29 juin 2008

Tomas Vaitkus, champion de Lituanie de cyclisme

VAITKUS_10.jpgCe dimanche 29 Juin était consacré dans tous les pays à la course senior hommes  des championnats nationaux de cyclisme.

 

La course en ligne des championnats de Lituanie a été remportée par Tomas Vaitkus (photos), qui avait déjà terminé second du contre-la-montre quelques jours avant.

 

Pour ceux qui s’intéressent au cyclisme, Tomas Vaitkus, né le 4 Février 1982 à Klaipeda n’est pas un inconnu. Outre qu'il est le meilleur coureur lituanien actuel, il a en effet déjà été champion du monde espoir du contre-la-montre en 2002, champion de Lituanie sur route en 2004 et du contre-la-montre en 2003 et 2004. Il a gagné une étape sur le Tour d’Italie 2006.

On ne le verra malheureusement pas sur le Tour de France 2008 (qui démarre dans une semaine) car il fait partie de l’équipe Astana qui a été exclue du Tour 2007 en raison du dopage de son leader kazakh Vinokourov, équipe qui n’a pas été invitée cette année par les organisateurs. Tomas Vaitkus faisait partie l'année dernière de l’équipe Discovery Channel.

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28 juin 2008

François Fillon bientôt à Vilnius?

 

Fillon.jpgMonsieur Jean-Louis Borloo, Ministre d'État, ministre de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement et de l'Aménagement durables, était à Vilnius ce vendredi 27 Juin. Il y a rencontré le Premier Ministre, Gediminas Kirkilas, à propos des possibilités de fermeture retardée de la centrale nucléaire d’Ignaligna.

 

 

C’est par lui que l’on a appris que le Premier Ministre français, M. François Fillon (photo), viendrait à Vilnius le 18 Juillet, dans la cadre de la Présidence française de l’Union Européenne qui, rappelons-le, débute le 1er Juillet.  

 

 

Je souligne que j’emploie le conditionnel car, après les deux annulations successives de la visite du Président Sarkozy, on ne peut être sûr de rien dans ce domaine des visites officielles.

 

25 juin 2008

Lituanie: symboles soviétiques et nazis interdits

110920145.jpgCe 17 Juin 2008, le Parlement lituanien a adopté un amendement à la loi « sur les rassemblements », interdisant les symboles soviétiques au même titre que les symboles nazis lors des meetings, manifestations et autres événements publics. Tombent sous le coup de la loi les drapeaux, armoiries, insignes et uniformes portant la croix gammée, la faucille et le marteau ou l’étoile rouge, ainsi que les portraits des « guides » et les hymnes.

 

 

Bien évidemment, les autorités russes se sont indignées. Le porte-parole du Ministère russe des Affaires Etrangères a ainsi déclaré : « Tirer un trait d’égalité entre les symboles de l’Etat ayant apporté une contribution décisive à la victoire sur le fascisme lors de la Seconde Guerre mondiale et les symboles nazis ne peut être interprété autrement que comme une profanation de la mémoire de ceux qui, au prix des pertes les plus cruelles, ont sauvé le monde de la peste brune ».

 

 

Il aurait sans doute été utile de rafraîchir la mémoire du dit porte parole en lui rappelant que les mêmes avaient été alliés de la dite peste brune de 1939 à 1941, s’étaient rendus coupables d’exactions comme – entre autres - l’assassinat des Officiers polonais à Katyn (1940) et avaient occupé la moitié est de l’Europe pendant 45 ans (avec exécutions et déportations).

 

 

Le 23 Juin, les Présidents Medvedev (Russie) et Loukachenko (Belarus), réunis à Brest (ex Brest-Litovsk), dans une dialectique typiquement marxiste, ont dénoncé le fait que certains pays européens (étaient visés les Etats Baltes et l’Ukraine) mettaient en doute les résultats de la Seconde Guerre mondiale, faisaient l’éloge du nazisme (sic) et considéraient les nationalistes ayant collaboré avec l’Allemagne nazie comme des vétérans de guerre.

 

 

Deux questions :

 

  • Quelle sera l’attitude de la Lituanie quand, lors d’une rencontre sportive, devra être joué l’hymne national russe ? Car il n’est pas inutile de rappeler qu’en 2000 Vladimir Poutine a remis à l’ordre du jour l’hymne soviétique de 1944.

     

  • Quel va être le devenir de la statue de soldats soviétiques, régulièrement taguée, qui « orne » le Pont Vert à Vilnius ? Verra-t-on, comme à Tallinn, des troubles instrumentalisés par Moscou si son démantèlement est décidé ?

     

 

En tout état de cause, force est de constater que, si le procès des crimes nazis a eu lieu, celui des crimes soviétiques reste à faire. Quand on sait qu’une majorité des Russes d’aujourd’hui considèrent que Staline a fait de grandes choses pour la Russie , on mesure la longueur du chemin à parcourir. Mais merci à la Lituanie de montrer le chemin.