signes diacritiques non-lituaniens (pour autant qu’ils soient en caractères latins) sur les documents légaux. Auparavant, la Cour Constitutionnelle devra statuer sur le fait que le projet de loi est conforme ou non à la Constitution.

Parmi les autres revendications de la minorité polonaise, on relèvera également le retour, dans les zones à majorité polonophone, aux noms des rues tels qu’ils étaient lors de … l’occupation polonaise de 1920 à 1940.  Gageons que l’on n’est pas près de revoir une rue Lucjan Żeligowski, ni même Józef Piłsudski.

Commentaires

Bonjour Gilles.

Je pense que Chirac aurait été orthographié de la sorte : Širakas ("ch" et non "tch").

Bravo pour votre blog.
Bonne continuation

Fabrice

Écrit par : Maindron | 13 janvier 2010

Pour Širakas, vous avez tout à fait raison Fabrice ! Je corrige. Ca prouve qu'après un mois passé en France il est temps que je rentre ......

Écrit par : Gilles | 13 janvier 2010

Concernant les autres revendications et notamment les noms des rues, selon une enquête publié sur le portail Delfi 90% des habitants dans les villes avec des fortes minorités(Vilnius&alentours, Kaunas et Klaipeda) sont pour que les noms des rues soit écrits en lituanien exclusivement.

Et seulement 9% des polonais y seraient favorables. Je pense qu'on peut en conclure que les agités du bocal sont largement minoritaires.

Écrit par : Audrius | 13 janvier 2010

C'est bien la raison pour laquelle j'avais parlé des "politiciens de la minorité polonaise". Car si on commence à accepter une double écriture des noms de rues, outre le Polonais, il faudrait sans doute à certains endroits envisager le Russe et le Belarusse, voire l'Allemand. Sans oublier le Samogitien ! Et quelle langue à Keturiasdesimt Totoriu ?

Écrit par : Gilles | 13 janvier 2010

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