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30 octobre 2007

Rappel: conference le 8 Novembre

Ciklas „Istorija ir atmintis“

 Lapkričio 8 d. 18 val., Prancūzų kultūros centras

 „Kryžiuočiai ir Lietuva: Saulės (1236) ir Žalgirio (1410) mūšiai“
Prelegentas : Gilles Dutertre, buvęs „Sen Siro“ karininkas, išleidęs daug istorinių straipsnių apie prancūzus Lietuvoje.

(sinchroninis vertimas)

Bendradarbiaujant su „Vilniaus Energija“ 

Cycle « Histoire et mémoire »

 Le 8 novembre à 18h00 au Centre Culturel Français : 

 "Les chevaliers teutoniques et la Lituanie : de la bataille de Saulė (1236) à celle de Žalgiris (1410)" :
Intervenant : Gilles Dutertre, ancien officier supérieur de Saint-Cyr. Auteur de diverses publications portant sur l’histoire des Français en Lituanie.

(Traduction simultanée).

En partenariat avec « Vilniaus Energija » 

 

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La Russie et les Etats Baltes

8f0c23947f5278d2de154f045217e456.jpgIl est une époque pas si lointaine où, lorsqu’un satellite était indocile, l’U.R.S.S. envoyait ses chars. Qu’on se souvienne de Budapest 1956, Prague 1968 ou encore Vilnius, le 13 Janvier 1991. Aujourd’hui l’U.R.S.S. s’appelle Fédération de Russie, le K.G.B. – F.S.B., et les méthodes employées sont plus sophistiquées mais à peine plus discrètes.

On se souvient, peut-être même à l’ouest, que le transfert le 27 Avril de cette année d’un monument à la gloire des soldats soviétiques, dit « soldat de bronze », du centre de Tallinn dans un cimetière militaire, avait déclenché des troubles en Estonie, troubles qui étaient tout sauf spontanés. La classe politique russe s’était immédiatement déchainée, appelant à la rupture des relations diplomatiques et au boycott des produits estoniens. Le mouvement Nachi, sorte de jeunesses communistes new-look, avait, lui, fait le siège de l’Ambassade d’Estonie à Moscou.

Peu de temps après, en Mai, l’Estonie avait accusé des pirates informatiques russes d’avoir lancé une cyber attaque contre des serveurs gouvernementaux estoniens et des banques. Le préjudice de ces attaques aurait dépassé les 2 millions d’Euros.

La réaction de l’Union Européenne avait été quelque peu molle. Le seul qui, à mon sens, avait trouvé les mots justes était le Président de la Commission des Affaires Etrangères du Parlement européen, Jacek Sarusz-Wolski : « L’Estonie, en tant qu’Etat indépendant, membre de l’UE et de l’OTAN, a le droit souverain d’estimer son histoire tragique, qui compte quatre années d’occupation nazie, mais également quarante-huit années d’occupation et de terreur soviétiques ». L’OTAN, elle, s’était fortement inquiétée des cyber attaques.  

Car voilà où le bât blesse : c’est que la Russie, qui se considère bien comme héritière de l’U.R.S.S. quand ça l’arrange, refuse de reconnaitre l’occupation des Etats Baltes (entre autres ……), et les crimes qui en sont découlé, et entretient la fiction négationniste qu’ils ont rejoint l’U.R.S.S. de leur plein gré. (Ci-dessous, Molotov, Ribbentrop et Staline se partageant les Etats Baltes)

Ceci dit, on apprend aujourd’hui que la punition économique infligée à l’Estonie par la Russie est efficace, puisque le trafic de transit par voie ferrée entre la Russie et l’Estonie, entre Mai et septembre 2007, a diminué de 41 % par rapport à la même période en 2006.

On notera au passage que, quelques semaines après les troubles de Tallinn, le déplacement d’un monument du même genre à Bauska, en Lettonie, s’était déroulé dans l’indifférence totale. C’est que la Lettonie, au contraire de l’Estonie, a signé son traité frontalier avec la Russie, abandonnant du même coup toute prétention de récupération du territoire d’Abrene (Pytalovo en russe), annexé à la Fédération de Russie par l’Union soviétique le 22 Aout 1944.

Mais les mesures punitives ne sont pas réservées à la seule Estonie. En Lituanie par exemple …… Quelques semaines après la vente de la raffinerie de Mažeikių Nafta par les Polonais à l’été 2006, le pipe line Druzhba, qui alimentait la raffinerie en pétrole brut, avait eu une fuite « malencontreuse ». Personne, jusqu'à présent, n’a pensé à le réparer ! Récemment, le Président lituanien Valdas Adamkus a dit tout haut ce que tout le monde pensait depuis le début : « Ce n’est pas un problème technique, c’est un problème politique. Il n’y a plus besoin de le dissimuler avec de belles phrases diplomatiques ».

Autre coïncidence troublante : le site informatique du Ministère des Affaires Etrangères lituanien a été la cible d’une attaque de pirates (hackers) quelques heures après la fin de la Forum sur l’énergie, le 11 Octobre 2007, forum qui avait été qualifié d’antirusse par le Kremlin. Intéressante analogie avec ce qui s’était passe en Estonie, n’est-ce pas ?

On pourrait également citer l’embargo sur la viande polonaise, sur les eaux minérales géorgiennes ou sur le vin moldave. Ou la construction du gazoduc nord-européen sous la Baltique, au mépris de risques écologiques réels, afin de ne plus payer de droits de transit aux « méchants » Baltes. La Russie a compris qu’il était plus efficace de toucher l’économie de ses anciens féaux récalcitrants, plutôt que de leur envoyer des bombes, ce qui pourrait être au demeurant mal apprécié par l’OTAN.    

Il serait donc temps que l’Union Européenne cesse d’avoir pour Poutine les yeux de Chimène et soutienne « un peu » ses membres qui sont aux prises avec les velléités d’ingérence de ce voisin encombrant.   

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29 octobre 2007

Le Belarus et la peine de mort

 
   
d7813d14be39322f3fddadc0f5df5bea.pngLe Belarus est le seul pays d'Europe qui applique encore la peine de mort, selon un rapport annuel de l'ONU qui sera rendu public lundi à New York.

"En Europe, il n'y a qu'un Etat qui entache l'image de marque de cette zone libre de la peine de mort, et c'est le Belarus, qui a exécuté trois personnes en 2006 et quatre autres en 2005", précise le rapport. Le pays s'est ainsi hissé en 2006 au même rang que la Corée du Nord et que Bahreïn.

Nombre de pays figurant dans le rapport ne fournissent pas à l'ONU de données officielles sur le nombre de peines de mort appliquées, et les comptes-rendus se fondent uniquement sur des informations fournies par des médias, des organisations de défense des droits de l'homme et des proches de personnes exécutées.

"En stricte conformité avec les traditions soviétiques, les sentences capitales restent un secret d'Etat au Belarus. C'est pourquoi le nombre réel de personnes exécutées est sans doute plus élevé", spécifie le rapport annuel des Nations Unies.

Je me rendrai à Minsk, capitale du Belarus, du 23 au 25 Novembre. En touriste, pour la deuxième fois (la première fois était en Avril 2006).

A noter que la dénomination officielle onusienne en français est République de Bélarus (proposée par le gouvernement biélorusse lui-même), adaptation française de la transcription approximative de Рэспубліка Беларусь. En revanche, la Commission nationale de toponymie (française), les ministres français des Affaires étrangères et de l'Éducation nationale et l'Académie française, recommandent l'usage du terme Biélorussie. Comprenne qui pourra !

D’après l’agence de presse russe RIA-Novosti, le 29 Octobre

 

27 octobre 2007

Nuit de samedi à dimanche: l’heure d’hiver

d0f8f3245acaf348773801dda96e4393.jpgDans la nuit du samedi 27 Octobre au dimanche 28 Octobre, l’Union Européenne passera à l’heure d’hiver, tout le monde en même temps. C’est-à-dire que :

                        Ø  A Paris (et en France métropolitaine), à 3 heures du matin dimanche il sera 2 heures ;

                        Ø  A Vilnius (et Helsinki, Tallinn, Riga, Minsk, etc.……) à 4 heures il sera 3 heures.

L’opération, initiée après le choc pétrolier de 1974 a pour but de faire correspondre au mieux les heures d’activités avec les heures d’ensoleillement, afin de limiter l’utilisation de l’éclairage artificiel.

Evidemment, en France, il serait anormal que personne ne rouspète contre cette mesure. Elle serait à l’origine de traumatismes sérieux chez les veaux, vaches, cochons, couvées. Eh oui, imaginez un peu la difficulté pour un canard de savoir s’il va avancer ou reculer l’heure à sa montre ! Déjà que nous, on a déjà du mal à comprendre dans quel sens ça va! (Ci-dessous, dindon manifestant contre l’heure d’hiver).  

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Par exemple, l'association "La Méridienne", qui milite pour le rétablissement de l'heure méridienne, affirme que "l'avancement de l'heure par rapport au système des temps universels coordonnés génère une forte pollution photo oxydante, agressive et préoccupante". Diantre ! "En octobre, les horaires c'est l'horreur! A 6h30, il est en réalité 4h30 dans la nuit et le froid", déplore l'association dans un communiqué.

En Lituanie, où on a l’habitude de la nuit et du froid, on n’est pas tant préoccupés …… Samedi soir, on va reculer sa montre d’une heure et on va aller se prendre une bonne bière (ou peut-être deux. Ou bien trois. Ou même quatre. Ou encore……… Pensez, on a une heure de plus).

Passage à l’heure d’été : le 30 Mars 2008.

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26 octobre 2007

Classement mondial de la liberté de la presse 2007

e6556cc3040968dfae730a561e0a8c07.gifL’organisation « Reporters sans frontières » publie son classement annuel de la liberté de la presse dans 169 pays du monde. La totalité du classement, l’analyse ainsi que la méthodologie peuvent être consultées sur le site www.rsf.org .

Tous les pays membres de l’Union européenne, à l’exception de la Bulgarie (51e) et de la Pologne (56e), figurent dans les cinquante premiers. « Les autorités polonaises refusent de dépénaliser les délits de presse et la justice condamne régulièrement des journalistes à des peines de prison avec sursis ». Peut-être que, suite aux récentes élections législatives, la situation évoluera bientôt.

La Russie (144e) ne progresse pas. « L’assassinat d’Anna Politkovskaïa, en octobre 2006, l’impunité des assassins de journalistes et le manque toujours criant de pluralisme dans les médias, notamment audiovisuels, pèsent lourdement dans le bilan de la situation de la liberté d’expression dans le pays ».

Ci-dessous, un extrait du classement avec notamment les premiers, les derniers, la plupart des Etats de l’Europe du nord-est et quelques Etats emblématiques.

1 – Islande et Norvège

3 – Estonie et Slovaquie

5 – Belgique, Finlande et Suède

12 – Lettonie

20 - Allemagne

23 – Lituanie

24 – Grande-Bretagne

31 – France

48 – Etats-Unis

56 – Pologne

92 – Ukraine

144 – Russie

151 – Belarus

163 – Chine

164 – Birmanie

165 – Cuba

166 - Iran

167 – Turkménistan

168 – Corée du Nord

169 – Erythrée

 

 

Les endroits les plus "dangereux" de Lituanie

740f35e657f2ef11eb3c3bf959a82f77.jpgLe magazine « Veidas », dans son numéro 43 du 25 Octobre, a classé les lieux les plus dangereux de Lituanie, en fonction du nombre d’agressions en tous genres perpétrées pour 100 000 habitants:

Villes les plus dangereuses :

1 – Vilnius

2 – Palanga

3 – Klaipėda

4 – Kalvarija

5 – Pagėgiai

Quartier de Vilnius les plus dangereux :

1 – Senamiestis

2 – Naujamiestis

3 – Žirmūnai

4 – Naujininkai

5 – Šeškinė

Ceci dit, si vous habitez une de ces villes ou un de ces quartiers, inutile de vous précipiter pour déménager ! Il faudrait comparer avec des taux comparables dans d’autres villes européennes, car Vilnius n’est ni le Bronx ni La Courneuve ! Mon jeune colocataire (qui doit s’y connaitre ……) m’a juste dit que les sorties de boites de nuit et les alentours de la gare pouvaient être chauds, notamment la nuit (vous me direz qu’une boite de nuit, le jour ……) en raison du taux d’alcoolémie plus élevé que la moyenne (déjà elle-même élevée !)

On remarquera que les concentrations touristiques estivales semblent attirer les délits (Palanga, Senamiestis). Et que Kalvarija et Pagėgiai sont des villes frontières, respectivement avec la Pologne et la Russie (enclave de Kaliningrad), donc génératrices de trafics en tous genres.

Donc, dormez bonnes gens, les caméras veillent sur vous (au moins à Vilnius).

 

 

 

25 octobre 2007

Le Musée Antanas Mončys à Palanga

166cacd5ecadad76347c21517407cd5e.gifAu hasard d’un surf, j’ai retrouvé l’annonce de la conférence que j’avais faite le 12 Mai dernier à Palanga, au Musée Antanas Mončys. Et j’ai constaté avec amusement et intérêt que mon nom avait été lituanisé.

2007m. gegužės 13 d. 12.00 vyks paskaita “Prancūzai Lietuvoje. Istorinė apžvalga”. Lektorius – patarėjas Lietuvos klausimais ponas Žilis Diutertras (Gilles Dutertre). Paskaita vyks prancūzų kalba A.Mončio namuose-muziejuje. Daugiau informacijos apie lektorių: gillesenlituanie.hautetfort.com

Une occasion de vous inciter à visiter ce musée lors d’un passage à Palanga :

Adresse
16, rue S. Daukanto, Palanga.
Tél
.: (+370 460) 49366, (+370 686) 76668.
l: muzmoncio@is.lt

Accueil des  visiteurs
Le mardi de 12h00 à 17h00
Du mercredi au dimanche de 12h00 à 19h00

Collections du musée

Les collections du musée comprennent des œuvres, objets personnels, outils professionnels, photos, meubles, documents et feuilles de journaux offerts à la Lituanie par le sculpteur Antanas Mončys (1921-1993) entre 1989 et 1992 ou rassemblés par la Fondation A. Mončys.

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Le sculpteur Antanas Mončys

Antanas Mončys est né en 1921. Il termina le lycée des franciscains de Kretinga en 1941.
Il étudia l’architecture entre 1941 et 1943 à l’Université Vytautas le Grand de Kaunas.
Il s’enfuit  en Occident en 1944. Entre 1947 et 1950, il étudia la sculpture à l’Ecole d’Art de Freiburg et obtint son diplôme de sculpteur puis une bourse du gouvernement français pour poursuivre ses études. Il approfondit ses études à Paris, où il fréquenta le célèbre studio d’Osip Zadkin. Là, il s’intéressa à l’art avant-gardiste et il commença à participer à des expositions en 1952. Ses travaux furent exposés en Allemagne, en France, en Italie, aux Etats-Unis et en Australie. Il a enrichi de nombreuses collections privées et de musées des pays d’Europe occidentale. Le sculpteur est mort en 1993.

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Konstitucijos diena

4d612d372d6e70cf1e884c1cef7d3fff.jpgLe 25 Octobre est le jour de la Constitution en Lituanie. Il commémore l’approbation de la nouvelle Constitution, par voie référendaire, le 25 Octobre 1992.

La première Constitution démocratique lituanienne fut adoptée en Aout 1922 mais, en Décembre 1926, Antanas Smetona instaura un régime autoritaire jusqu’en 1940.  

En 1940, la Lituanie fut occupée par les Soviétiques en vertu du pacte Molotov – Ribbentrop du 23 Aout 1939. En Mars 1990, un nouveau Parlement pro-indépendantiste proclame le retour à l’indépendance et élit Vytautas Landsbergis comme Président de fait de la Lituanie. Le pays est alors le premier de l’U.R.S.S. à proclamer son indépendance. Mais il faudra attendre l’échec du putsch de Moscou d’Aout 1991 pour que celle-ci soit reconnue, après une ultime intervention militaire soviétique en Janvier 1991.  

Dès son indépendance, la Lituanie opte pour une version modifiée de la constitution sovietique, en attendant que soit ratifiée, par referendum le 25 Octobre 1992, la nouvelle Constitution instaurant une République parlementaire.

Le pouvoir législatif repose sur la Seimas, Parlement monocaméral de 141 députés, élus pour 4 ans, en un seul tour. 71 députés sont élus dans des circonscriptions électorales, alors que 70 autres sont élus à la proportionnelle avec un scrutin national de liste, avec un seuil de 5 %. Tous les citoyens lituaniens âgés de 18 ans et plus peuvent voter.

Le pouvoir exécutif est exercé par le Conseil des Ministres, dirigé par le Premier ministre, désigné par le Président et approuvé par la Seimas. Le Président est élu au suffrage universel direct pour 5 ans, et ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs.

Le pouvoir judiciaire repose sur un système à deux niveaux, les tribunaux administratifs (régionaux) et les tribunaux de district. La plus haute instante est la Cour suprême, dont les juges sont nommés par la Seimas. Il existe également une Cour d’appel dont les juges sont désignés par le Président. Enfin, la Cour constitutionnelle est compétente pour effectuer a posteriori un contrôle de constitutionnalité et vérifier que les actes du Président de la République ne sont pas contraires à la Constitution et aux lois.

24 octobre 2007

24 Octobre 1795: troisième partage de la Pologne

337b90cf1d76d7bc28169ced930850a2.jpgOn parle souvent des trois partages de la Pologne au XVIIIème siècle, en passant sous silence qu’il s’agissait bien de la République des deux Nations, polonaise et lituanienne (en polonais Rzeczpospolita Obojga Narodów, en lituanien  Abiejų tautų respublika), république fédérale aristocratique formée en 1569 (Union de Lublin).  

La Pologne-Lituanie était restée un état assez puissant jusqu'au XVIIème siècle. Mais une cause d'affaiblissement de la monarchie intervint dès 1572 : la lignée des Jagellon (Jogailačiai) s'interrompit et la couronne devint élective. Le système politique de la République était caractérisé par un pouvoir monarchique, encadré par une législation et une diète (Sejm) contrôlée par la noblesse (szlachta).

La Rzeczpospolita devint alors le « terrain » de jeu des grandes puissances européennes.  Les puissances extérieures interviennent à chaque succession pour faire désigner sur le trône de Pologne le candidat de leur choix : la guerre dite de la Succession de Pologne (1733-1738) montre bien que le pays n'est plus réellement libre de son destin. En 1772, la Prusse, la Russie et l'Autriche se concertent pour procéder à un premier partage de la Pologne : l'Etat polono-lituanien se trouve amputé de près de 30% de son territoire et de 40% de sa population.

En 1793, à la suite d'une intervention militaire russe, une deuxième division ne bénéficie qu'à la Prusse et à la Russie : la Pologne-Lituanie est alors réduite à un petit territoire de 210 000 km2, peuplé de 4 millions d'habitants. Dans ce second partage, la Prusse se saisit de Gdansk, de Torun et de la Grande Pologne (Posnanie). La Russie s'empara de la Russie Blanche de Minsk, de la plus grande partie de la Lituanie, de la Polésie, de la Volhynie et de la Podolie.  

L'échec de la révolte de Tadeusz Kosciuszko (ci-dessus, qui était Lituanien) aboutit en 1795 à un troisième partage, qui consacre la disparition définitive de la Pologne. Kosciuszko fut en effet vaincu par les Russes à la bataille de Maciejowice (10 octobre 1794) et l'insurrection fut écrasée dans le sang. Un troisième partage anéantit alors ce qui restait encore de la Pologne-Lituanie : la Prusse prit la Pologne centrale (Mazovie) avec Varsovie et les territoires à l'ouest du Niémen; la Russie annexa la Courlande, le reste de la Lituanie et la région située à l'est du Niémen et du Boug. L'Autriche s'empara de tout le reste (Pologne méridionale avec Cracovie et Lublin).

Un ultime traité conclu le 28 janvier 1797 affirme « la nécessité d’abolir tout ce qui peut rappeler le souvenir de l’existence du royaume de Pologne, dont la dénomination demeurera dès à présent et pour toujours supprimée ». L’État polono-lituanien est rayé de la carte de l’Europe mais le peuple polonais demeure et, encouragé par les succès de la Révolution française, il aspire toujours à la liberté.

Les guerres de Napoléon rendirent un certain espoir aux Polonais, qui purent recréer un "grand duché de Varsovie" après le traité de Tilsit en 1807. La Lituanie, elle, dut attendre Juin 1812 et l’attaque de Napoléon contre la Russie. Cet espoir lituanien de retour à l’indépendance fut rapidement déçu. Le Congrès de Vienne en 1815 procéda à un quatrième partage de la Pologne, qui réduisit la part de la Prusse au bénéfice de la Russie et créa en Pologne centrale, autour de Varsovie, un "royaume de Pologne" qui n'avait aucune indépendance réelle, puisqu'il était uni à la Russie.

 

 

 

23 octobre 2007

Informations économiques

960fa076c44a082b601021b60212ea97.jpgLidl vend ses terrains

Le « discounter » allemand Lidl a déclaré avoir vendu les 2/3 des terrains (18 sur 28) qu’il avait achetés en Lituanie. La chaine allemande a abandonné ses plans d’ouvrir des supermarchés dans la région, déclarant que les conditions du marché n’étaient pas favorables. Il faut dire qu’entre VP Market/Maxima, Iki, Rimi, Norfa et j’en passe, il ne doit pas rester beaucoup de place !

Lidl a également vendu 12 des 13 terrains achetés en Lettonie.

 

Lukoil intéressé par Mažeikių Nafta

Le géant pétrolier russe Lukoil s’est dit très motivé pour acheter des « capacités de raffinage » en Europe du nord-ouest ou en Lituanie (comprendre : l’unique raffinerie des Etats Baltes, Mažeikių Nafta), d’après un officiel de la compagnie qui a requis l’anonymat.

Le monopole russe des pipelines, Transneft, a annoncé que le pipeline Druzhba, qui a interrompu ses livraisons à l’été 2006 à cause d’une fuite, ne reprendrait sans doute pas ses livraisons de pétrole brut à la Lituanie. Et le problème est que Mažeikių Nafta n’est apparemment pas à vendre. Mais le gouvernement lituanien a toujours pensé que cette fuite était politique, motivée par l’achat de la raffinerie par le polonais PKN Orlen. Comme le pétrole est obligé d’être acheminé par voie maritime, il est donc plus cher, et la raffinerie se déprécie. Il n’est donc pas impossible que les Russes essayent de racheter la raffinerie à bas prix, avant que le pétrole ne se remette miraculeusement à couler à flots !  

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Par Alexandre le 19 Octobre:

« Le gouvernement Kirkilas a confirmé que la baisse d'impôt sur le revenu prévue de longue date prendra effet le 01 janvier 2008. Pour information, l'emploi salarié en Lituanie est soumis à un impôt sur le revenu prélevé à la source et avec un taux fixe de 27% actuellement, puis de 24% au 01 janvier 2008.

Par ailleurs, conscient du danger que représentent les derniers chiffres d'inflation connus en Lettonie (11% en septembre ; les économistes parlent de 14% pour la fin de l'année) et en Lituanie (7% en septembre pour un pays qui se limitait aux alentours de 4%), le premier ministre Kirkilas a annoncé la mise en place très prochaine d'un plan anti-inflation essentiellement composé de mesures fiscales. »

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