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30 novembre 2007
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En outre, il est du domaine du possible que le nombre de connections de ce mois-ci dépasse les 3 000 (précédent record le mois derniers, avec … 2 177 connections).
Merci à vous tous qui voulez bien trouver de l’intérêt à ce que j’écris. J’essaierai de poursuivre le rythme, mais ça risque d’être plus difficile dans les semaines qui viennent dans la mesure où je pars en France du 5 Décembre au 9 Janvier. Toutefois, pour la première fois, je pourrai continuer la mise à jour.
Si le temps vous semble long (et même s’il ne vous semble pas long), n’hésitez pas à consulter les Blogs amis indiqués dans la colonne de gauche.

Ça s’arrose ! (Regardez bien, ô honte, ce n’est pas de la bière lituanienne ……)
09:48 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
Diderot et la Lituanie
Le fait qu’il ait commencé à neiger plus ou moins régulièrement ces jours-ci sur Vilnius m’incite à vous parler du voyage que le philosophe Denis Diderot (1713 – 1784 – ci-contre) a effectué à travers la Lituanie à son retour de Saint-Pétersbourg.
Comme l’écrit Hélène Carrère d’Encausse, de l’impératrice Catherine II (ci-dessous) on se souvient souvent qu’elle fut une femme de tous les excès, allant jusqu'à faire supprimer un mari gênant par un amant dévoué pour s’assurer le trône. Bagatelle, suggérait Voltaire, au regard de son rôle historique ; et il n’avait pas tellement tort. La langue et la littérature françaises ne peuvent être séparées de la formation de Catherine. Enfant, elle fut confiée à une Française, huguenote, qui lui apprit tout à la fois sa langue, la littérature et les manières policées de son pays.

Denis Diderot sera un de ses amis et un des voyageurs les plus connus à aller lui rendre visite. Mais il aura mis onze ans avant de se décider à aller rendre visite à Catherine II. La Russie apparaît en effet généralement comme un pays aux mœurs peu civilisées, doté d’un climat insupportable à l’homme ! En outre, le voyage en bateau, qui ne pouvait pas se faire l’hiver, n’était pas exempt de naufrages. Certains Français ne répondront d’ailleurs jamais à l’invitation de l’Impératrice. D’Alembert refuse de venir pour s’occuper de l’éducation du grand-duc Paul. Jean-Jacques Rousseau, convié en 1765, refuse également.
Diderot, lui, arrive à Saint-Pétersbourg (ci-dessous le palais d’hiver) par voie de mer le 28 septembre 1773, avec une certaine angoisse car c’est la première fois qu’il quitte la France. Il est logé chez le prince Narychkine qu’il avait rencontré sur le bateau. A titre anecdotique, à son arrivée la ville est pavoisée et on tire des salves d’artillerie, et Diderot s’imagine naïvement que c’est pour l’honorer. En fait, il s’agit du mariage du grand-duc Paul, futur tsar Paul 1er, avec Wilhelmine de Hesse-Darmstadt !

Diderot est accueilli par une Catherine II bienveillante : « Votre Diderot est un homme extraordinaire » dit-elle. Elle le reçoit tous les jours à trois heures de l’après-midi. Sinon, lorsqu’il n’était pas malade, Diderot, toujours vêtu de noir, assiste à « toutes les fêtes, tous les galas, tous les bals ».
Au retour, après neuf mois de séjour, il quittera Saint-Pétersbourg dans une voiture de voyage offerte par Catherine et empruntera la route postale passant par Riga, Memel (Klaipėda) et Königsberg (Kaliningrad). Mais il manque de se noyer en passant la Dvina (Daugava), la glace ayant cédé sous la voiture : « Quand je me rappelle le passage de la Douina, à Riga, sur des glaces entrouvertes d’où l’eau jaillissait autour de nous, qui s’abaissaient et s’élevaient sous le poids de notre voiture et craquaient de tous côtés, je frémis encore de ce péril ». En outre, il évoque les «trous où l’on tombe et où l’on est menacé de passer la nuit ; des hôtes maussades, de mauvais gites, des voitures fracassées ». Ce sont en tout « quatre voitures fracassées » qu’il a laissées en chemin ! Certains estiment même que les conditions éprouvantes de ce voyage auront abrégé sa vie. Il faut dire que Diderot ne portait qu’une pelisse de renard ordinaire, car il avait refusé les autres cadeaux de l’impératrice, jugés trop somptueux, et que dessous il était …… en robe de chambre « pour être sûr de ne faire aucune visite chemin faisant » !

09:33 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29 novembre 2007
Téléphones mobiles: la Lituanie toujours en tête!
Selon Eurostat, l’Office des statistiques de la commission européenne, il aurait dans l’UE une moyenne de 95 téléphones mobiles pour 100 habitants. Le Luxembourg est le pays le plus doté, avec 158 mobiles pour 100 personnes, suivi de la Lituanie (127 mobiles pour 100 personnes) et de l’Italie (122). La Roumanie a le taux le plus faible avec 62 mobiles pour 100 habitants.
Mais c’est dans la catégorie des « ménages - ayant - uniquement - un - téléphone - mobile - et - pas - de - téléphone - fixe » que la Lituanie est en tête : 48 % des ménages sont dans ce cas. Elle est suivie par la Finlande (47 %). La moyenne de l’UE est de 18 %, et ce sont les pays de la « vieille Europe » qui ferment la marche (Grande-Bretagne 13 % et Allemagne 11 %). Cela s’explique dans la mesure où les pays de l’ex-Union Soviétique sont souvent passés de rien au téléphone mobile !
J’avais pu constater par moi-même, dans un autre domaine, combien ces pays avaient bénéficié de notre expérience. Mon précédent colocataire ignorait totalement ce qu’était un carnet de chèques, étant passé directement de l’argent liquide à la carte bancaire !
10:45 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
Le consortium Coopernic prend le contrôle d’IKI
Le consortium de supermarchés Coopernic a racheté 80 % du groupe lituanien IKI.
Coopernic, vous ne connaissez peut-être pas. C’est l’alliance, créée en 2006, de 5 grands distributeurs européens : Leclerc (France), Conad (Italie), Rewe (Allemagne), Colruyt (Belgique) et Coop (Suisse). Le Président du consortium est Michel-Edouard Leclerc.
Le groupe IKI, lui, vous connaissez. Vraiment ? C’est l’histoire de trois frères, Georges, Olivier et Nicolas Ortiz, de nationalité belge (je sais, tout le monde les croit Français) à qui leur père a dit en 1991 : « Partez à l’Est ! ». Respectivement biologiste, historien et linguiste, ils s’essayent au négoce de la tourbe, à la réalisation de cartes de vœux et au lancement d’une agence de mannequins avant d’ouvrir leur première boutique à Vilnius en 1992.
Aujourd’hui, IKI c’est 209 supermarchés en Lituanie et en Lettonie, 635 millions d’Euros de chiffre d’affaire prévu en 2007 (+ 29 % par rapport à 2006), numéro 2 de la distribution en Lituanie, nº 3 dans les Etats Baltes. Les frères Ortiz garderont les 20 % restant du capital.
La question est d’importance : est-ce que je vais continuer à trouver mes croissants matinaux chez mon IKI préféré ?
07:05 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
28 novembre 2007
Le Président Valdas Adamkus, européen de l’année
Le Président lituanien Valdas Adamkus (ci-contre) a été désigné, hier soir 27 Novembre, comme Européen de l’année 2007 par l’hebdomadaire « European Voice » du groupe « The Economist ». Il succède à Jose-Manuel Barroso, président de la Commission Européenne. En 2005, le commissaire de l’année avait été Dalia Grybauskaitė (ci-dessous au centre), elle aussi lituanienne. C’est la première fois qu’un chef d’Etat d’un des « nouveaux » Etats membres est choisi. Cela est dû certainement à l’action de médiateur du Président Adamkus, aux côtés d’Angela Merkel et de Nicolas Sarkozy, dans les rudes négociations sur le nouveau traité européen avec le Président polonais Lech Kaczynski.
Le Président Valdas Adamkus, 82 ans depuis le 3 Novembre, a été investi le 12 Juillet 2004 pour un mandat a priori de 5 ans. Il parait en pleine forme et est, en tout état de cause, l’homme politique lituanien le plus populaire.

11:20 Publié dans Lituanie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Un nouveau lien
Si vous avez l’œil avisé, vous aurez noté l’apparition ci-contre d’un nouveau lien vers le forum « Français en Lituanie » : http://francaisdelituanie.forumpro.fr/index.htm Ce forum est relativement récent mais montre déjà une belle vitalité. Il a pour but de regrouper les Français de Lituanie pour échanger leurs astuces, points de vue, bons plans, etc.…… Certains membres de Kaunas se sont même déjà rencontrés.
A mon sens, il comble un vide après la dissolution récente de Vilnius Accueil, même – et surtout - si le cadre est moins formel.
N’hésitez donc pas ! L’essayer c’est l’adopter.
09:09 Publié dans Vie quotidienne sans importance | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Une nouvelle arme anti-estonienne?
Ces derniers jours, une rumeur d’imminente dévaluation de la couronne estonienne est partie de sites internet russophones, y compris de celui de la « Garde de Nuit » (en russe : Ночной дозор), groupe qualifié de néostalinien par les Estoniens et d’antifasciste par les Russes, apparemment soutenu par le ministère des affaires étrangères russes. « Garde de Nuit », créé à l’été 2006 pour empêcher le déplacement du soldat de bronze de la colline de Tõnismägi (ci-dessous), et qui avait largement participé aux émeutes et pillages de fin Avril 2007 à Tallinn, a fait courir le bruit que le taux de change de la couronne face à l’euro allait passer de 15,65 à 24,6 couronnes pour 1 euro. Les banques estoniennes ont d’ailleurs constaté qu’un nombre plus élevé de clients qu’à l’habitude demandaient à échanger des couronnes contre des euros ou d’autres devises.
Le 26 Novembre, la Banque d’Estonie (Eesti Pank) a publié un communiqué affirmant que toute rumeur de dévaluation était sans fondement, invitant la population à ne pas croire les faux messages.
Le ministre des finances estonien, quant à lui, a laissé entendre que ces rumeurs de dévaluation pourraient être plus que des habituelles rumeurs de salles de marchés financiers. On se rappellera qu’immédiatement après les émeutes dites du soldat de bronze, des cyber-attaques, soupçonnées venir de Russie, avaient visé les institutions et les banques estoniennes. Ceux qui cherchent à déstabiliser l’Estonie ont sans doute compris que les rumeurs sur les marchés financiers pouvaient être une arme économique significative à leur profit.

08:19 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
27 novembre 2007
26 Novembre 1855: mort d’Adomas Mickevičius
Adomas Mickevičius(ci-contre), plus connu sous son nom polonisé d’Adam Mickiewicz, est considéré comme le plus grand poète polonais du XIXème siècle avec Juliusz Słowacki (lui aussi d’origine lituanienne) et Zygmunt Krasiʼnski (Les trois bardes). Mais il est indubitablement Lituanien. Il est né le 24 Décembre 1798 à Naugardukas, alors gouvernement de Minsk, mais dans la partie lituanienne de la République des Deux Nations occupée par la Russie tsariste. Il a fait ses études à l’Université de Vilnius (de nombreuses plaques dans la vieille ville attestent de ses résidences successives) et a travaillé comme chargé de cours dans une école régionale à Kaunas de 1819 à 1823.
Arrêté en 1823 pour ses activités au sein de la société secrète antirusse des Philomates, il est emprisonné dans le monastère St Basile (au-delà de la superbe porte baroque sur Aušros Vartų gatvė). Assigné à résidence en Russie centrale, il s’exile à St Petersbourg, où il est bien accueilli dans les cercles littéraires, visite la Crimée en 1825, obtient de pouvoir voyager en 1829 et s’installe à Rome. En 1832, il quitte Rome pour Paris. En 1840, il est nommé à la chaire de langues et de littérature slave au Collège de France. En 1849, il fonde un journal français qui ne paraitra qu’un an, La Tribune des Peuples. Sa dernière œuvre est même une ode à Napoléon III.
A la déclaration de la guerre de Crimée (1855), il se rend dans l’Empire Ottoman pour organiser une « Légion juive », composée de Juifs de Russie et de Palestine, contre la Russie. Mais, visitant un camp militaire à Constantinople, il contracte le cholera et meurt subitement le 26 Novembre 1855. Son corps est rapatrié en France et enterré à Montmorency (siège d’une importante colonie de notables polonais, sans doute attirés par le souvenir de Jean-Jacques Rousseau qui y résida de 1756 à 1762). Il est exhumé en 1900 pour être ré-enterré dans la cathédrale de Wawel à Cracovie.
Certes, Mickevičius écrivait en polonais, mais ce qui n’est pas une surprise pour quelqu’un d’une famille de la szlachta (noblesse polono-lituanienne). Mais il se reconnait de lui-même comme Lituanien. Si l’on en doutait, il suffirait de lire son chef d’œuvre Pan Tadeusz qui décrit la Lituanie, son ciel et ses forêts, à la veille de la campagne de Russie et qui commence par « Ô Lituanie, ma patrie,… ». On notera que, sur une vie de 57 ans, il résida 23 ans en France.
Ajoutons que la première manifestation à Vilnius contre l’occupation de la Lituanie par les soviétiques eut lieu le 23 Aout 1987 devant la statue de Mickevičius (ci-dessous), à côté de l’église Ste Anne, signe que, plus de 130 ans après, le grand poète était aussi resté le symbole de la résistance à l’occupant.

09:26 Publié dans Histoire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26 novembre 2007
Russie : derniers soubresauts avant les élections
Dimanche prochain 2 Décembre auront lieu les élections législatives en Russie (mais qui ont déjà commencé il y a plusieurs jours en de nombreux endroits, notamment en Sibérie, avec des urnes mobiles ……). Ce lundi 26 Novembre est le dernier jour autorisé pour les sondages. Selon le centre Vtsiom, la participation serait de 53,6 % et les résultats seraient les suivants :
Russie Unie (cf. badge ci-contre) : 62,1 % (parti dont Vladimir Poutine assure désormais le leadership)
KPRF : 12,2 % (parti communiste)
LDPR : 8,0 % (parti de Jirinovski, qui n’a de démocrate que le nom. Il veut notamment le retour des Etats Baltes dans la Fédération de Russie)
Russie juste : 7,0 % (parti pro-Poutine de centre gauche, créé en Octobre 2006 pour prendre des voix au parti communiste)
Aucun des sept autres partis en lice ne franchirait la barre des 7 %, nécessaires pour entrer à la Douma.
Etant assuré d’une large majorité absolue, on peut donc être en droit de se demander pourquoi Vladimir Poutine s’acharne contre une opposition qui, soit ne sera pas représentée au Parlement (brève arrestation de Boris Nemtsov – SPS - dimanche à Saint Petersbourg), soit n’est même pas autorisée à présenter des listes (Garry Kasparov – « Autre Russie - emprisonné samedi à Moscou). Pire, et moins médiatisé, trois journalistes russes ont été emprisonnés avant de se rendre à une manifestation de …… 300 personnes à Nazran en Ingouchie !

Le scrutin de dimanche prochain, qui se tiendra rappelons-le en l’absence d’observateurs de l’OSCE, apparait donc comme un plébiscite en faveur de Poutine. Et ce n’est même pas l’opposition qui le dit ! Ces élections « nous les appelons referendum sur la voie tracée par notre chef national » a déclaré le président du comité central exécutif de « Russie Unie » ! C’est beau comme du Staline…….
Dans ces conditions, le scrutin présidentiel, qui vient d’être fixé au 2 Mars 2008, devient anecdotique. La seule vraie question est : où Poutine va-t-il s’auto-placer pour continuer à diriger la Russie ?
On relèvera par ailleurs (source: Le Figaro) que le ministre français des Affaires Etrangères, M. Bernard Kouchner, se serait déclaré, ce lundi matin, “étonné” des violences qui ont émaillé la marche de Saint-Pétersbourg hier dimanche. Etre étonné : « Éprouver, manifester de la surprise devant quelque chose, le trouver étrange, surprenant ; être stupéfait, surpris, abasourdi ». Allons bon ; le ministre des affaires étrangères pris par surprise, alors que la répression de ces marches est monnaie courante ! Voilà qui est … étonnant !

12:53 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Football: on prend les mêmes……
Hier soir avait lieu à Durban le tirage au sort des tours préliminaires à la coupe du monde de football, qui aura lieu en 2010 en Afrique du Sud. La Lituanie est dans le groupe G de la zone Europe, avec la France et les Iles Féroé qui étaient déjà dans son groupe lors des éliminatoires de la coupe d’Europe 2008. Dans ce groupe, on trouve également l’Autriche, la Serbie et la Roumanie, cette dernière étant d’emblée qualifiée d’adversaire numéro 1 par les Français (les vainqueurs de chacune des 9 poules seront automatiquement qualifiés, et les huit meilleurs deuxièmes devront disputer des barrages, jusqu'à arriver à 13 équipes pour la zone Europe).
Est-il utile de rappeler aux Français qu’ils avaient gagné de justesse à Kaunas (je sais, c’était la faute du terrain qui, c’est évident, n’était mauvais que pour les Français), et que la Lituanie avait battu l’Ukraine 2 – 0, alors que la France, quelques jours plus tard, n’avait réussi qu’à faire match nul 2 – 2 (je sais, c’était la faute de la météo, qui, c’est évident, n’était froide que pour les Français).

Vous vous en fichez ? Je vous rassure : moi aussi ! Mais j’informe……

09:15 Publié dans Vie quotidienne sans importance | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note


