04 septembre 2009
Alors, elle vient cette centrale ?! (bis)
Le 25 Aout, je rapportais une déclaration du premier Ministre lituanien, Andrius Kublilius, qui avait concédé que la future centrale nucléaire Ignalina II ne serait opérationnelle qu’à partir de 2018 – 2019, et non plus 2015 comme encore annoncé officiellement il y a encore peu.
De leur côté les concurrents, ou plutôt la Russie, ne reste pas inactive.
On sait en effet que la Russie projette de construire une centrale dans l’oblast de Kaliningrad, à Neman (une dizaine de kilomètres à l’est de Sovetsk, sur le Niémen, qui fait à cet endroit office de frontière avec la Lituanie). Cette centrale, construite par Rosatom, d’une puissance de 2 300 mégawatts, sera censée être opérationnelle en 2015. 1/3 de la production serait destinée à la consommation locale, le reste étant proposée à l’exportation. La Russie a donc proposé à l’Allemagne, à la Pologne (!) et à la Lituanie (!!) de participer au projet jusqu'à hauteur de 49 %.
De « l’autre côté », lors de leur récente rencontre à Sotchi, les Présidents russe (Dmitri Medvedev) et bélarusse (Alexandre Loukachenko) ont fait état de progrès dans le projet de construction par …… Rosatom de la première centrale nucléaire bélarusse. Celle-ci devrait être implantée à Ostroviets (Astraviec / Astravas), à … 17 km de la frontière lituanienne, donc à environ 40 km de Vilnius ! La puissance prévue sera de 2 400 mégawatts, le premier réacteur devant entrer en service en 2016 et le second en 2018.
Si l’on ajoute que la Pologne prévoit de construire sa propre centrale à l’horizon 2020 (il est vrai qu’il faut remplacer ses 94 % d’électricité produite dans les centrales à charbon), la future centrale d’Ignalina (si elle voit le jour) risque d’avoir une production surcapacitaire.
11:33 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : nucleaire, ignalina, lituanie, russie, belarus







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