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29 août 2007
EuroBasket07
Je pense qu’en France vous êtes bien au courant qu’il y a la Coupe du Monde de Rugby à partir du 8 Septembre. Mais, en Lituanie, l’événement risque de passer inaperçu car il y a en même temps les Championnats d’Europe de Basket, EuroBasket07, en Espagne. La première étape aura lieu du 3 au 5 Septembre et la Lituanie est dans le groupe C avec la Turquie, l’Allemagne et la République Tchèque. Trois équipes sur les quatre dans chaque groupe seront qualifiées pour le tour suivant. Le programme des matches concernant la Lituanie (heures de Vilnius):
· 3 Septembre 21H30 Turquie – Lituanie
· 4 Septembre 19H00 Lituanie – République Tchèque
· 5 Septembre 19H00 Lituanie – Allemagne
La deuxième étape aura lieu du 7 au 12 Septembre. Les 12 équipes qualifiées seront reparties en 2 nouveaux groupes d’où il ressortira de chacun 4 équipes. Pour la suite …… eh bien, on verra comment la Lituanie se comporte !
La Lituanie a été championne d’Europe en 1937 (contre l’Italie), 1939 (contre la Lettonie) et en 2003 (contre l’Espagne), et encore deuxième en 1995. Rappelons-nous toutefois que, pendant 50 ans d’occupation soviétique, la Lituanie n’a pas eu sa propre équipe, mais que des vedettes comme Sabonis ou Marčiulionis ont fait le bonheur de l’équipe d’U.R.S.S.. Pour l’anecdote, en 1939, la Lituanie avait au cours du tournoi battu la Finlande par 112 à 9 !
La France, elle, n’a jamais été championne d’Europe. Sa meilleure place a été deuxième en 1949. Elle est cette année dans le groupe D avec la Slovénie, l’Italie et la Pologne.
Vamos Lietuva !
07:53 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 août 2007
1er Septembre: journee sans (vente d') alcool en Lituanie
La nouvelle était passée inaperçue lorsque la loi avait été votée en Juin : ce samedi 1er Septembre 2007, il sera interdit de vendre des boissons alcoolisées en Lituanie ! Le but officiel est que les étudiants ne s’enivrent pas à fêter le début de l’année académique ! Le Président Valdas Adamkus a déclaré hier lundi 27 Aout qu’il regrettait de ne pas avoir opposé son veto à cette loi, estimant qu’elle faisait apparaitre la Lituanie comme « ridicule ». Il a ajouté ironiquement et fort justement : « Les jeunes gens peuvent faire des stocks d’alcool le 31 Aout, de quoi tenir plusieurs jours » ! Il est clair en effet que cet embargo d’une journée ne résoudra pas le problème de l’alcoolisme en Lituanie et son corolaire, les accidents de la route, domaines dans lesquels le pays truste les premières places dans l’Union Européenne.
Il n’en reste pas moins que les affichettes annonçant cette mesure fleurissent dans les supermarchés (mais aussi certainement dans les bars). Et gageons que les ventes du vendredi 31 Aout vont atteindre des sommets. NB : le 1er Septembre est aussi la Saint Gilles ; pas sympa cette mesure !......
06:10 Publié dans Vie quotidienne sans importance | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le gazoduc nord-europeen cherche sa route
Depuis qu’il a été lancé, le projet germano-russe de gazoduc nord-européen (NEG) sous-marin, devant relier Saint Petersbourg au port allemand de Greifswald, fait des vagues …… dans la Baltique. Tout d’abord, le fait que le projet ait été signé, conjointement avec Vladimir Poutine, par l’ex-chancelier allemand Gerhard Schroeder quelques jours avant qu’il ne quitte la chancellerie et quelques jours + 1 avant qu’il ne prenne la direction du dit-projet, avait quelque peu gêné outre-Rhin.
Le but de Moscou est de réduire sa dépendance vis-à-vis des pays de transit, notamment l’Ukraine, le Belarus et la Pologne, toujours prompts à brandir la menace de fermer les vannes quand la Russie menace, elle, d’augmenter ses prix. Mais, ce gazoduc réduirait, voire supprimerait, les redevances que la Russie paye aux pays de transit, notamment aux Etats Baltes. Or c’est un euphémisme de dire que les rapports entre la Russie et les Etats Baltes ne sont pas au beau fixe ; donc tout ce qui embête les Baltes est pain béni !
Ces pays, largement appuyés par les Scandinaves, opposent eux l'argument écologique. Car le gazoduc nord-européen, doit sillonner une zone de la Baltique où des milliers d'armes chimiques ont été déversées après la seconde guerre mondiale, et les risques d'explosions et de pollution chimique ne peuvent pas être entièrement écartés. Long de 1200 kilomètres, le NEG sera le plus important d'Europe, mais ce projet, avant tout germano-russe, place l'Union Européenne en porte à faux avec quatre de ses pays-membres, une situation politiquement très sensible.
Devant la pression internationale, l’entreprise d’Etat russe Gazprom a décidé ce 21 Aout de modifier le tracé du NEG pour éviter les zones à risque, le rallongeant ainsi de 8 km, et rallongeant du même coup la facture de quelques milliards d’Euros.
Il n’en reste pas moins qu’avec le NEG l’Union Européenne va devenir encore un peu plus dépendante de la Russie, ce qui va à l’encontre de ses déclarations officielles récentes sur la diversification de ses sources d’approvisionnement, aussi bien en terme de provenance géographique que de type d’énergie. En outre, l’UE apparait, au moins dans cette partie est de l’Europe, une fois de plus comme jouant contre son propre camp. Ne serait-il pas bon, une bonne fois pour toute, de décider d’une véritable politique de l’énergie à long terme ?
Voir aussi l’article, avec cartes a l’appui, de mes jeunes camarades de « Nouvelle Europe » :
http://www.nouvelle-europe.eu/index.php?option=com_conten...
05:41 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26 août 2007
Vilnius: le cimetiere (juif) de la discorde?
La construction d’appartements de luxe face à la colline de Gediminas met la communauté juive de Vilnius en colère. C’est que, d’après elle, le site est celui d’un ancien cimetière juif. Et il n’en faut pas plus pour que réapparaissent les vieilles accusations d’antisémitisme contre la Lituanie et les Lituaniens. Avant la seconde guerre mondiale, Vilnius était appelée la Jérusalem de Lituanie, environ 40% de sa population étant juive. Celle-ci a été en grande partie exterminée par les nazis, et les survivants ont émigré en Israël pendant la période soviétique. Aujourd’hui, il est dit que, là où se construisent les « appartements du roi Mindaugas », était le site du cimetière juif de Šnipiškės, vieux de 600 ans, où avait été enterre en 1797 l’érudit juif le plus célèbre de Lituanie, le Gaon de Vilna, Elijah ben Shlomo Zalman. Le cimetière avait été fermé par les autorités tsaristes en 1831. Dans les années 50, les autorités soviétiques avaient construit dessus un stade et une salle de concert.
Des rabbins du monde entier se sont emparés du problème. Les Juifs disent que le lieu est toujours sacré. Une manifestation de Juifs orthodoxes a eu lieu devant les institutions européennes à Bruxelles. L’Ambassadeur des Etats-Unis en Lituanie a déclaré qu’il n’est pas normal de construire sur des cimetières. Il est vrai que même la candidate à la présidence U.S., Hillary Clinton, a envoyé une lettre !
Sous la pression internationale, le gouvernement lituanien a décidé de la création d’un groupe de travail. Mais aucune conclusion n’est attendue avant la fin de l’année.
Les promoteurs, eux, rejettent l’idée qu’ils sont en train de travailler sur le site d’un cimetière et déclarent « C’est un scandale artificiel. Il y a seulement des suppositions qu’il y avait là un cimetière ». Le chef de chantier ajoute que seuls des ossements d’animaux ont été retrouvés, et non des ossements humains.
En attendant, les travaux continuent. Il est vrai qu’à 4 000 € le m2, on voit mal les promoteurs arrêter d’eux-mêmes la construction d’appartements qui vont se vendre aux alentours du million de Litas (290 000 €). De plus, c’est un euphémisme de dire que l’appel à suspendre les travaux a trouvé peu d’écho dans le public. Le quotidien Lietuvos Rytas a d’ailleurs écrit : « Admettons qu’il y avait la un cimetière. Et alors ? Toutes les villes doivent inévitablement se développer sur d’anciens cimetières, et il n’y a pas de différence entre ceux qui sont enterrés là ». On peut effectivement penser aux 2 600 soldats de l’armée napoléonienne exhumés en 2001 – 2002 sur le site d’un centre commercial, partie des 40 000 présumés morts en 1812 à Vilnius, et qui avaient été reinhumés au cimetière d’Antakalnis en 2003.
En tout état de cause, affaire à suivre.
06:05 Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
26 Aout 1346: bataille de Crecy
Tout de suite, je vois votre air interrogateur! Quel rapport y a-t-il entre la bataille de Crécy et la Lituanie ? Eh bien si, il y en a un, tenu certes, et il s’appelle Jean de Luxembourg et Guillaume de Machaut. Né probablement dans la région de Reims vers 1300, Guillaume de Machaut est une figure majeure du XIVème siècle français dans le domaine des lettres comme dans celui de la musique. Il peut être considéré historiquement comme le premier grand compositeur français et comme l’un des plus grands poètes de son temps.
Mais à l’âge de 23 ans, il entre au service de Jean 1er de Luxembourg (1296 – 1346), roi de Bohème, lui-même à demi Français par son éducation à la cour de France, dont il sera le secrétaire de 1323 à 1346. Avec lui, il acquiert l’amour de la fauconnerie, de la chevalerie et des aventures. Car, en butte à l’hostilité de la noblesse tchèque, dont il fut élu roi à l’âge de 14 ans, Jean de Bohème abandonne à celle-ci l’administration du royaume et préfère passer sa vie à parcourir l’Europe, vie fastueuse et aventureuse. Jean 1er reste pour Guillaume le modèle idéal du chevalier large et généreux, hardi et vaillant, symbole des valeurs anciennes, dont le poète déplore le déclin (déjà !). Nombre des œuvres de Guillaume de Machaut, comme Le jugement du roi de Bohême, sont dédiées à son protecteur.
En 1337 Jean de Luxembourg et Guillaume de Machaut sont en Lituanie, aux côtés des Chevaliers Teutoniques. Dans ses œuvres, Guillaume de Machaut mentionne plusieurs fois la Lituanie et évoque ses impressions de la campagne hivernale contre les Lituaniens païens « par les glaces en Letoe ». C’est d’ailleurs en Lituanie que Jean de Luxembourg contracte une sorte d’inflammation oculaire, probablement due aux fièvres des marais. Le médecin consulté, lui aussi français, ne fait qu’aggraver le mal et le Roi en colère ordonne de le noyer.
En 1340, Jean de Luxembourg est opéré par les meilleurs médecins à Montpellier et devient …… complètement aveugle. Ce qui ne l’empêche pas de continuer à combattre. En 1346, il vient ainsi aider le Roi de France Philippe VI, avec qui il avait grandi, contre le Roi d’Angleterre Edouard III qui, en débarquant le 12 Juillet en Normandie à la tête de 15 000 hommes, menace Paris. Jean de Luxembourg sera tué à la bataille de Crécy le 26 Août 1346 en chargeant les Anglais à la tête des chevaliers de Bohême, dont les chevaux avaient été attachés entre eux pour permettre au roi de garder la cohésion avec eux. Des cinquante chevaliers qui suivirent le roi, aucun ne revint. Cette charge aveugle, irraisonnée, exemple même d’un suicide pour l’honneur, symbolise la quintessence de l’esprit chevaleresque.
Guillaume de Machaut, chanoine de Reims depuis 1333, grâce à l’intercession du « bon roi de Bohême » auprès du pape Jean XXII, ne se consacrera plus alors principalement qu’à son œuvre poétique et musicale. Toutefois célèbre et très demandé, il n’aura aucun mal à trouver des « protecteurs », et tout d’abord Bonne de Luxembourg, fille de Jean 1er, épouse du futur roi de France Jean le Bon. Il sera reconnu dans toute l’Europe comme un « poète », terme réutilisé pour lui pour la première fois depuis les auteurs de l’Antiquité. Mais il fut donc aussi le premier « touriste » français connu à visiter la Lituanie. Machaut survécut à la peste noire qui dévasta l’Europe et vécut ses dernières années dans sa maison à Reims où il s’éteignit en 1377.
05:08 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21 août 2007
21 Aout 1991: echec du putsch de Moscou
Pour la majorité des opinions publiques à l’ouest, l’Union Soviétique s’est arrêtée à la chute du mur de Berlin. Il n’en est bien sûr rien. Depuis 1985, année de sa nomination au poste de secrétaire général du parti communiste d’union soviétique, Mikhaïl Gorbatchev essayait de reformer le système de l’intérieur. Mais la réforme libéra des mouvements auxquels Gorbatchev ne s’attendait pas, notamment de la part des non Russes de l’Union soviétique. Les Etats baltes avaient même déjà proclamé la restauration de leur indépendance (11 Mars 1990 pour la Lituanie).
Après des négociations, un traité devait être signé le 20 Aout 1991. Bien qu’il fût destiné à sauver l’Union, les tenants de la ligne dure craignaient qu’il n’encourage certaines républiques, notamment les Baltes, à exiger une indépendance complète. Le 19 Aout, un jour avant la signature du nouveau traité de l’Union, un groupe se faisant appeler le Comité d’Etat pour l’état d’urgence essaya de prendre le pouvoir à Moscou, annonçant que Gorbatchev était malade (il était en fait en vacances en Crimée) et qu’il avait été soulagé de son poste de président.
Ce coup d'État provoque très rapidement une résistance. Appuyés par des forces spéciales, les conservateurs tentent en vain de venir à bout de Boris Elstine, alors Président de la Russie, qui appelle à la grève générale. Bien qu'on ne compte que quelques morts, ce coup d'État avorté - qui prendra fin le 21 août par un refus des militaires d'attaquer les manifestants - aura des conséquences majeures. Aux yeux de plusieurs, Gorbatchev semble dorénavant incapable de contrôler les différentes factions de son propre parti : il promettra une purge contre les conservateurs puis démissionnera de son poste de Secrétaire général.
En Septembre, l’U.R.S.S. reconnait l’indépendance de l’Estonie, de la Lettonie et de la Lituanie. Le 8 Décembre 1991, les dirigeants de la Russie, du Belarus et de l’Ukraine se rencontrent à Minsk pour annuler le traité de 1922 qui avait établi l’Union soviétique et créer la C.E.I. (Communauté des Etats Indépendants).
A noter que, dès l’annonce du putsch, le président américain, George Bush père, l’avait condamné fermement et avait apporté son soutien au président de la Russie, Boris Eltsine. La Grande-Bretagne s’était, bien sûr, alignée sur Washington. Le chancelier allemand, Helmut Kohl, avait apporté son soutien à Gorbatchev. Quant au président français, François Mitterrand, il avait déclaré dans un premier temps vouloir attendre les intentions des « nouveaux dirigeants » soviétiques reconnaissant de facto le gouvernement issu du putsch. Cette attitude a été expliquée par un souci d'apaisement et par celui de préserver la sécurité de Mikhaïl Gorbatchev. Cependant, dans ses mémoires, Gorbatchev remarquera amèrement : « De Foros [en Crimée, où il est retenu] j’ai eu une conversation avec le président Bush. François Mitterrand devait m’appeler, il ne l’a pas fait ».
07:19 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20 août 2007
Problemes d'energie: a l'est du nouveau!
Les 13 et 14 Aout 2007, le Président lituanien, Valdas Adamkus, et son homologue ukrainien, Viktor Yushchenko, se sont rencontrés en Crimée. Un des sujets les plus importants abordé au cours des discussions entre les deux chefs d’Etats a été celui de l’énergie.
Aujourd’hui, l’Europe est largement dépendante de la Russie pour son énergie, notamment en ce qui concerne le gaz. 80 % du gaz destiné à l’Europe transite par l’Ukraine. La Russie avait fermé les vannes en Janvier 2006, jusqu'à ce que l’Ukraine accepte de payer le double pour son gaz. Le même problème s’est récemment posé avec le Belarus par où transite 20 % du gaz à destination de l’Europe.
En ce qui concerne le pétrole brut, il était acheminé de Russie par trois ports sur la Baltique : Ventspils en Lettonie, Butinge en Lituanie et Primorsk en Russie. « Etait », car la Russie a cessé unilatéralement ses livraisons à la Lettonie en 2003, et le pipeline Druzhba vers la Lituanie a eu une fuite « malencontreuse » il y a un an, peu de temps après que la raffinerie de Mažeikių Nafta ait été rachetée par les Polonais de PKN Orlen.
Pour éviter cette dépendance, les deux chefs d’Etat ont étudié un certain nombre de possibilités, comme la construction d’un corridor énergétique à travers l’Ukraine, reliant les pays producteurs de la Caspienne à la Lituanie, en évitant la Russie.
Le président Adamkus a, quant à lui, déclaré qu’il était prêt à inclure l’Ukraine dans le projet de centrale nucléaire, prévu de voir le jour en 2015, aux côtés des trois Etats baltes et de la Pologne. Car rappelons que la centrale nucléaire actuelle d’Ignalina devra arrêter sa production en 2009, sur ordre de la Commission Européenne.
A son retour, le président lituanien a téléphoné à son homologue kazakh, Nursultan Nazarbaev, qui, lui aussi, projette de construire un pipeline vers l’Europe.
Certains en Lituanie prônent de mettre plus l’accent sur les énergies renouvelables. La Lituanie a promis que la part d’électricité provenant d’énergie renouvelable atteindrait 12% en 2010. Mais au prix de combien d’éoliennes qui vont détruire le paysage, comme c’est déjà le cas dans l’arrière pays de Palanga ?
Un sommet sur l’énergie se tiendra à Vilnius les 10 et 11 Octobre 2007, une occasion de mettre sur la table tous ces projets.

10:25 Publié dans Vaste Europe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Nager pour sauver la Baltique
L’ancien triathlète lituanien, Vidmantas Urbonas, 49 ans, champion du monde 1998 d’ultra triathlon, a entrepris ce dimanche 19 Aout d’achever la traversée de la mer Baltique qu’il avait dû abandonner il y a trois semaines à 90 km de l’arrivée, en raison du mauvais temps. Cette fois, il projette de nager sur les 145 km qui séparent le port de Povilosta, sur la côte lettonne, de l’ile suédoise de Gotland.
Le but de cette traversée est d’attirer l'attention sur les problèmes environnementaux dans la Baltique, l'une des mers les plus polluées au monde selon les scientifiques.
Vendredi, c’était le parti conservateur estonien qui, en présence de délégués lettons, lituaniens et finlandais, avait appelé l'Union européenne à faire pression sur l'Allemagne pour que celle-ci renonce à l'idée de construire un Gazoduc nord-européen (GNE) la reliant à la Russie sous la mer Baltique. Construit par le russe Gazprom, en collaboration avec les groupes allemands BASF et E.ON, le Gazoduc nord-européen doit passer sous la mer Baltique entre la baie de Portovaïa, près de Vyborg (Russie), et le port de Greifswald (Allemagne).
Une source lituanienne, qu’on me permettra de ne pas révéler, me disait récemment que, autant les Allemands étaient transparents, autant il n’était pas dans la nature des Russes de l’être. Or, les Lituaniens sont très inquiets de la présence, sur le fond de la Baltique, de fûts contenant des gaz chimiques datant de l’une des eux guerres mondiales. La Baltique n’avait effectivement pas besoin de ça !
09:15 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Connaissez-vous Oscar Milosz?
A la suite de mes amis du blog des Cahiers Lituaniens (http://lituanie-culture.blogspot.com), j’appelle votre attention sur le nouveau site de l’association des amis d’Oscar Milosz. Oscar Vladislas de Lubicz Milosz est né le 28 Mai 1877 en Biélorussie actuelle, partie du Grand-duché de Lituanie alors sous domination russe. Parlera-t-il le polonais de ses parents et de son précepteur ? Le russe, langue du pays ? Le français de sa gouvernante alsacienne ? Le yiddish de sa mère juive ? Le lituanien de la classe paysanne ?
Son père choisit pour lui en s’installant à Paris en 1889. Il sera un poète, dramaturge et romancier lituanien de langue française. Il est l’exemple même de la diversité de l’Etat lituanien, même encore aujourd’hui, où les communautarismes ne doivent pas avoir de place si l’on veut qu’il subsiste.
Oscar Milosz devient même en 1919 le premier représentant de la Lituanie à Paris. Il décèdera le 2 Mars 1939 à Fontainebleau où il est enterré. Il ne doit pas être confondu avec son cousin, Czeslaw Milosz, prix Nobel de littérature en 1980.
Pour plus de détails : www.amisdemilosz.org
08:54 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16 août 2007
Napoleon et le 15 Aout
Le 15 Aout 1769, Napoléon Bonaparte naît à Ajaccio en Corse, un an après l’achat par la France de l'île à Gênes (1768). Le 15 Aout 1812, sur instruction du chef de la municipalité de Vilnius, Mykolas Römeris (1778 – 1853), la place qui se trouve devant l’actuel palais présidentiel (place Daukantas), jadis palais épiscopal où l’empereur avait logé pendant 19 jours, du 28 Juin au 18 Juillet 1812, la place donc reçoit le nom de Napoléon 1er.
Aujourd’hui, si l’on regarde un calendrier lituanien, on s’aperçoit que le 15 Aout on fête les Sigita, Rugilė, Vydenė, Visvilas et …… Napoleonas. Comme quoi les Lituaniens n’ont finalement pas un mauvais souvenir de celui qui, contrairement à leurs espoirs, ne leur a pas redonné l’indépendance et dont les troupes avaient rendu le pays exsangue après moins de 6 mois de présence (24 Juin – 10 Décembre 1812).
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