31 décembre 2008
Mon Lituanien de l’année 2008
Cette année, il m’a été difficile de faire un choix. J’aurais pu choisir le Président Valdas Adamkus, toujours au créneau malgré ses 82 ans. Ou encore Andrius Kubilius, devenu Premier ministre après avoir fait retrouver le chemin de la victoire au centre-droit. Côté sportif, les résultats, notamment aux J.O. de Pékin, ont été en demi teinte.
Mon choix – tout à fait subjectif - s’est porté sur Arūnas Valinskas (ci-dessous), Président du Parlement (Seimas). Ancien présentateur et producteur de télévision, il a créé son parti en 2008, le Parti de la Résurrection Nationale, qui est devenu le deuxième parti de la coalition de centre droit aux élections législatives qui ont suivi. Raillé comme parti du showbiz, y compris par moi, je le reconnais, il est devenu un parti « normal ». D’ailleurs, Ronald Reagan, acteur de série B, n’était-il pas devenu l’un des meilleurs Présidents des Etats-Unis ?
Les Lituaniens, eux, suivant un sondage publié par alfa.lt, ont choisi Valdas Adamkus (17,3 %) devant … Arūnas Valinskas (12,7 %), Dalia Grybauskaitė (11,3 %, Commissaire européen et favorite des présidentielles du 17 Mai 2009) et Andrius Kubilius (3,8 %, Premier ministre).
Sur le plan international, les Lituaniens ont choisi Barak Obama (27,5 %), devant Vladimir Poutine (4,3 %), Nicolas Sarkozy et le Pape Benoît XVI.
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28 décembre 2008
Où l’on reparle de la Géorgie
Pour l’opinion publique occidentale, notamment française, et en particuliers les médias, le conflit entre la Géorgie et la Russie d’Août 2008 est une affaire réglée. Le « gentil » Poutine a renvoyé le « méchant » Saakashvili dans ses buts et l’affaire est close. Si vous suivez régulièrement ce Blog, vous savez que ce n’est pas si simpliste, et qu’il n’en est rien !
Le dernier avatar de ce conflit date du 22 Décembre 2008. Ce jour-là, à Vienne (Autriche), la Russie a empêché le renouvellement de la mission de l’OSCE (Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe) en Géorgie au-delà du 31 Décembre 2008, mission qui y était établie depuis 1992. L’impuissance de l’OSCE tient à son mode décisionnel, dans lequel un seul des 56 Etats membres peut bloquer tout le système. Ayant été personnellement 22 mois membre de la mission OSCE en Bosnie-Herzégovine, je peux témoigner que la Russie, déjà, bloquait le budget de la mission toutes les fins d’années pour faire passer ses vues! Cette fois, elle conditionne la prolongation de la mission géorgienne à la reconnaissance de facto de la souveraineté de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie.
On notera par ailleurs que Moscou semble vouloir utiliser le même procédé à l’ONU. En effet, le mandat de la mission d’observation de l’ONU en Géorgie expire le 15 Février 2009, et la Russie demande que soit établie une mission indépendante en Abkhazie, sans lien de subordination avec la mission en Géorgie.
L’ambassadeur américaine auprès de l’OSCE s’est dite surprise par cette décision. Mais les Occidentaux ont été tout autant surpris par l’attaque russe d’Août en Géorgie et par la reconnaissance par la Russie de l’indépendance de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, en violation de la Charte des Nations Unies. En outre, la Russie ne respecte toujours pas l’accord de cessez-le-feu Sarkozy – Medvedev, refusant toujours, non seulement aux observateurs de l’UE, mais aussi aux Ambassadeurs, le droit de se rendre dans les régions séparatistes.
Il est vrai qu’en Novembre l’UE a décidé de reprendre le business as usual avec la Russie, malgré l’opposition de la Lituanie, et l’OTAN elle-même a repris les contacts à haut niveau la semaine dernière. La Russie aurait donc tort de se gêner. Il semblerait que seuls les Etats d’Europe centrale et orientale, dépositaires d’une expérience historique amère, pensent que l’on ne soit pas au bout de nos surprises avec MM Medvedev et Poutine.
Au passage, on apprend de source russe que le conflit d’Août aurait fait 162victimes chez les civils sud ossètes et 48 chez les soldats russes ; on est loin des 2 000 morts annoncés à l’issue du conflit par les Ossètes et toujours repris par l’agence de presse russe RIA-Novosti.
Peut-être, à l’occasion de sa mort le 24 Décembre 2008, ne serait-il pas inutile de relire (ou lire…) le « Choc des civilisations » (écrit en 1996) du politologue Samuel Huntington (photo ci-dessous) où l’on peut lire notamment que « La politique mondiale entre dans une nouvelle phase dans laquelle la source fondamentale de conflit ne sera plus idéologique, ni économique. Les heurts entre civilisation seront dominants {…} Alors que la division idéologique en Europe a disparu, la division culturelle de l'Europe entre la Chrétienté occidentale et la Chrétienté orthodoxe et l'Islam refait surface. Les conflits le long de la ligne de fracture entre l'Occident et les civilisations islamiques se perpétuent depuis 1300 ans. Cette interaction militaire vieille de plusieurs siècles n'est pas prête de décliner». Même si ces idées sont couvertes d’opprobre par le courant mou du politiquement correct, on ne peut que reconnaître qu’elles sont aujourd’hui d’une particulière acuité.
11:23 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : georgie, russie, huntington, osce
26 décembre 2008
Présidence de l’UE : la République Tchèque succède à la France
La présidence du Conseil de l'Union européenne est, à l'heure actuelle, une présidence tournante, pour six mois, du Conseil de l'Union européenne, le principal centre de décision de l'Union. Le président du Conseil de l'Union européenne est le ministre des Affaires étrangères de l’État en charge de la présidence.
La France termine le 31 Décembre à minuit sa présidence, débutée le 1er Juillet 2008. Paris avait défini quatre grandes priorités : développement durable/énergie, immigration, Europe de la défense, agriculture, priorités qui ont été bouleversées par l’actualité, notamment le conflit Russie - Géorgie et la crise financière. Mais il faudrait être d’une particulière mauvaise foi pour ne pas reconnaître qu’à travers ces crises, l’action de la France a permis à l’Europe de revenir au premier plan international.
A contrario, pour le très « eurosceptique » Président tchèque, Vaclav Klaus (ci-dessous), dont le pays prend la présidence de l’UE le 1er Janvier 2009, « c’est simple, il ne se passera rien » pendant cette future présidence, affirmant ne pas s’attendre à ce que de nouvelles législations soient votées à l’initiative de son pays.
Pourtant, la devise de la présidence tchèque, « Une Europe sans barrières », reflète les quatre libertés fondamentales de l’Union : la liberté de circulation des biens, des capitaux, des travailleurs et des services. En outre, le logo de la présidence tchèque, qui reprend la forme du domaine www.EU2009.cz, ajoute symboliquement une cinquième liberté, celle de la circulation des informations et des connaissances. Les grandes priorités de la présidence tchèque peuvent être résumées sous le sigle « 3 E » – l’Économie, l’Énergie, l’Europe et le monde.
Le Président lituanien (jusqu’au 17 Mai 2009), Valdas Adamkus, a évalué favorablement les priorités de la Présidence tchèque, soulignant qu’elles „correspondent avec les intérêts de la Lituanie dans le cadre de la politique étrangère [et] de l’énergie“. Le chef de l’Etat lituanien a ajouté „Nous espérons que l’on obtiendra prochainement un réel progrès lors des négociations de l’UE avec l’Ukraine, la Géorgie et la Moldavie, que se renforceront également les relations de l’UE avec l’Azerbaïdjan, la Biélorussie et l’Arménie et, concernant les relations avec la Russie, que l’on pourra les créer sur des fondements plus solides, basés sur les valeurs“.
Il est d’ailleurs symptomatique que le premier voyage du nouveau Ministre des affaires étrangères lituanien, Vygaudas Ušackas, le conduise en ce moment même à Kyiv (Kiev – 26 Décembre), Tbilissi (27 décembre) et Minsk (29 Décembre).
La Lituanie présidera l’UE de Juillet à Décembre 2013 et la Lettonie de Janvier à Juin 2015.
17:31 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : présidence, ue, république tchèque, lituanie
La photo de la veille : un arbre de Noël géant
Comme il est de tradition depuis 2000, la tour de télévision de Vilnius a été transformée en arbre de Noël géant, indubitablement le plus grand de Lituanie. Il semblerait toutefois que l’heure de l’inauguration, hier 25 Décembre, avec feux d’artifice, ait été avancée d’une demi-heure, ce qui a dû frustrer plus d’un spectateur !
09:17 Publié dans La photo de la veille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : vilnius, noel
25 décembre 2008
Noël des calendriers julien et grégorien
Aujourd’hui, 25 Décembre, les chrétiens fêtent Noël qui, ne l’oublions pas, est d’abord le souvenir de la naissance du Christ. Tous les chrétiens ? Pas exactement. Car les orthodoxes fêtent Noël le 7 Janvier. Pourquoi cela ? Parce que deux calendriers cohabitent.
Le calendrier julien est une réforme du calendrier romain introduite par Jules César (d’où son nom) et utilisé dans la Rome antique à partir de 45 avant J.C.. Il compte 12 mois de 29,30 ou 31 jours, ce qui fait qu’une année normale compte 365 jours. Une année tropique comptant environ 365,2422 jours, un jour intercalaire est introduit tous les 4 ans, ce qui fait qu’une année moyenne du calendrier julien faisait 365,25 jours.
L’année commençait le 1er Janvier, mais des particularismes locaux subsistèrent, comme en Egypte ou dans l’empire byzantin. A partir du IXème siècle, les pays européens firent commencer l’année le 25 Mars, avant de revenir au 1er Janvier au cours du XVIème siècle, la Russie ne s’alignant qu’en 1700 et l’Angleterre en 1752.
Le différentiel entre année moyenne julienne et année tropique entraînait un décalage des équinoxes d’un jour tous les 134 ans. C’est ce qui conduisit à la réforme grégorienne en 1582, promulguée par le Pape Grégoire XIII, le décalage étant à cette époque de dix jours par rapport aux phénomènes astronomiques.
Le calendrier grégorien fut rapidement adopté par les Etats majoritairement catholiques (Espagne, France, Pologne, Portugal, …). En France, par exemple, Henri III fit suivre le dimanche 9 Décembre 1582 par le lundi 20 Décembre 1582. Les Etats protestants suivirent plus tard (Empire britannique en 1752, Suède en 1753), et les orthodoxes encore plus tard (Russie en 1917 et Grèce en 1923. C’est la raison pour laquelle la révolution dite d’Octobre a en fait eu lieu en Novembre 1917). Mais, à l’encontre des Etats, un certain nombre d’Eglises nationales orthodoxes continuent à utiliser le calendrier julien. C’est donc la raison pour laquelle le Noël orthodoxe est fêté le 7 Janvier.
Dans un autre domaine, on trouve la juxtaposition des deux dates, julienne et grégorienne, dans les textes de la campagne de Russie, lors de la période napoléonienne. Par exemple, ce qui est, pour les Français, la bataille de la Moskova a eu lieu le 7 Septembre 1812, mais c’est pour les Russes la bataille de Borodino, le 26 Août 1812 ! Point commun : les deux camps la considèrent comme une victoire.
09:39 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : calendrier, julien, gregorien, orthodoxie
20 décembre 2008
Enfants de St Jean
Il y a quelques jours, j’évoquais la Congrégation Saint Jean. Je viens de recevoir un texte du Frère Jean Emmanuel, qui précise l’action de celle-ci, notamment vis-à-vis des enfants des rues.
« L’œuvre des ‘Enfants de Saint Jean’ (anciennement ‘Enfants de la Rue’) a été fondée en 1996 à Vilnius par les Frères de la Congrégation Saint Jean. Arrivés depuis peu dans la capitale lituanienne, à l’appel du Cardinal Bačkis, ils ont été bouleversés par la misère de ces enfants, livrés à eux-mêmes, et ont voulu très rapidement créer un foyer près de la gare pour les accueillir.
En 4 ans, 4 foyers ont été successivement ouverts ainsi qu’une école d’apprentissage en 2002 dans la région de Rudiskès au sud de Trakai.
Les foyers permettent d’offrir, à chaque enfant accueilli, une vie quasi-familiale. Leur nombre est limité volontairement à 8. Ils sont encadrés par des travailleurs sociaux et par des volontaires ainsi que par une famille qui est venue participer au programme l’année dernière avec ses 5 enfants.
Nous essayons d’aider ces enfants à devenir le plus possible autonomes et responsables en leur donnant attention et éducation pour créer un environnement favorable.
L’école, de son côté, veut apporter aux ‘enfants de Saint Jean’ ainsi qu’aux jeunes de la région qui le désirent, à partir de l’âge de 16 ans, une compétence professionnelle dans les domaines suivants : cuisine, pâtisserie, charpente, couverture et métiers du cheval. Elle bénéficie de l’aide précieuse des ‘Compagnons du Devoir et du Tour de France’ qui viennent assurer l’encadrement et former des formateurs. Ceci dans le but de recréer en Lituanie, progressivement, un milieu artisanal capable de redonner au travail une certaine noblesse.
Nos objectifs, pour la suite, sont de recruter plus d’éducateurs lituaniens comme travailleurs sociaux et de continuer d’accueillir des volontaires européens, comme stagiaires, dans nos foyers. Ils sont aussi de mettre nos foyers aux normes européennes et d’ouvrir une maison à Vilnius pour aider les jeunes adultes à s’insérer plus facilement dans la vie professionnelle et sociale.
Rappelons en terminant que la Congrégation Saint Jean a été fondée en 1975. Elle compte actuellement 4 branches : une congrégation de frères (530 environ répartis dans une vingtaine de pays), une congrégation de sœurs contemplatives (300 environ dans une vingtaine de pays), une congrégation de sœurs apostoliques (200 environ dans une dizaine de pays), et des oblats (laïcs consacrés : 2000 environ). Ici, en Lituanie, les 4 branches sont présentes. Les frères s’occupent du sanctuaire des ‘Trinitaires’, des jeunes et des familles, ainsi que des ‘Enfants de Saint Jean et de l’école d’Amatu Mokykla tandis que les sœurs apostoliques se préparent à fonder à Senieji Trakai une maison d’accueil pour les familles. Actuellement, quelques frères et sœurs françaises permettent d’assurer un certain rayonnement dans ce pays, où la présence française est, à notre avis, encore notoirement insuffisante. »
Je ne peux personnellement que souscrire à la dernière phrase du Frère Jean Emmanuel , en remarquant que les congrégations, au contraire des entreprises françaises, sont elles bien présentes.
09:00 Publié dans Lituanie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : congrégation, saint jean, lituanie
15 décembre 2008
La photo du jour
04:46 Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
14 décembre 2008
Absence momentanée
Demain, lundi 15 Décembre, je vais quitter Vilnius pour me rendre en France, via Riga.
Je ne retrouverai un ordinateur que le 18 Décembre soir, et j’essaierai continuer de suivre l’actualité de la Lituanie et de sa région. Je serai de retour à Vilnius le dimanche 11 Janvier 2009.
Je vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année, que ce soit en Lituanie, en France, à Washington D.C. ou ailleurs !
Linksmų Šventų Kalėdų ir Laimingų Naujujų Metų
09:43 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : noel, nouvel an
14 Décembre 1812 : les Français quittent la Russie
Dans la nuit du 23 au 24 Juin 1812, la Grande Armée avait franchi le Niémen en amont de Kaunas (à hauteur de Jiesia), envahissant ainsi la Russie, accusée de ne pas respecter le traité de Tilsit (1807) et notamment le blocus continental contre l’Angleterre. Ce sont plus de 600 000 hommes qui, au total, pénétreront en Russie par ce qui était encore 17 ans avant le Grand-duché de Lituanie.
Le 12 Décembre 1812, les premiers rescapés arrivent à Kaunas. « La surface du Niémen est gelée sur 6 à 8 pieds de profondeur ». 300 à 1 500 hommes, suivant les sources, mourront encore dans la nuit sur la place centrale d’avoir trop bu de rhum et d’être restés au froid. Il existait effectivement de grandes quantités d’eau-de-vie et les soldats ne purent résister à la tentation d’en boire, ce dont ils avaient été privés depuis longtemps. Par un froid de – 29 º, beaucoup succombèrent à une ivresse profonde et, le feu ayant pris à nombre de ces magasins, ils ne se réveillèrent jamais.
Le 14 Décembre au matin, les Russes attaquent Kaunas. Le maréchal Ney, à la tête de 30 hommes en arrière garde (alors qu’il en avait encore 300 à Vilnius), défend la porte de Vilnius toute la journée. Ce n’est que le soir qu’il traversera Kaunas et le Niémen, toujours en combattant. Il sortira le dernier de la Grande Armée de cette fatale Russie Le sergent Bourgogne écrira plus tard : « L’on peut dire qu’il fut dans les derniers jours de cette désastreuse retraite, le sauveur des débris de l’armée ».
Car, en fait, il n’y avait plus de grands affrontements entre les adversaires. Les combats de la Porte de l’Aurore à Vilnius et de la côte de Paneriai ont fait tout au plus quelques centaines de morts du fait des combats. Les pertes sont dues, en proportion de 5 pour 1, à la conjonction du jeûne prolongé, de la fatigue, du très grand froid et des maladies.
Le 15 Décembre, l’état-major atteint Vilkaviškis, ce village où Napoléon avait déclaré la guerre à la Russie le 22 Juin. Seuls approximativement 10 000 hommes auront survécu.
La campagne de Russie révèle que Napoléon a sous-estimé les difficultés qui l’attendaient : moyens cartographiques nécessaires, logistique, aléas climatiques et tactique russe de la terre brulée. Napoléon reconnaitra lui-même plus tard : « J’ai fait deux erreurs. La première d’aller à Moscou ; la seconde d’y être resté trop longtemps ». Le général et stratège suisse Jomini estime lui, a posteriori, que la plus grosse erreur de Napoléon est son trop long séjour à Vilnius, alors qu’il aurait fallu lancer une offensive immédiate et écraser d’emblée la deuxième armée russe de Bagration. En tout état de cause, la retraite de Russie marque un coup d’arrêt sévère aux ambitions de domination européenne de l’Empereur des Français.
Pour les Lituaniens, comme l’écrit un écrivain contemporain de cette époque, la période française « avait été au début merveilleuse comme l’espoir et à la fin triste comme le désespoir ».
Ci-dessous, les restes de la Grande Armee devant l'hotel de ville de Vilnius. Vous pouvez cliquer sur toutes les photos pour les agrandir.
09:26 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : campagne de russie, napoleon, kaunas, 1812
13 décembre 2008
La photo de la veille: un šakotis de 2,30 m de haut
Une association de la région d’Ignalina a établi un nouveau record du šakotis le plus haut : 2,30 mètres. Pour faire ce gâteau typiquement lituanien, cuit à la broche, dont le nom signifie « branche », il a fallu 1 200 œufs, 40 kilos de farine, 30 kilos de sucre, 28 kilos de margarine, 18 kilos de crème fraiche et 2 kilos d’huile de palme rouge. Il pesait 64,7 kilos.
Le précédent record était de 2,05 mètres.
Skanaus !
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